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Valet d'une Comteffe, anaie deCiarice.» annonce à Lelio qUe fa maitreffe & fon maître , accompagnés de trois ou quatre amis, vont arriver pour leur mire vifite; il répond que fa femme eft indifpofée , & ne peut les recevoir; mais elle paraît, & lui dit qu'étaht à la fenêtre, elle vient de voir pafler le Comte, qu'elle l'a lalué, & qu'il eft, fins doute, fur l'efcalier : Lelio , dans la néceffité de le recevoir, 6te avec fon mouchoir le rouge & les mouche* qui font fur le vifage de fa femme : le Comte arrive avec (es amis; ils, difeht tous à Clarice des chofes très-galantes fur fa beauté, ce qui impatiente Lelio' au point qu'il les congédie brufquerûent, & la renvoie dans fa chambre-; il réfléchit eniûite qu'elle peut encore fe mettre à (à fenêtre , qu'un jeune homme pane & la fake , qu'elle y répond par une révérence , qu'ils entrent; en cpnverfation, que la ten4cefle s'en mêle ; enfin s'imaginant qiie

dans Oi,i m s'avife jamais de tout ,- & le livre <jue M. Tue remet entre les mains de Margparita; eft vraifernbliblement la Comédie

àviItalien marié à Paris.

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tout ce qu'il vient de préfumer eft réel? il fait appeller fa femme, & la querellé avec autant de vivacité:& demportement, que s'il l'eût en effet furprife dans quelque commerce dé galanterie..

On^ apprend à Lelio la prochaine arrivée de fon beau-pere; il craint que Clarice ne fe plaigne à lui de fa jalou-fie; il la flatte; maiseHe lut reproché fon exceffive dureté.; & lut • protefté qu'elle eft réfolue de fe donner-la-mort; , pour mettre fin à fes malheurs. Lelîcr , effrayé lui promet de meilleures ma- nieres, & l'engage àliii dire ce qu'elle fouhaite ; elle demande d'aller aux promenades & aux fpectâcles', qui lui font refufés; il confent enfin à la mener à un bal qui doit fë donnerdansune maiion voifine, à condition qu'elle ne quittera point fon mafque, &' qu'il nç. . la quittera pas.

Le Comte -Se, fes amis, dont on te déja parlé, fe trouvent àr ce bal, Sa enlevent-Clarice : tranfports & fureursdu Jaloux » il retrouve fa femme, & larenferme plus étroitement qu'auparavant.

Pantalon arrive & amene, fon neveu . Mario, déguifé en femme, pour éviterles fuites.d'une affaire d'honneur, Paa-

talàn le préfente à Lelio , comme une» niéce qui fervira de compagnie à fa, femme ; celui-ci interroge-la prétendue, niéce> qui, inftruite du caractere de. Lelio, affecte d'avoir une grande aver-. fion pour la maniere dont les femmes vivent en, France : le Jaloux charmé de la voir dans des fentimens fi confor» mes aux fiens, appelle- Glarice, & lui fait embrafler-fa prétendue -coufine à. piufieurs reprifes; mais il a lieu de s'en repentir, lorfque Pantalon lui apprend, le déguifement de fon neveu 5 il. entre dans une fureur inconcevable, qui augmente encore au fouvenir des carefles qu'il a lui-même ordonné à fa femme . de recevoir & de.rendre à Mario; il fort pour aller le chafler de:fa maifon,, & renfermer fa femme ; mais elle trouve le moyen de s'échapper.avec Pantalon, , avec qui elle fe retire dans la maifon de campagne de la Comtefle fon amie, . Lelio apprend la fuite de Clarice & . lsL-retraite qu'elle a choifie; il y vole, . & la trouve au milieu des plaifirs innocens auxquels chacun fe livre; il veut d'abord fe faifir de fa femme; mais Pantalon, la Comtefle &,les autres s'y oppofent : les deux époux plaident cha^ <ain, leur caufe, & Lelio n'a pas une

.Âryf • • Wjtàiïrf voix pour lui;, on engage cependant' Qarice à lui pardonner, elle y confent, à condition qu'il prendra des manieres plus douces s il s'y détermine à la fin; elle, de fon côté, s'engage à ne prendre jamais aucun plaifir qu'elle ne partage avec lui : le racommodement fe fait, & la Pièce fe termine par une fête que le Jaloux-corrigé donne lubmême à fa femme.

Lelio qui rendait avec la plus grande force toutes les pallions violentes, fe; fûrpaflait dans cette Piéce, qui a toujours fait beaucoup de plaifir, lors même qu'elle fut remife en trois a&es en vers par M. de la Grange, le Ij Juin 1737. Elle fut alors joaée paj iRomagnefù- -''--.

LA VEVTE FIDELLE,

Ov LE SOLDAT PAR VEM-GEANCE..

Canevas Italien en trois aBes ,, .

Mario apprend à Scapih fou vatet,. qu'il aime Flaminia de la paffion la plus violente, & qu'il eft au défefpoir de ce qu'elle a époufé Lelio; il a, dit-il, formé la réfolution d« faire aflafliner ce rival odieux •, & il charge Scapin -. d'exécuter cette horrible réfolution;: celui-ci lui repréfente en vain les fuites d'une action fi coupable; rien ne peut l'en détourner. Scapin paraît enfin fe rendre, de peur que fon maître ne eadrefle à quelqu'autre, & il reçoit un piftolet de Mario , qui fe retiré pour Voir l'effet de (on «ntreprife : auflï-tôt: que Lelio paraît. Scapin tire fon coup en l'air ; Lelio voyant qu'on en veut à fes jours, fe laine tomber par terre , & contrefait le mort; Mario s'en approche, & le cioyant fans vie, ordonne à

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