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n'augmentera pas ; Colin arrive ,Trl*velin lui reproche de fe faire attendre,, quand fa mere confent à le marier avec une jolie fille qui eft amoureufe de lui:. Madame Simone dit qu'elle ne prétend plus qu'il époufe Colette, puifqu'il n'a pas été favorifé du fort; mais elle eft bien furprife d'apprendre que le. beau Grégoire eft une fille; elle eft défefpérée de s'être ainfi trouvée dupe. Les quatre autres Amans, piqués de la préférence marquée qu'elle a paru donner à Grégoire,. refufent de l'époufer;. ©Ile s'en prend à Trivelin, qu'elle querelie & qu'elle veut battre ; mais il dit qu'il confent à réparer tout le tort qu'il lui a fait, en i'époufant; elle s'y détermine volontiers, & tout le monde étant d'accord, la Piéce finit par la cérémonie du Mai & par un Vaudeville ; elle na point été imprimée, non plus que la précédente; & ni l'une ni l'autre ne fe trouvent dans le Recueil des Œuvres deFufelier, qui en eft l'Auteur..

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LA RUPTURE DU CARNAVAL

ET DE LA FOLIE.

Comédie & Parodie en un acle en prcfe y, 6Juillet 1710.

MOMUS, à la Folie..

Vous avez l'air bien trifte & bien 1 mélancbolique? depuis que Tous fréquentez l'Opéra, vous ne parlez plus-: que par fentence comme un Ecran.

La F O L I E.

Je ne veux plus chanter, je fuis îâflè: de débiter de la Métaphyfique à l'Opéra:

M O M U S..

C'eft pourtant un chef-d'œuvre d'a-voir trouvé le moyen de réduire la. Métaphynque en chanfons, & la Moniale en rigaudons.

La FOL I E.V

Je fuis réfolue de me marier.'. •

MOMUS.-
Ayec le Carnaval >, fan* dowteiî'

La FOL I E.

Non, je ne veux point d'un Marr quirefte fi long temps a table, & qu'on n'en fçaurait tirer le foir; je dois aflemhier ici tous mes Sujets, afin de choifir un Epoux.

MO MUS.

Cela fera impoffible; car quand les plaines de Grenelle, de Saint Denis & des Sablons feraient jointes enfemble, elles ne pourraient les contenir, à moins qu'ils ne vinflent par des Députés, encore le cortége ferait-il nombreux.

Un Officier des Gardes de la Folie vient de fa part pour prendre Tordre de Momus; ce Dieu lui démande le. fajet du bruit qu'il vient d'entendre : ce font, dit l'Officier , quelques Rebelles que la Raifon voulait faire révoker. çontre.laFolie. Momus demande quels font ces Rebelles? . ,, .

I/OFFICIE.R.

G'eftun vieux Philofophe Péripatéticien.

M O M Û S.

Uji:PhIlofophe Péripatéticien! Il a: grand tort; car fon maître Ariftote a bien produit des foux, à commencer par Alexandre.

L'OFFICIER. ,

Il y a encore un grand homme à corfàge allongé & au tein jonquille , qui fe^ nomme M. de la Griffe.

M O MUS.

Qh, oh ! voilà un nom d'Huiifier.

L'OFFICIER.- .

Point du tout; c'eft un Poëte qui' prétend attaquer la Folie, & l'exterminer s'il eft poffiblê..

MOMUS.

Ce Poëte-là n'y penfe pas, ce ferait commettre un matricide.

L'OFFICIER.

Il dit aufli qu'il veut faire des Opéra raifonnables..

M O M U S.

Cela étant, il mérite le pas fur ceux qui en font de déraifonnables.... Eft-r ce-làtout, M. l'Officier?

L'OFFICIER.

H y a encore un homme qui fe dir Médecin, & qui prétend guérir toutes les maladies préfentes , panees & à venir , avec une liqueur que les ignorant prendraient pour de l'eau de la Seine..

M O M U S.

Je le crois; ce ne font pas les Porteurs d'eau qui tirent le meilleur parti de la rivière..... Cependant fi le Médecin a bien des pratiques, il n'y a qu'à le relâcher caliez M, l'Officier, voilà qui eft bien.

Le Carnaval ivre & s'appuyant fut 'Arlequin, arrive en chantant:

Sachus laiffe-moi foupiret:
Amour laifle-moi hoirei.

Il apperçoit Momus, & fe plaint I lui des rigueurs de la Folie , qui.fe ritide fes plus tendres foupirs.

La Folie furvient, le Carnaval &: elle s'expliquent fur leur rupture,.8d&

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