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MEL USINE, a part.

Oh! je n'y puis plus tenir, montrons-lui Melufine, ôtons cette maudite ceinture qui ne m'attire que des fcènes défagréables. (après avoir ôté fa. ceinture ) Melufine eft - elle faite pour: être aimée? Oh! que je vais me vanger de toi & de la perfide qui me dérobe ton cœur!

Le MARQUIS.

Je ne crains que pour elle.

M E L U S I N E.

C'en eft fait, vengeons-nous avant ma métamorphofe.... Mais ô ciel! il n'eft plus tems.

Melufine eft transformée en un ferpent effroyable, qui difparaît. Le Marquis marque fa furprile, & Trivelin vient lui apprendre qu'il a trouvé la baguette de la Fée, & qu'on' ne doit plus craindre fa puiflance. Silvie & le Marquis s'expliquent & fereconnoiflent pour être deftinés l'un à l'autre par leurs parens. Trivelin les mene enfuite consulter l'horloge de véritéd'amour..L'Horloger à qui la garde en eft confiée, le Tome I.. R

fait carillonner & chante plusieurs cour

plets, •dont voici le feul paflable.

Oh le beau reVeil matin
Qu'une cloche au fon argentin!
Voulez-vous plaire à votre belle,
Faites fouvent fonner pour elle
Din, din , din , don,
Cet admirable carillon.

La Piece finit par un dirertiflernent d'Horlogers & de Carilloneurs. Elle eft en trois a/tes en profe , par Fufellier, & n'a point été imprimée ; ce qui nous a engagé à en donner un extrait plus étendu.

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ARTEMIRE. Parodie en un aEle en vers, 10 Mars

Artemire, femme de Pantalon , riche Marchand, fe plaint à Cephife , fa confidente , de la contrainte dans laquelle fon mari la tient.

Quand je fonge qu'il veut que l'on fuive mes

pas, Et qu'il fait redoubler ferrure & cadenats , Cette réflexion me met à la torture Et 'redouble un penchant que donne la nature.

• • • • • • •

Pour rendre ma douleur plus forte & plus

amere, Je vois dans mon époux, l'aflaltin de mon

pere; Le rraître faifiilant mon cher pere au colet, Au milieu de fon fein enfonça fon ftilet.

Cephife lui demande pourquoi elle n'a pas époufé un plus joli garçon? Artemire répond qu'elle n'étoit alors qu'un enfant, & que fes parens l'y contraignirent, quoiqu'elle eut le cœur pfïs

ipour le jeune Philotas." ^~~

Il était amufant,-beau,-d'un maintien mo

defte, Bien fait de fa perfonne & joli dans le refte.

.. .. -. • . '9

.,'.', Et fes vives teridreffes Toujours recommençaient, épris de mes ap~.

pas; Te le dirai-je enfin, il ne fe laflâit pas.

Tu vois couler flies pleurs à ce feul fouve

Jc penfe à Philotas à toute heure, en tous

lieux, lit rejoindre fon ombre eft le bien où j'af

pire; 'Tel eft l!état affreux de la trille Artemirc.

Trivelin lui apporte une lettre de fon mari; elle eft étonnée de cet excès de bonté qu'elle n'a jamais éprouvée; elle fe répand en action de grace. Tri-r "velin lui dit, voyez ce qu'il écrit. Elle ouvre la lettre & lit.

:Des profits que j'ai faits je faurai vous instruire,.

ïe reviens opulent au fein de mon païs , Et voulant me vanger de tous mes ennemis, J'attens de votre main la tête d'Artemire.

T RIVE LIN

: '. Il eA un moyen d'échapper au trépas, Je fuis depuis long-tems épris de vos appas.

le puis, fi vous voulez vous perdre ou vous fauver,

Je l'a/TarTincrai,

A R T E M I R E.

Vous?

TRI VELIN.

J'en fais mon affaire: C'efl: une bagatelle , & je fuis un compere Qui ne recule pas, en un fi beau chemin. •• • .. . •. . •

Vous connoîtrez alors, mon cher petit tendron, Que Trivdin n'eft pas fi vieux que Pantalon.

A R T E M I R E.

Ta proportion eft vraiment fort jolie.

•. . • f . • •' •. • •

Artemir» à tes coups ne veut point échapper,

Et j'accepte ta main , mais c'eft pour aie frappen

R»j

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