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r?6 . mjufot. x •'.:.

Polîphonre a joui pendant quinze ans defon ufiirpation. malgré les dit férentes conjurations qu'il a fçu prévevenir & djfllper; pour les détruire entiérement & s'aflurer le Trône, il forme le deflein d'époufer la.veuve de Chrefphonte, qui frémit à cette déclaration ,. & l'accable de reproches. "{ -•. . 'En ce moment » on amene devant fc-. Tyran un jeune Payfan accufé d'avoir t.ué un homme près de Meflfene; il confcfle avoir commis ,ce meurtref mais: il affcre que c'était pour défendre la propre vie-contre un Brigand, Merope s'attendrit en (a Javeur,., demande fa: grace & l'obtient; cependant, comme Je fouvenlr de fon fils l'occupe fans, cefle, elle craint que le prétendu Bri

fand, d'après la peintujfe que le jeunei ayfan en a faite , ne foie le malheureux. Crefphonte; elle charge Eurife fa confidente, d'interroger Egifte, qui eft le coupable; &. Eurife lui rapporte'une hague qui a, été trouvée au doigt du jeune homme; à la vue de cette bar. . gue fatale, Merope frémit &, la reconnaît pour-celle qu'elle a donnée autrefois au vieux Polidore, & qui doit fervir un jour àjui faire reconnaîtra fon fils; elle ne douté plus..qu'Egii\e ne. Paît tue; elle fait lier celui-ci à une colomne, & fe fait apporter une lance pour lui percer le cœur; les prieres d'Egifte ne peuvent la fléchir; mais parmi les plaintes qu'il adrefle au Ciel, il laifle échapper le nom de. Polidore; c-e nom frappe la Reine, elle lui demande s'il connaît ce vieillard; mais lorfqu'il efl: prêt à répondre, Poliphonte furvient & arrête le fupplice d'Egifte , ainfi que fa juftification : le Tyran s'irrite de la hardieiTe de Merope, qui ofe punir un coupable à qui ila fait grace; il le prend fous fa protection..

Cette conduite de Poliphonte le fait foupçonner par Merope d'être d'intelligence avec le meurtrier de fon fils; elle jure de le venger, & l'occafio» s*en préfente bientôt.

Egifte ne peut vivre avec l'affreuf* idée de palier pour un lâche aflaffir». dans l'efprit de la Reine, il s?adrefle à fa confidente pour fe juftifier; & celle-ci,, pour le mieux attirer dans le piége qu'elle lui prépare y l'àflare que Merope. eft moins irritée contre lui; elle l'engage à. refter- dans cet appartement-,., jufqu'au m-oment où elle pourra l'intro- • duire chez la Reine, qu'elle va difpofer-t en-là. faveur.

Egifte accablé de peine & de laflltude, fe livre au fommeil; Polidore s'introduit dans le Palais, & perce jufqua l'apprrtement de la Rcine ; il apperçoit Egifte endormi; mais fans le reconnaître , comme il j'en approche, il; entend du bruit & fe cache , c'eft la Reine conduite par Eurife; elle arrive un poignard à la main; mais comme elle eft prête de frapper Egifte , elle fe fent arrêter le bras par un homme qui jette un grand cri ; ce cri éveille Egifte, qui fe fouftrait à la fureur de la Reine; Merope défefpérée d'avoir manqué fon coup, veut le faire retomber fur celui qui l'a fufpendu; mais elle reconnaît Polidore, à qui elle commit autrefois le foin de fon cher fils, & Polidore lui apprend que c'eft ce même fils qu'elle allait immoler : le fer tombe des mains de Merope; & la furprife & l'effroi,. la terreur & la joie, s'emparent tour à tour de fon cœur; mais Polidore rengage à modérer ces mouvemens, qui. expoferaient les jours de fon fils, à qui il fe charge d'apprendre le myftère. de fa nuiflance , qui jufqu'alors lui a été cachée, il s'en acquitte peu après;. & Chrelphonre, à mesure que Polidore parle, fent couler dans fes veines le.'

feng d'Hercule, Sfe'bfuJë dit; defit de venger fan pere Se fes freres; mai* Polidore -modere ce noble- & légi-* time tranfport , afifl d'ea aflurer le ftacoès.. '•*'* >';<<-' i . - il

Poliphonte perfifte dans le deflèitt' d'époufer Merope , & lui fait ordonner de fe rendre au Temple, fi elle ne veut voir périr à fes yeux toutes les perfonnes qui lui font cheres i Me* rope fe lauTe conduire comme unevictime , réfolue de fe donner la mort; mais le jeune Chrefphonte trouve le moyen d'échapper à la vigilance de Folklore; II entre dans le Temple , &' fait jour à travers la foule,. fe faifit ducouteaufacré, & frappe le Tyran ,*qui tombe à- fes pieds; Merope apprend aux peuples que celui: qui vient de les délivrer de l'efclavage eft fon fils & celui de leur bon Roi: Chrefphonte, dont la mémoire eft fi chere à leurs cœurs. Le jeune Héro& eft proclamé Roi, & le Tyran eft détefté après fa mort x comme, il L'était pendant fa vie»

On a fait aflez de comparaifon: de cette Piéce avec celles de M., de Voltaire &c de M. Clément, pour que je. n'entre dans aucuns difcuflio;i far ce fujet ;, il

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