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Le DOCTEUR.

Comment! vous me la laiflez! elle «ft à moi.

?-'. ARLEQUIN

Vraiment, fi elle n'était pas à vousy je ne vous la Iaiflerais pas.. -. Je laifle foixante-cinq arpens de drap à toute ma famille pour porter mon deuiL-,

Le DOCTEUR..

Vous vous trompez. Ok.ne mena* pas le drap à l'arpent..

ARLEQUIN.

Morbleu, vous m'interrompez tou* jours mal-à propos. Il me femble que l'on peut mefurerfon bien de la maniere que l'on- veut...... Je laifle toutes mes

vieilles nipes à la fripiere ma voiGne..

T A R T A G LI A, répétant,.

Tqu, tou, toutes mçs vieilles tri,, tri., trjpest à la tri, tri, tripiere ma voifioe.

,, ARLEQUIN.

Ohimé ! Ce Notaire-là n'en psut plus. Allez-en promptetnentcherchee un autre, pour recevoir le teftament de celui-ci : il faudrait lui. donner unemédecine pareille à la mienne , p0<Klui faire évacuer les paroles qui ne psu>. vent fortir.... Je laiflè vin^t écus à. mon cuifinier, à condition qu'il dépen-drç de mon frere cadet.

^fTAR/FAGLIA.

Qu'il pend, pendra, mon frere ca^, ca, cadet.

ARLEQUIN, impatienté.

Enfin, jeJbîf^wN0^^* «à-p^fent, une langue de pore pom mettre à la place de la feone.

Il prie enïïjheque Pà* gravefur fon tombeau une épitaphe- en vers, qu'il fait fur le camp, & qui fera excellente, fî on l'eftime à la toife.

Scaramouche fait prendre de force la feconde médecine à Sbrofadel, qui jette des cris effroyables.

ïîi Uljfoîre - •'

Eularïa qui les entend d'une chambre prochaine, vient, & fe réfout à perdre Tes deux perles plutôt que de le voir fouflrir plus long temps. Ah ! Madame , s'écrie Arlequin, Je veux vous rendre vos perles ou crever à l'a peine. Sachez que jraimè mieux avoir dans te ventre une bonne fricaflee de poulets

Sue de pareils bijoux. Ohimé ! Les ouleursme preflent. Venez M. le Docteur ramaffer vos perles s'il vous pFaîr. Le Docteur ravi - du .(ùccès qu-'dnt eu les foins.d'O&aye » termine en ce moment le délai de fon mariage, & la Piéce finit par un.grand.balet ,p,anto>mtme figuré;; tJiifioq .

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LE BARON DEFOENESTE.

Comédie en cinq acles j repréfentee le /o Janvier i674.

A l'ouverture de la fcêne, on voir Arlequin dans une baignoire, où il agite (es bras comme s'il nâgeoit. Il appelle au fecours, & dit qu'il fe noye. O&ave l'aflure qu'il ne court aucun danger.. Je ne me ne point à cela » dit-il; car j'ai fouvent oui dire qu'il y a des gens i1 malheureux qu'ils fe noyeraient dans leur crachat. Je m'ennuie , ajoute-1-il; ne pourriez-vous pas me donner une ligne , je m'amuferais à pécher quelque brochet dans ma baignoire. Enfuite it demande à Octave pourquoi il eft fi bien vêtu; c'eft, répond - il , pour vous faire honneur & pour vous faire: paraître»

ARLEQUIN.

Mais je veux auffi paraître : & conïr ment ferai-je poux paraître?

OCTAVE.

Mais il y a plufieurs façons ; entr'au* tres, il faut que vous fafliez préfent de temps en temps à votre maîtrefle tantôt d'un colier de perles', tantôt d'un bel habit, une autre fois d'une magnifique garniture de tête, &c.

ARLEQUIN.

Mais (î je lui donne de fi belles chofes, ce fera elle qui paraîtra, & non pas moi.

On appelle le Baigneur & Ces Garçons , pour tirer Monfîeur de fa baignoire : ils l'enveloppent d'un drap , & lui demandent comment il a trouvé le bain : un peu humide, répond - il» Ils le mettent au lit & ferment les rideaux. Arlequin faute à bas du lit, en les appellant traîtres & aflaflihs. On s'informe du fujet de fa colere : coquins! s'écrie-t-il', je dépenfe tout mon bien pour paraître-,. & vous fermez les rideaux de mon lit; comment voulezvo.is donc que je paraifle?

Après plufîeurs lazis, pendant qu'ouïe, coëffe, il f« trouve habillé en Baron.

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