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Flandres. Il les metenfuite & emmene l'infortunée Flaminia, après avoir entendu le récit de fon avanture & avoir gémi fur la cruauté de fon pere.

Pantalon rongé de remord? du mauvais traitement qu'il a fait à fa fille, témoigne fon déplaifir au Docteur. Mario les interrompt. Il embrafle fon pere qui effc charmé de le revoir. Pendant leurs jcarefles mutuelles, Pantalon fait cette réflexion fi naturelle dans la fituation où il (e trouve; mon ami, dit-il, a le plaifir d'embrafler fon fils après une courte abfence, & moi je ne reverrai jamais ma fille. Mario le rebute lorfqu'il vient pour l'embrafler, & le quitte en lui difant qu'il veut le voir J'épée à la main, pour le punir de la barbarie qu'il a eue pour une Dame de mérite.

Le Docteur croit que fon fils extravague. Pour Pantalon il accepte le défi avec joie, parce qu'il ne defire que la mort, qui peut feule terminer fes déplaifirs; mais le Docteur l'aflure qu'il ne l'abandonnera pas , quand même il devrait fe battre contre fon propre fils.

Arlequin déguifé en eftropié, vient darnander l'aumone à Violette; & pi>u» favoir fi elle l'aime toujours, il lui apprend qu'Arlequin a été tué par des vot feurs. Violette faifie de cette nouvelle, tombe évanouie entre fes bras. Lelio le méconnoiflant auffi, & indigné qu'un gueux prenne tant de familiarité avec Violette, le chafle & la fait revenir. Un Laquais apporte deux lettres, l'une pour Lelio, par laquelle il eft appelle en duel pour fon ingratitude envers fa Maîtrefle;& l'autre pour Violette, qu'on veut auffi voir l'épée à la main. Arlequin qui paraît au fond du théâtre, entend ce dernier défi, & prend la réfohition de défendre fa Maîtrefle.

Pantalon vient armé pour le combat; le Docteur le fuit pour l'empêcher ou le fecourir; Lelio & Violette croyent que ce font eux qui les ont défiés, tombent fur eux & les déforment. Arlequin arrive armé de toutes pieces, mais il ne fait que paraître. Il jette fes armes fur le théâtre , & s'enfuit à toutes jambes.

Enfin Mario fe préfente, & dit que c*eft lui qui a fait un appel à Lelio, pour le punir des injuftes foupçons qu'il a eus contre l'honneur de Flaminia. Il fait venir cette Amante Infortunée, qui veut auffi avoir raifon des outrages qu'elle a reçus de Violette. Cependant la colere s'appaife, l'avanture de la prifon eft; éclaircie, & quant au prétendu m-ariag«? de Mario, elle protefte qu'elle ne l'a. feint que pour parer celnh que Ion pere lui propofait, ce qui-eft confirmé pa* Mario, qui prie fon père de confentiff »un autre mariage pour lequel il a des engagemens avec une Dame Flamande* Après bien des cravecfes, cette intrigue ingénieufe fe dénoue par le double ramenée de Flaalitùa avec Lelto', & d'Arlequin-avec Violette. :., '••-. .?. .'• . iïi Cette Piece fit beaudoup de plarfir for le théâtre du Palais Royal» où elle fut jouée pour la premiere fois. C'eflî une de celles que Ton reprend le plua Couvent, & qui font actaellement le fond du répertoire Italien.

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HERCULE FILANT.,

Parodie d'Omphale, (l) en un acte en profe j mêlée de Vaudevilles > ffMai I-J2I.

Cette Parodie étoit précédée d'un prologue dans lequel on rappelloit au Public l'ancien ufage des Parodies en .Vaudevilles. , .

IPHIS, feul, fi promenant fur le théâtre en Héros d'Opéra.

J'aime là Reine comme un perdu... La belle occupation pour l'apprentif dUercuIe! étant encore en nourrice il tua deux gros ferpens, & moi qui fuis fevré depuis vingt-cinq ans au moins-, je n'ai pas écrafé un petit ver de terre.

Hercule arrive couvert de. fa peau de Lyon, tenant une quenouille & un fufeau; il apprend à Iphis qu'il aime aufli la Reine.

(1) Tragédie lyrique en cinq aâfcs, ave« un prologue de la Motte, Mufique de Campra, repréfentée pour la premiere fois le 10 Novembre 1701,

I P H I S, àpart. Je fuis parbleu tondu, ( k Hercule ) & Madame Argine, oubliez-vous qu'elle vous aime & qu'elle en fait plus que feue la, Jobin»

HERCULE.

Ne me parle point de cette forciere-là, ( M chante ).

Il faut que je file, file,
Ou de la laine ou du Un.

I P H I S.

Et pourquoi faut-il que vous filiez?

HERCULE.

C'eft qu'Omphale eft bonne ménagere, & qu'elle aime les profits de la quenouille.

I P H I S.

Mais vous ne filez point à l'Opéra?

HERCULE.

La belle autorité! l'Opéra fait-ii ca.ra&érifer les Héros ? Il habille leurs penfées comme leurs perfonnes, de clinquant & d'oripeau; crois - moi, mon ami, ne t'en rapporte jamais à l'Opéra fur le chapitre des Grands hommes..

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