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PKtM. Partie. mrnes fe font trompés ; lorfqu'ils onc fait de thomo-charta un Sict. n. mot hybride, compofe de To/^oc Grec & de charta Latin, pça/sA »t 'iX TMç ^ e^ ^on ?FeC- D*o^cofide s'en eft fervi. Uxk.H*»r. Tomo - charta , d'une ortographe plus régulière , fe prend Stefh. tom. 4. quelquefois pour une véritable charte. Il eft employé fuivant f\c*A»»*LBèned. cette acception par un auteur» qui raporec comment, à la (c) t. 3./. 6i%. prière d'Adalberon Archevêque de Reims , le monaftère de Mouzon obtint un privilège du Pape Jean XIH. Le même mot eft encore fufceprible d'autres lignifications , qu'on a raLch-9- pelée?, en traitant (d) des cartulaires.

Les archtviftes. d'Allemagne, qui n'ont point la garde de ces dépôts publics, auxquels le nom d'archives eft réferve , s'apellent feulement Regiftrateurs. Ils réuniiTent les fondions d'archiviftes & de petits Chanceliers. Quant à leurs regîtres, ils les nomment regifiraturen ècprotocella.

Tous les tribunaux, toutes les communautés, toutes les perfones publiques ont leurs regîtres. Les dénominations-,. qu'ils tirent des dépôts, où ils font gardés & des fujets, qu'ils renferment, paroiflant un peu étrangères à notre delfein,. nous les partons fous filence. Mais pareequ'on n'en peut point dire autant &imbrcviatur& -, nous remarquerons en un mot, que la lignification de regître leur étoit ordinaire au XIII. ficelé.

M. de la Mare obferve, que les plus anciens regîtres de nos greffes & de nos archives publiques >ne commencent, que fous Philippe le Bel. Il veut aparamment parler de ceux, qui depuis cette époque , font à tous égards femblables à ceux d?aujourdui. Car i°. les regîtres publics furent enlevés, parmi les bagages de Philippe Augufte, par Richard Roi d'Angleterre. On avoit donc alors des regîtres publics. 20. Aulfitôt après cette perte, on travailla éficacement à la réparer. Il devroit donc au ^*Onfaifira 1 oca- moins fe trouver, & il (è trouve en effet * un regître public, du ameûrs'a^xcpius commencement du XIII. fiècle, dans letréfor royal des chartes, d étendue des re- On ne voit pas une diférence bien réelle, entre les anciens lîenT&de^uei PubUcs ou municipaux , & nos regîtres publics. Ces actes

ques Cours fupé- £ maintinrent conftamment, fous les deux premières races der tieures. nos Rois. 40. Les polyptyques fi communs autrefois peuvent

palTer pour une efpèce de regître. Malgré leurs diverfes formes & leurs diférens noms. les regîtres necefïerent donc jamais abfolument d'être enufage : quoiqu'en certains temsSc en certains lieux on ne tînt pas régulièrement ces fortes de regîtres. & ~

1 -cl j 1 n. Li: C n' r PREM. PARTIE.

que les enregiitremcns dans les actes publics ne ruitcnt prelque Stcf 1L

plus connus. Quelques auteurs difent, qu'on n'a point de plus Ch A P. X.

-anciennesdates, dans les regîtres du Parlement de Paris, que akt* *•

de 1156. qu'il ne faut donc pas demander, que les arêts de cette

Cour, ni les édits& privilèges de nos Rots s'y trouvent enregi

ftrés plutôt : que le Parlement n'en a point, qui remontent plus

liaut: &c que s'il en a eus; ils font perdus ou inconnus ou égarés.

1â. Blanchard a pourtant vu * dans le premier regitre de cette (*)Comp;i.t2kr>

Cour, coté A. des lettres patentes de S. Louis, datées de 12Z9. ««' />«/"./>. 1.

Sur la fin du XIV. fiècle les liftes, dreffées par des Commiflaires, pour faire réparer les maifons du Languedoc , font apellées regiftra (e). Il feroit facile de citer une infinité d'exem- Eift.de Lang. pies d'anciens regitres des Juftices, & des Communautés, '•4-«*. j*7^ îbit ecléfiaftiques foit civiles. Mais ceux dont il nous refte à parler, fufîront pour achever de les faire connoitre.

IL Les livres de cens Ubri cenfuales, au/Ii-bien que les Livres de cens, polyptyques, peuvent être mis à la tête des regîtres. On les poîuuZ?UeS °U nommoit déjà polyptyci dès le IV. fiècle. Il en elt fait mention plus d'une fois dans le code Théodofien. Ses anciennes glofes Tendent poljrptici, par brèves tributi ejr exatfioms. Cafliodore (f) (/) Ht. 5- fyiftparle de ces regîtres, comme repréfentant l'état des impos & ^r^.£^t des charges publiques. Saint Grégoire le Grand infinue , que les polyptyques de l'Eglife Romaine contenoient (g) le précis ^ LA% *• de les chartes. Jean Diacre auteur de fa vie nous aprend, que le polyptyque du Pape Gélafe faifoit conoitre tous les fonds & revenus de la même Eglife. Un ancien a&e publié par M. Mafféi, & donné (h) comme pouvant être du IV. fiècle, fait (h)iftor.EifUm. mention des livres de cens ou regîtres publics , fous le nom de polipthica public a.

Les Rois de la première èc féconde race avoient auffi leurs polyptyques. Frédegaire, dans fon abrégé (/') de l'hiftoire de S. /') ^rumGair. viregoire de Tours, apellepoleptici^ les mêmes regîtres ou livres tomt t p 4Q9 de cens & de dénombremens , que ce dernier qualifie (k) Ubri (k)ibid. p. t$u deferiptionum s ou fimplement (l) deferiptiones. En effet tous t*\\fUtLp isu les deux s'acordent à dire, que le Référendaire Marc fut char- l8o. gé par Chilperic, de lever des impos extraordinaires, &: que , fes livres ou regîtres furent jetés au feu , par le peuple mu- LA | ^ tiné du Limoufin, Marculfè (m) confirme, que les polyptyques

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publics contenoienc les noms de tous les fujets du Royaume, fur lefquels Ce faifoit la répartition des impos , in polyptico publico cenfttus.

Il exiile de très-anciens originaux de polyptyques particuliers. Tels fonc ceux des Abbaies de faint Germain des Prés T de faint Rémi de Reims , de faint Maur des Foffcs, tous trois du IX. ficelé. Le dernier a été publié par M. (») Baluze. On y voit le détail des rentes , corvées. & autres redevances, auxquelles étoient obligés les vaffaux & tenanciers de ces Abbaies. On peut juger fur ce modèle , quel étoit le contenu & la forme des livres de cens ou polyptyques ,. de quelque nature qu'ils fuiTent.

Le nom de polyptyque a été fujet à bien des variations. Dès le IX. fiècle, on difoit poleticum & puletum. Il fe changea de plus en pollcgiticum , polecfium, politicum, pulegium. Il ne fàur pas chercher d'autre origine du pouillié de chaque Eglife. Lorfqu'il comprend les. bénéfices d'un Diocèfe^ leurs revenus & le nom des nominateurs y font plus ou moins exactement marqués. Au XI. fiècle on conoifToit déjà de très-anciens pouilliés de l'Eglife de Tours , fous le nom de polegia. Ainfi l'on ne doit pas être furpris, qu'anciennement polegium fynodde & pokgium eccleji<£. aient été pris, dans la même acception, qu'ili ont encore de nos jours..

HicKes n'avoit pas une idée fort jufte des (0) polyptyques,. lui qui les confond avec des chartes ou des inftrumens de donation. Il y a bien de la diférence entre des chartes, & un inventaire de chartes raifoné..

Par vafaria, on entendoit les regîtres publics de cens & dénombrement. Tels étoient (p) ceux que faifoient faire de tems en tems les Empereurs Romains, & fur lefquels on devait aneoir lés impos publics. On y marquoit l'âge & les biens de tous les fujets de l'Empire, avec {q) le cens, qu'ils dévoient payer au fife. Quand les fonds changeoient de maitre ou de condition ; on baroit ces articles, pour en fubftituer d'au-? très. Ceux qui fouhaiteront en fa voir davantage fur vafaria r pouront confulter (r) la nouvelle édition de Cartiodore par D. Jean: Garet. Les anciens avoient de plus des livres ou regîtres , intitulés libri(s) fubcefivorum, où ils marquoient les territoires, qu'on n'avoit point fait entrer en partage, dans la. diftribùtïon des terres, & qui étoient laifTés en communes; juf- PREM Partie, qu'à ce qu'il plût aux Empereurs t d'en ordoner autrement. Sect.ii.

III. Les papiers cenfîers, papiers terriers, ou Amplement ter- cHa P. X. riers, apellés depuis plufieurs fiècles, terrarii libri ou codices papiçrs"tcrrieis j &: péutêtre encore plus fouvent terreria,, ont avec les polypty- inventaires, aveux quesdes traits de conformité , qui femblent les reproduire, &-déuombremenrf^ fous un autre nom. Ce ne font en effet que des regîtres, contenant l'état du domaine & des terres en fîef ou en roture d'une Seigneurie, avec les cens, fervitudes &: redevances des vaflaux. Ordinairement on y fait entrer, du moins en fubftan-. ce, les reconoiffances des tenanciers, leurs aveux &. dénombremens. Il y a d'autres papiers terriers, qui ne font que des cartes topographiques d'une Seigneurie, & de tous les fonds qui en relèvent. ,

Les deferiptions (/), inventaires ou dénombremens fe con-r; fondirent quelquefois, comme on l'a vu, avec les polyptyques. W 'rt D'^' Mais plus fouvent ces pièces eurent pour objet, le recenfcment des fonds ou immeubles & meubles d'une Eglife. Ces., deferiptions, deferiptioncs, étoient tantôt dreffées par l'autorité des Princes, tantôt par celle des Evêques ou des Abbés. Mais de quelque part qu'elles fufTent ordonées; l'inventaire des livres & des chartes des Eglifes ne manquoit point d'en faire' partie. L'hiftoire de Languedoc (») nous ofre divers dénom- , bremens du XI V. fiècle. Les uns font des impolltions , faites («) ïW.* «£• par Sénéchauffées ,. pour le rachat du Roi Jean ; les autres des l64'30}*' taxes par feu, acordées au Duc d'Anjou Lieutenant pour le Roi. L'état des cens publics, expofitiones cenfttaks ,ne s'écartp pas beaucoup de l'idée de ces regîtres; non plus que des livres de cens, dont il a été parlé. ..

On peut encore y raporter les rôles des tailles , des comptes, ■;

recettes ou mifes, très - connus furtout en Dauphiné au XIV. fîècle,fous les noms àcpartictd* &:de pàrcelU. C'eftaparamment de-là qu'on apelle parties, des comptes diftribués fous autant^ d'articles , qu'ils renferment de diverfes fortes de paimens.

Les. aveux &c dénombremens trouveraient ici leur place; fi les éclairciffemens pouvoient être demife, dans une matière, qui n'eft ignorée de perfone. Ainfi nous nous contenterons eï'obferver, que dès le commencement du XIV. fiècle au plus' tardils étoient connus fous le nom ^advocationes.. Il y a unC H A P. X

Art. I.

(*) Hygin. de limitib. conflit, p. 140.

(/) Centra Var. lib. I.

Prem Partie raPorC f^Me entre les aveux Se dénombremens, exigés des Sect. 11. vaflTaux par leurs Seigneurs, & les déclarations Se dénombremens des biens, que les Princes font rendre à leurs fujets. On les nommoic anciennement ( x ) profejpones.

Les inventaires nous viennent immédiatement des Romains. Ils les apelloient répertoria. Le vulgaire difoit déjà inventoria dès le III. Cècle. On s'eft fervi âti/tventura toujours au même fens ; mais-dans des tems bien postérieurs. Les Grecs ont fait pareil ufage d,u7roypa!prti Se de jutTa-jp*^'. Saint Optât ufe de commomoratorium , pour (y ) exprimer un inventaire , où les biens ecléfiaftiques étoient recenfes.

Les diverfes acceptions d'inventaires foit au palais (bit dans le négoce, font d'une notoriété, qui nous interdit toute difeuffion à cet égard. Les tréfors publics Se particuliers ont leurs inventaires, où Ton donne au moins quelque notion des pièces, qu'on y fait entrer par extraits. Cependant les inventaires Se répertoires font de tout tems fpécialement confa»rés, à lignifier l'état, qu'on drelfe des biens d'un pupille, lorfiju'il eft mis en tutelle.

Les Allemans comptent encore parmi les regîtres (&) ceux des amendes , des forêts , des ftatuts, des épitres, des fiefs , des emphythéofes, des arêts , des bornes, des tributs , des dénombremens, des taxes apellées cadaftres, catafira, catafta, enfin des parohTes, c'eft-à-dire des baptêmes, mariages Se enJhh^i^l dtar~terremens' Chriftophle LincKer {a) allure , qu'on introduit • 4- mamtenanc clans ies archives de l'Empire des livres entiers , les aéles des diètes, les difeours, les relations, les lettres, les hiftoires, les généalogies: en un mot tout ce qui peut être (b) Reprtfent. d'ulage dans la fuite, pour la poftérité. En général, fuivant Majejlatis impers- Jaque Bernard Mukz f£),on renferme en Allemagne dans les toru part. i.c*p. arcmves les a&es judiciaires & extrajudiciaires , publics & privés , ecléfiaftiques Se politiques.^

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