페이지 이미지
PDF
[ocr errors]

de leur cartulaire; fous peine aux abfens, de perdre la retri"~

butibn acourumée. Aparammenc que le même ufage étoit ob"

fervé par les Chanoines de la Cathédrale, Se en bien d'autres

Chapitres.

Les amples recueils de chartes,.renfermés dans les portefeuilles de M. de Gaignières , font une des plus précieufes collections manuferites de la Bibliothèque du Roi. Ce font comme autant de cartulaires des Eglifes, & furtout ( 3) des monaftères du Royaume.. Mille accidens peuvent faire périr les originaux , les copies authentiques , & quelquefois même les cartulaires, C'eft une grande reflource pour le public, & en particulier pour ces Abbaies, de retrouver leurs anciens Titres dans un dépôt (I célèbre. Cet avantage devient beaucoup, plus, confidérable , par raport aux cartulaires {4) du bas &L

()) En faveur des Provinces , & parti-
culièrement, des perfones , qui ne font pas
a portée, de confulter le magnifique Cata
logue de la Bibliothèque du Roi; nous
alons donner une- lifte des Eglifes, dont
on garde les chartes dans les portefeuilles
de M. de Gaignières avec le numéro, qui
fiera trouver fur le champ chacun de ces
xçcucils.

J481. Saint Chéron & S. Jean en VaUéc
à Chartres.

St79. S. Evode d: Braine, Ordre de Pré-
montré.

547j. Fontaine-Daniel , Ordre de Ci

teauii
J480. Fontevrauld.'

Froidmont, Djocèfe de Beauvais.
A. S. George proche Rouen.
Hennin-le Liétard, Diocèfc d'Ar-

[ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]

moyen âge, qui fe confervent en original dans la même Bibliothèque. Plufîeurs anciennes Eglifes y trouveront des titres & dés enfeignemens , qu'on croyoic peutêtre depuis longtems perdus fans reiTource.

11. Les Grecs nommoient leurs copies Uov , IïÔtwttov , copies, origi-^ à7rôypa$ov, avrlyp^ov. Les Latins depuis le XII. fiècle ont »»ux, minutes, j encore plus multiplié les noms des leurs. Outre exemphtm, dont l'antiquité n'eft pas douteufe; c*eft chez eux copia, translatant , fumptum, tranfumptum, tfanferiptum, exemptâtio , in~> textum, duplarium. Au IX. fîècle exemplaxionis charta n etoit? qu'une copie , & cette locution fe foutenoit au XV. Mais au XIV. originales li{ter* fignifioient des lettres en original. Onr

[ocr errors][ocr errors]

Prem Partie* employo*c au mênie fens originale, autentkum & même fxrwSeci. II. ]>Ur. . C Ha-p. x. Les minutes doivent être rangées parmi les originaux. InRT' " formés que font les unes ; elles ne doivent paffer, que pour des brouillons ou premiers projets d'a&es : les autres font les originaux mêmes des greffes ou des notoriats, dont on déli'vre des grolfes ou des expéditions authentiques.

Les minutes furent, ainfi apellçes, parcequ'elles ont coutume d'être en écriture plus menue : comme les grolTes empruntèrent leur nom, de ce qu'étant mifes au net, les lettres eu font plus grolTes & mieux formées. Le Pape Innocent III. a fait ufage de grojfa dans cette lignification.

Les protocoles protocolla portent quelquefois le nom d'imhreviattir*. Ils font de trois fortes. Les premiers reflemblent beaucoup aux cartulaires ou plutôt aux regitres publics. On y référé tout au long & tout de fuite les arêts des Cours fupé*Les regîtresdes rieures, les fentences des inférieures, les aétes des * Notaires. M^fontapdlés ^es ^ccon<^s n'étaient originairement, que des minutes de cartularta feu pro- Notaires, où le précis des actes devoit être exprimé ;mais où nance ^Pl iT^0" *'ori ometton: ordinairement les claufes & les formules. Les k Bel du moisPdc troifièmes ne font que des modèles & des formulaires, à TuJuillet 1J04. fage des Grefiers, des Notaires, & autres Oficiers de Juftice, * chargés par leur emploi , de drelTcr diverfes fortes d'aftes. Les formules antiques, publiées par M. Baluze , D. Mabillon & D. Carpentier, font des protocoles véritables. M. Maf{b)ij!)r.T>i{lom. féi prétend (b), que ces divers recueils ne furent dreiTés hors i*g. 100. je X'Xcalie ; que pareeque l'ufage des chartes y étoit fi com

mun , qu'on n'avoit pas befoin de modèles , pour les rédiger.

Les protocoles du premier genre étoient en vogue dès )c VI. fiècle. Pour leur imprimer un nouveau degré d'authenticité; * Juftinien voulut, qu'ils portaient en tête une note , qui marr quât, fous quel Comte des Largelfes ils avoient été drefles. Ceux du fécond genre prirent faveur vers le XIV. fiècle: &C ce ne fut que pour parer aux inconvéniens, qui en naiffoient, qu'on les ramena en quelque forte à la forme des premiers.

Sous la première race de nos Rois, les Princes & les tribunaux ne renfermoient point dans leurs chartes les pièces , qu'ils renouvelloient : ils fe contenaient, d'en faire mention, Charlemagne commença, à les inférer ça entier dans fès diplômes (c). L'ufage dura longtems, de les raporter avec cette mEM_ PARfft> formule : hoc eftpr<tce^tum ou hœc eft carta. Mais depuis la fin S E c T. II. du XII. liècle ces pièces débutèrent aflez uniformément, fur- A p- xtout en France, par vidimus. De-là le nom de vidimus donné ^ De're ^ aux copies collationées {d). Cette dénomination étoit ordi- p. $07. i6.& 17. naire,dès le XIV. fiècle. Ainfi les mêmes fortes de copies, £^£1?*' collationées par l'autorité des Rois d'Angleterre , auraient pu' être apellées infpeximus -, puifqu'elles commencent auffi confia- * ment par ce terme.

III. Après être entré dans un fi grand détail fur la nomencla- Archives, charture Se la nature des pièces, qui font admifes dans les archives cricrs> leurs noms & les dépôts publics > il ne fera pas inutile,de dire deux mots,fur 1^^^/°" & les dénominations des archives mêmes. Les Grecs les apellèrent

Les Latins leur prodiguèrent les noms de tabularium, tabelLrium*y chartarium, chartularium y chartotheftum, graphiariumy regeftum y fanctttarium (e) yfacrum , facrarium, facratarium, facrijlia y ferinium , ferineum y feriniarium y ce/la, c amer a y cime- (*) fygen.de v,~ liarchum , cape Un y armarium, firiptio y archivum. ""fi-ft-10.

Depuis l'introduction de la barbarie ce dernier mot fut tourne en cent façons. On dît archarittm (f), archium, archibus y archivas y arcibum, arcivum &c. Mais feriberia & feriptura fignifioient, à proprement parler, les greffes. Ainfi s'énonçoit-on, du moins au XIV. fiècle. Selon les Grecs, hoyoSio-w étoit le dépôt des actes & regîtres concernant les impos publics & les <lépenfes militaires. Sous la première & féconde race de nos Rois, outte les actes publics & municipaux & les archives ecléfiaftiques; il y avoit encore des archives du Palais , qui répondoient au tréfor royal des chartes. Mais les guerres & les calamités publiques, ont fait périr cous les anciens monumens de ce genre. Il n'y a que les archives des Egli- 9 fes, qui en aient fauvé quelques-itns du naufrage. (/; Toi. Etkard

Les actes publics , anciennement (/) écrits fur des tables M?r'*fm*deTa'' d'airain, de plomb, de bois & de cire firent impofer le nom t.£'t. *' de tdularium {g) au lieu, où (6) elles étoient gardées. Les <s)Cù*r- Or M,

pro *rch. poet. n.S,

( j ) Archium eft ancien r puifqu'bn le celui de Rome avec le tréfor public dans tj^' Geor£' trouve dans lcDigefte. Paul.Lib. +.fer.t. le temple de Saturne. Ad Georg. lib. ir ** tit. 6. S- ». v. 501.

Lé) Scxvius Scholiaftc de Virgile place ,

[merged small][ocr errors]

Romains apellèrent tablinum 8c quelquefois tabinum le lieu, oi ils dépofoienc leurs livres de comptes &: leurs inftrumens privés.

Librarlum {h) étoit une dénomination 9 qui n'étoit propre qu'aux dépôts particuliers.

A tabttlarium fuccéda fcriniiim, fur lequel les étymologiftes fe font beaucoup exercés. Il fut d'un ^rand ufage dans le moyen âge -, mais l'on s'en fervoit déjà des le fiècle d'Augufte. De ce que les archives de S. Pierre ou la Bibliothèque du Vatican font qualifiées, facrum ferinium , dans (7) un diplôme du Pape Agapet;Lambecius en conclut, que cette Bibliothèque n'étoit anciennement rien autre chofe, que les archives du faint Siège. Les Allemans confondent ( /' ) pour l'ordinaire les noms & les droits d'archives & de chancellerie.

[merged small][ocr errors][graphic][merged small]
« 이전계속 »