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Nob

Sainteté d'avoir égard à la disposition 1302.

des affaires présentes; de ne pas exposerla.
France à un Schisme ; de ne pas rompre
l'ancienne union entre le faint Siege of
l'Eglise Gallicane , & de révoquer la
citation que con Nonce leur avoit faite

de fa part. i
Lettre de la La Noblesse de son côté écrivit dans
Cardinaux.

aux le même tems au sortir de la même

Assemblée, non pas au Pape, mais au
College des Cardinaux, auquel elle
envoya des Députez à part. Sa Lettre
étoit conforme à celle du Clergé, en
ce qui concernoit les déliberations pri-

ses dans l'Assemblée des Etats. Mais
Vigor , Ri- on y parloit des entreprises de Boni.
cher, Bul.
læus. P. 22. 1a

. face avec un peu moins de ménagePreuves, ment. On y renouvelloit tous les reP. 60.

proches faits à Sa Sainteté par le Roi ou son Procureur General ; & l'on s'y plaignoit de plus de ce que le Pape abolissoit les Patronages laïcs , & faisoit perdre à la Noblesse un droit qui lui avoit été acquis & transporté par les Fondateurs ou les Bienfaiteurs des Eglises. Les Cardinaux étoient priez de remedier promptement à ces incon

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veniens & aux autres desordres que la conduite de Boniface causoit dans la 1302. France, afin que l'on pût penser férieusement au voyage d'outre-mer. Il n'y eut que les premiers Princes & les Seigneurs, qui au nom de toute la Noblesse firent sceller la Lettre de leur sceau, au nombre de plus de trente, dont les principaux étoient Louis Comte d'Evreux, fils du Roi Phi. lippe, Robert II. Comte d’Artois , Prince du Sang ; les Ducs de Bourgogne, de Bretagne & de Lorraine ; les Comtes de Hainault & de Hollande, de Luxembourg, de Saint-Pol, de Dreux, de la Marche, de Boulogne, de Nevers, &c. . Le Tiers-Erat députa pareillement

XVI. à Rome. Il écrivit aussi le même jour

Pouvoir des

u Laïcs en Fran. au College des Cardinaux, en des ce en faveur

du Clergé. terines presque semblables à la Lettre de la Noblesse. Il traita le Pape avec aussi peu de ménagement dans les plaintes qu'il faisoit de Sa Sainteté, qu'il désignoit seulement par un circuit de mots au lieu de l'appeller par son nom. Sa lettre étoit lignée

non du Tiers-Etat, mais au nom des 1302.

Maires, Echevins, Jurats, Consuls,
Universitez , Communes & Commu-
nautez des Villes du Royaume de
France, La tenue de cette Assemblée
& les deux Lettres de la Noblesse &
du Tiers-Etat , suffisent pour faire
voir que les Laïcs ausfi-bien que les
Ecclefiaftiques, ont toujours eu droit
en France de déliberer sur tout ce qui
concerne la police ecclesiastique, pour
empêcher les innovations & les abus:

& que l'usage du Royaume est que la Marca : 1.6. Noblesse & le peuple puissent agir Concordia. * pour mettre le Clergé à couvert des

entreprises de la Cour de Rome.

D'ailleurs la Lettre du Clergé au Pape fait juger que l'Etat Ecclesiasti. que en France conservoit coujours sa premiere fermeté. Il voyoit que la necellité où il étoit de demeurer tou. jours uni aux deux autres Etats de la noblesse & du peuple dans le Royau. me, faisoit impression sur les esprits à la Cour de Rome, & il se servoit heureusement de cette vûe pour s'opposer à l'execucion des desirs. d'un Pape

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corruptilole

6.8°, c'eft

ambitieux, & pour montrer l'obligation qu'avoient tous les Ecclesiastiques 1302. de défendre les franchises & les libertez du Royaume, & de s'attacher aux interêts du Prince legitime, comme fes sujets. Ce qui rendoit le Clergé Richet. exempt de la corruption & de l'esclavage, c'est qu'il n'y avoit pas d'Emisfaires de la Cour de Rome mêlez dans fon Corps pour sacrifier les interêts de l'Eglise Gallicane & de nos Rois à ceux des Ultramontains. Ce n'est pas qu'il ne se trouvât bien 'des Cardinaux François dès ce tems-là, mais ils é. toient membres du Clergé de Rome, résidans ordinairement auprès du Pac pe , & non en France ; & ils n'avoient aucun rang près de nos Rois, à moins qu'ils ne fussent revêtus de la qualité de Legats ou de Nonces. Les autres Ministres ou Officiers Ecclesiastiques du Pape, qui étoient en France, n'avoient ni seances dans les Assemblées, ni voix dans les déliberations du Clergé du Royaume. : Pendant qu'on attendoir les Répon- Nouvelle ses de Rome aux Lettres du Clergé, de la Noblesse & du Tiers-Etat, le Roi se & iacere convoqua une nouvelle Assemblée des tabaco.

eu.

duirent entendrencé, pults ou la

Trois Etats de son Royaume, souhai.
tant que les Seigneurs qui devoient
aller à l'armée de Flandre, ou la guerre
avoit recommencé, pullent avant leur
départ entendre ce qu'on avoit à pro.
duire de nouveau contre le Pape.

L'Assemblée se tint le 24. de Juin jour
Annal. Des de la naissance de saint Jean-Baptiste,
minic. Colma. dans le Jardin du Palais Royal ; & l'on
rien finn.

"Vvallin- ne doit pas douter de sa tenue, s'il est
gham, "pod. certain que Pierre Flotte le Garde des
Neuftr.
Felix Olius, Sceaux s'y trouva, & s'il y fit encore
p. 58.

la fonction d'accusateur contre le Pa-
Richer , l. 10.

pe. Sans cette circonstance on-auroit
lieu de croire que les Auteurs auroient
pris cette Assemblée pour celle de l'an-
née suivante, qui se tint le 13. jour de
Juin, tems auquel Flotte n'étoit plus
au monde. Nous ne voyons pas quel-
les furent les déliberations de cette
Assemblée du 24 Juin 1302. Mais nous
voyons que tous les Auteurs qui en
parlent lui attribuent celles qui furene
prises dans l'Assemblée du 13 Juin 1303.
& qu'ils donnent à Pierre Flotte, Guil-
laume de Nogarer, & Guillaume du
Plessis, Seigneur de Vezenobre, pour
compagnons dans ses accusations. C'est
ce qui nous doit rendre cette Assein-

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