페이지 이미지
PDF
[ocr errors]

plupart de celles du XL &c même que les diplômes en s't'ç\rii[. ^ parchemin des VIL & VIII. fiècles. Parmi les antiquaii,'P, IX- ^es, les novices mêmes s'aperçoivent du premier coup d'oeil, i| des titres ont éprouvé certains accidens, qui femblent ajouter au nombre de leurs années. Mais l'atention d'un homme confommé dans ce genre d'étude, fè porte à des objets plus délicats &: plus dificiles à faifir.

Non feulement il remarque l'humidité , que ces diplômes ont contractée ; les lieux mêmes , où ils ont été eonferyés, le foin qu'on en a pris, le plus ou le moins d'ufage qu'on en a fait, exercent tour à tour & fon expérience &:. fa pénétration. Il fait tirer parti de toutes ces circonftances & de beaucoup d'autres, qu'il eft plus dificile d'exprimer que de fentir. Auffi D. Mabillon n'a-t-il pas même tenté, de fixer l'antiquité des. diplômes, par la nature & la forme du parchemin> indépendamment de l'écriture. En effet prefque toutes les règles, qu'on pouroit donner fur 1 article , ne feroient fondées , que fur une fuite de modèles, qu'on ne fauroit expofer aux yeux du public , qu'en lui repréfentant les originaux. Si donc on vouloit porter ce moyen au degré de perfection , auquel abfolument parlant il n'eft pas impoflible qu'il ateigne; il faudrait d'abord établir des archives publiques, abondamment pourvues de pièces originales de tous les ficelés &c de tous les pais, rangées, dans un grand ordre : enfuite former des règles fur ces modèles & fur les divers raports , qu'ils auraient entr'eux. Alors on pouroit devenir conoifleur à peu de frais. Un moyen , qui n'eft que du reflort des antiquaires , feroit mis à la portée du commun des gens d'efprit, fans qu'il leur en coûtât beaucoup. Mais jufqu a ce qu'un pareil étaWiflement ait lieu , ( eh • qui peut dire s'il l'aura jamais ? ) il faudra toujours s'en raporter du moins à cet égard, aux décifions des antiquaires.

[graphic]

SEC. PARTIE.
Sec T. I.

CHAPITRE X.

. Injlrumens dont on s'eftJervi , pour écrire.

QUoîqu'on tire peu de lumière , pour le difcernemcnc du vrai &c du faux dans les a&es, des inftrumens avec lesquels on les écrivoic -, l'étendue de notre defTein ne nous permet pas , de les paffer tout-à-fait fous lilcnce,

L Les inftrumens, dont l'Antiquité vouloit, que le labora- inftrumens reiatoire d'un écrivain fût garni, étoient la règle, le compas, le à l'écriture, plomb, les cizeaux, le canif, la pierre à aiguifer, l'éponge , le ftyle , le pinceau, la plume ou le rofeau , l'encrier ou cornet 3 l'écritoire, le pupitre, une fiole pleine de quelque liqueur , propre à détremper l'encre devenue trop épaifle, une autre du vermillon , avec lequel (a) on écrivoit les titres des ^ pai*egr/ifb livres ou des chapitres, & une boete à poudre.^Chacun de ces ij. inftrumens avoit fa deftination particulière,

La règle régula , nerma & quelquefois canon , fervoit à tirer des lignes droites , & le compas à les ranger dans une égale diftance. Ces lignes tracées en blanc fubfiftent encore aujourdui fur plufieurs chartes & fur une infinité de MlT. & font ordinairement terminées dans leurs deux extrémités par des points, qui percent le parchemin d'outre en outre. Il en eft, où les trous font vers le milieu des pages : & alors on le difpenfe quelquefois d'y tracer des lignes en blanc. Ces trous ne font pas toujours en forme de points, mais de petites incifions horizontales. Quand les points , qui marquent chaque ligne font placés au milieu des pages , elles ne lainent pas . . d'être percées dans leurs extrémités par quatre points , qui Ce répondent. Les trous en diftance égale font faits, foit avec le ftilet ou la pointe du compas , foit avec quelque autre inftrument tranchant ou pointu , propre à mener les" lignes , qui dévoient précéder l'écriture.

Il eft apelle punclarium dans les Statuts du B* Guigues:, (b\ ^. c ^. . ^ le diftingué de la fubula autre inftrument du même genre, à Fulage des écrivains. Mais ils font confondus enfemble dans:

*^* la vie de fainte Meéthilde (c) par l'Abbé Engelhard. D. Légis E c T. i. 'pont (^) ^c confifter la diférence entre le ftyle & la fabula , c H A p. x. en ce que le premier ne fervoit, que pour les tables de cire; ^n'&13' J au lieu que la féconde étoit d'ufage dans les MfT.de vélin,

(d) Dtjfert. x. de ^ ~ , ° v'

Mf. libnfaue fag. tant pour enfoncer des points au commencement & a la fin

II0- des lignes , que pour tirer celles-ci. Lopfque l'inftrument à

tracer les lignes avoit trop de tranchant, le parchemin fe trouvoit quelquefois coupé , &: alors il faloit laiuer vuides les lignes endomagées. Nous en avons trouve plufieurs exemples.

On n'a pas befoin d'avertir, que les cizeaux retranchoient les inégalités des pièces du parchemin ou du papier. L'ufage du canif, de la pierre, Se de l'encrier ne font pas moins connus. Celui de l'éponge écoit d'éfacer tes méprifès , échapées à l'écrivain ou à l'auteur. On en ufoit encore pour aprêter les drogues, dont on faifoit l'encre d?or.

Les écritoires n'étoient pas feulement deftinées, à renfermer les plumes ou les rofèaux ; quelques-unes étoient façonées de manière à tenir lieu de règle. C'eft peutêtre en ce fens qu'un ancien apelle cet étui canon ( i ).

Kai Kctvova ypx,$t£a)v iSvTctTav (fuAaxa.

(<) Stnm. Ub. 6. S. Clément d'Aléxandrie (e) femble apliquer à l'encrier même le nom de canon. Mais M. du Cange, dans fes additions à fon Gloffaire de la baffe & moyenne Grécité, croit qu'il faut lire jutv/ov , d'où l'on a formé Kclvumiov atramentarium. Le premier fecrétaire des Empereurs de Conftantinople portoit le nom de canicularius KavixMioç, Jcswxàhç, ou iiri. Tovx.aviK.MiV> pareequ'il avoit la garde du vafê ,où le cinabre étoic confervc'., &c avec lequel l'Empereur fouferivoit tous les aftes, émanés de fa fouveraine puifTance. Vrxpofitus caniculi , dit Anaf

(f)AdVlll.Sy- taie le Bibliothécaire , (f) efiqui curarn rjr euftodiam gerit u

nod.generd. Aê. nicult ^ M CJ} j

atramentarii , ex quoImperator pbarniceas-literas feribit in chartis. Les Papes ont eu des Oficiers , qualifiés atramentarii , & charges des mêmes fonctions. La matière & là figure de l'encrier &; de l'écritoire, ainfi que le manche du canif varioient beaucoup. Mais la lame de ce dernier étoit bien plus large, que celle des nôtres. On peut voir dans la (JPtg. tj. Paléographie (g) &f dans Y Antiquité expliquée une écritoirc

(x) f.tcanoncm caUmetum reâijftmarxm.cujiqdem. AijtlioJ. lit», 6.. pag, yj^...edit» Commclin.

[graphic]
« 이전계속 »