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mantine fe croyant méprifés, prennent

1'habrllement d'Arlequin , efpérant

tromper leurs Maîtrefles fous ce dégui

fement.

Cette Piéce eft très-ancienne, toutfort mérite confifte dans le jeu d'Arlequin.

Thomaflin y faifait des tours d'une force extraordinaire; il faifait en dehors le tour des premieres, fecondes & troifiemes loges; mais le public qui s'intéreflait très-fort à la vie de cet aimable Acteur, lui en fit retrancher ce lazi, qui était trop périlleux & qui effrayait toujours les fpectateurs plus qu'il ne les amufait.

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TRE FINTI TURCHI. Les trois Turcs fuppofe's.

Arlequin , Valet d'Octave , mal nourri & encore plus mal payé de fes gages, lui déclare qu'il ne veut plus demeurer à fon fervice, & qu'il eft. déterminé à reprendre fon ancien métier, qui eft de demander l'aumône de porte en porte.

Trivelin arrive & lui annonce un tréfor, qu'il cônfent à partager avec lui; en ce cas , répond Arlequin , j'accepte' la fociété; il eft vrai, dit Trivelin, que ce tréforn'eft pas un tréfor; mais c'eft l'équivalent; c'eft une fourberie : Arlequin ne le lahTe- pas achever, il le quitte & va demander à la premiere porte un peu de foupe pat charité. Lache, que fais-tu là, dit Trivelin? ne fçais-tu pas qu'au moyen do' la fourberie que je te propofe, tu auras à boire & à manger tant que tu voudras. Moi j je le veux bien; ta n'as qu'à parler. Trivelin le met au fait.

Pantalon paraît. Eft-celà l'iiomme-èn Sueftion? Juftement, Monfieur, dît irlequin à Pantalon: donnez-moi, je vous prie, un tréfor pour l'amour de la Fourberie : Pantalon le mocque de lui, & fe retire.

Trivelin fe met en colere, & confeille à Arlequin , pour réparer fa balourdife, de feindre d'avoir une violente colique, & d'en reflentir de grandes douleurs. Qu'a donc ce pauvre garçon , pour fe plaindre ainfi , dit Octave qui ïurvient? Monfieur, répond Arlequin , j'ai une faim enragée; en même-temps il fe jette par terre, fe roule & crie de toutes fes forces : ah ! voilà le pauvre garçon qui eft mort, ajoute Octave r Arlequin fe leve avec précipitation & tout effrayé, demande qui eft-ce qui eft mort? Monfieur, continue-t-il , ne me -faites pas de ces peurs-là; alors il fe recouche doucement à terre, & recommence à fe lamenter.

. Trivelin l'emmene, & ils fe déguifent«n Turcs, pour exécuter la fourberie, qui ne réulfît point.

Dans une autre fcêne, Arlequin déguifé en Marchand, préfente à Pantalon un.Mémoire de marchandifes, dont VjQiçi quelques articles. •-- -:

Deux

Deux douzaines de chaifes de mouffeline. -.•-*•

Quatorze tables de maflepins , fix matelats de fàyance pleins de raclures.' de bottes de foin.

Une couverture de macaroni. '.

Six couffins garnis de truffes.

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NON VUOL RIVALIAMORE (i). L'Amour ne veut point de Rivaux.

,. -V. vL ^ .. : - fc-1. -'-'-'y -'

Le théâtre repréfente l'atelier d'un Peintre; Octave y vient trouver Arlequin, & d'abord examine quelques tableaux qui lui paraiflent extraordinaires; on voit dans l'un une feringue pleine: Arlequin lui dit que le jour qu'Alexandre le Grand combattit Darius, il avait la colique, &que c'eft-là le lavement qu'il prit pour le foulager. Un autre tableau repréfente deux yeux fondans en larmes : ce font, dit Arlequin, les pleurs que Tisbé répandit pour Pyrame. On voit dans le troifîéme, un homme pouflant une petite brouette, fur laquelle efl un baril de vinaigre : voilà, continue Arlequin, le char de Phaëton; mais je ne vois point les chevaux, de •

( I ) On a Couvent repris cette Pièce au Théâtre Italien, fous ce titr« ou fous celui d'Arlequin, Peintre mal - adroit, qui lui convient mieux.

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