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nini i -au lieu qu'il fufifoit, de fupofer chaque n lié avec ÎI,

SEsicT.Iiî'.IE* Pour kfe nimdans les deux / Samaritains, pris pour des caraChap. V L ctéres Grecs. Ainfi, ou S. Jérôme avoir perdu de vue les lettres Samaritaines ; lorfqu'il parlok de la forte à fainte Marcelle , ou plutôt les deux iod Samaritains , ayant été corompus par les copiftes de Ces œuvres; les éditeurs qui n'auront confulté que l'hébreu, auront cru faire merveille , en rendant * JT1 Jil ^e nini ^es Grecs par le nw des Juifs, au lieu du * des Samaritains, Notre explication eft fondée fur faint Jérôme lui

(t)ProU£.GaU*t. même.^ Voyez fon prologue (/) cité en marge. f

Après nous avoir déclaré., que les Samaritains écrivoient Je Pentateuquc lettres pour lettres , mais diférentes du côté de la figure & des traits, & que les Hébreux & les Samaritains ufoient anciennement des mêmes caractères , qui furent changés par Efdras; il ajoute , que le nom de Dieu eft jufqutà préfent dans les livres Grecs écrit en anciennes lettres. Or quel fens peut-on donner à ces paroles; fi ce n'elr que ces lettres étoient diférentes de celles, qui furent employées par Efdras: c'eft-à-dire, des Caldaïques; & les mêmes, dont les Juifs & les Samaritains s'étoient fervis avant & depuis Efdras» Quelques auteurs ont foutenu , que les anciens Hébreux avoient deux fortes de caractères, l'un facré & réfervé pour les livres faints, c'eft: l'Aflyrien ou le Caldaïque d'apréfent : l'autre

f>rofane, dont ils fe fervoient dans les afaires civiles , c'eft v„, ,„ c Samaritain. Mais le P. Souciet («) fe moqueàjufte titre

Ut mii. hébraïq. de cette diftin&ion, & nous ne nous arêterons pas à la combat- j- 7- &f*rv. jre . parcequ'elle ne porte fur aucun fondement folide. Avantages com- V. Ce n'eft que dans la langue Hébraïque , qu'on trouve des muns aux lettres lettres portant des noms, qui lignifient quelque chofe. Chez Caldajques & Sa- y peuples voiiins on aperçoit même alphabet, même arange

maruaines: ils r r ■ , . r. 7 r > 5

prouveat , que ment, même dénomination de lettres. Mais on lent des noms, c'eft d elles que les jci dérivés ; & là, qui ne fignifient rien. Ceux des lettres de l'al"riginc!""" phabet Grec font de cette nature. Les Grecs eux-mêmes conviennent; qu'il (6) faut en chercher la lignification chez les Phéniciens, c'eft-à-dire chez les Hébreux.

{6) On tient, dit Plutarquc , que l'alpha ocupe le premier rang parmi les lettres de l'alphabet; parecque les Phéniciens apelleat ainiî le bœuf, qu'ils mettent avant

toutes les chofes néceflaires à la vie:

«Pci'nnas tira JcaAiii Ttf foin S^mpof. lib. j. j. i.

Les -Les raports, qu'ont les lettres Samaritaines & Caldéennes ^

* 9 • SEC P A R TIE

•avec les chofes, quelles lignifient, méritent aufli, d'entrer en sic*, if. * confidération ; quand il s'agit de fixer l'alphabet , d'où tous Chip, VI. les autres font écoulés.

Il eft impoflible, dit-on (x), qUe les lettres des diférentes (*) Stephan. Monations de tout l?univers foient dérivées d'un peuple aufli peu r*n Exercit- * célèbre , même dans fon propre pais, que l'étoient les Samari- iôf30! tains. Il faut donc, qu'un confentement fi général de toute la terre, à fuivre cec alphabet, malgré la confufion & la diverfité des langues , prenne fa fource <lans l'origine même da monde.

Mais i°. retranchons d'abord des peuples, qui directement 43u indirectement ont cmbrafle l'alphabet des Hébreux , tous «ceux d'Amérique, & enfuite une portion très-confidérable dé ceux d'Afrique & d'Afîe. Les Chinois, les Tartares , les Japonois, dont les caractères font fi diférens des nôtres; qu'on ne peut pas même en former des alphabets, fburniflent un argument -auquel, dans le fyftème d'un alphabet divin ou naturel , on ne donnera jamais de réponfe fatisfaifante.

z°. Il n'eft pas fort étonant, qu'une découverte aufli belle^ aufli utile >&C même aufli néceflaire que notre écriture, fe foit étendue au près & au loin, -dans le cours de quelques milliers d'années. Il n'en a pas tant fala, pour que l'invention de l'imprimerie fe foit fait conoitrc de toutes parts. Il y a longtems qu'elle feroit folidement établie chez les Mahométans mêmes; fi la fuperfticion &c une faufle politique n'y mettoient obstacle.

3°. Il ne faut pas envifager les Samaritains , feulement entant que Chutéens , mais comme ayant reçu les livres de Moyfe de la main des Ifraélites, avec les caractères, dont ils avoient été écrits dès le commencement. Or les Ifraélites ÔC les Juifs furent avant , pendant ôc après la captivité de Babylone difperfés de tous côtés. Ils portèrent donc au moins alors l'art de l'écriture dans les régions , où elle n'éroit pas encore connue. Les Phéniciens , avec qui les Hébreux avoient de grandes relations , commerçoient dans les trois parties de l'ancien monde. Il n'étoit pas poflible , que du moins à la longue , ils n'y répandiflent la conoiflance de leur cqrit ure qu'on a'en featît l'utilité. Loin d'en faire myftère TmcL Gggg

Sec p 11 T iT ^ ^a^°^nt honneur , d'établir uti- fi bel' a*r par-f&Hr $$c». Iij, ou ils fbndoient des colonies. Leur écriture n'étôit pas" la.

. Caldaïque, mais la Cananéenne, Samaritaine ou Hébraïque,.

*Les HArcux ant^"eurc a la première ruine du Temple. Les IfraéJit*es*& <hc M. Rigord1,' les Juifs en captivité y employèrent* également l'ancien car-ac

"fC ^iCnt d" t^rC* ^ Be ^UC e^anS® > ^ l?oft ctt GftS* l'êS auteurs , qu'après "phéniciens , f" *e rétabliflèment du Temple, Le£ médailles frapées fôus Si» Ion chéniius , mon Machafeee prouvent a/Tez ,.. que Pufege de ces Caractère* «Ctéfas'dansjo ^ maincmc encore long-tem*après le retour de là captivité» »feph&dansEu- quoiqu'on écrivît peutêtre déjà, les livres, fajnts: en. lettres « sc-i e. « jtf/w. Galdaiques.

dt Trévoux 1704.

Juillet, j>. iigj. n 1 1 1 1 1 gggBgastSgg55H55g5SgS55SBgSSB555ES5S5;

e H A P r T R E. VIE

jPiver/ès manières de commencer la ligne : écrhuresi perpendiculaire-, orbiculairc , horizontale.

X E s hommes fuivent communément diverses routes, pour \ J parvenir au même but. Mais en général ils.femblent n'avoir jamais mieux montré leur peu de concert for le choix des moyens , que dans la manière , dont ils ont diipofe les caradéres de leur: écriture. Les uns ont commencé cet arangement de droite à gauche , &c les autres de gauche à droite. Certains fiècles fort reculés ont réuni tout à la fois ces deux manières», commençant tantôt par la droite &; tantôt par la gauche. Quelques peuples continuent d'écrire , de haut en bas-quelques autres., de bas en haut-: ceux-ci en remon* tant d'abord par le côté droit, & ceux-là par le côté gauche : d'autres en defeendant pratiquent- respectivement tout le contraire. Si l'on en croit M. Bimard de la Baftie , les.. Grecs & les Etrufques , ont, dans les anciens tems , employé l'écriture orbiculaire. Les Septentrionaux gravoient fur det, (#)v. la planche rochers (a) leurs lettres- apellées Runes , eii lignes courbes & B*x*v- cntrelaffées les unes dans les-autres. •

(b)Deprim£firib. Quant aux vingt-quatre manières d'écrite , repréfentées^l TM(c) Cr'enii-An»- p» Herman; Hugue , &. copiées (c) par- Hblmius. j la ptotéQ*. Philologue- «art font demeurées dans l'état de pure poflibilité « attk

ttitiçorhiji. f-A^l: ' *L

'Qu'aucune nation les ait jamais adoptées. Nous nous difpen- s£c PARTrJE fons, de les retracer fous les yeux du le&eur: parceque nous Sect. Ii.' nous bornons à celles , qui ont été > ou qui font encore en *ch** Vu. 4iiage. .

On peut réduire toutes lès écritures , envifagées par raport à l'arangement de leurs lignes , en perpendiculaire , horizontale & orbiculaire.

I. Nous àprenons ( i ) de Diodore de Sicile , que les In- Ecrira» pcrpendiens > ou habitans de l'île Tapobrane , n'écrivoient pas iculaire' comme nôus -, en étendant leurs lignes de côté ; mais qu'ils i le faifoient, en defccndant tout droit de haut en bas. Les Cb> noîs & les Japonois retiennent encore aujourdui cette manière. Ils n'écrivent pas feulement de haut en bas ; ils (d) jyu jjauet commencent encore , comme les Hébreux -, de droite à gau- Defeript. de u che. Par conféquent le commencement de leurs livres fe trou- chin't* ve , où finilTent les nôtres. Les Tartares, dont lés confones, en cela femblables à celles des Ethiopiens, portent leurs voyelles avec elles , dirigent , ainfi que les Chinois , leurs lignes de haut en bas , en obfervant de les ranger (e) de droite à gau- (,) meuhof. che. » Les Mongoux, ce font les paroles des RR. PP. Jé- g*'- HoiUnd. ad ■» fuites, dans leurs (f) Mémoires de Trévoux, écrivent par li- fTM' *" *> gnes perpendiculaires de haut en bas. C'eft ce que dit Guil- (/) Avril 174s. » laume de Rubriauis en parlant d'eux, lngurenfes fcribere deor- t- 6**n fum ejr multiplie are lineas à finijlrk ad dexteram. *

Les lignes de l'écriture des habitans (g) des îles Philppines> (g) GèrcdAmmde Malaie & de Malaca , félon un auteur Italien , commen- <*°del Gemellt-*-^ cent du bas en haut &c de gauche à droite. Cependant un {h) (/,) Reut. des Religieux Efpagnol , qui avoit demeuré dix-huit ans dàns les PMit p-4Philippines , fe contente de dire , que les habitans de ces îles ont apris de leurs nouveaux maitres , à écrite de gauche à droite ; au lieu qu'auparavant ils écrivoienr de haut en bas.

L'écriture des (1) Méxicains, ( fi ce nom lui peut convenir ) remonte (/') du bas au haut de la pagek Çi) Aeoft* de

, die. lit.

fîeurs auteurs repréfentent les caradtéres

des Péruviens , fous une forme encore *v*'ton

plus (îngulière. Nous lifons , dit (/) Bal- bl,c- atPaT*'- Frc+

thafar Bonifacio , dans rhiftoire des Indes 1

occidentales d'Oviédo , qu il y avoit dans mrc"'v,s'

les grandes villes du Pérou; avant que les "b-fing- t*f< $• Efpagnols s'en emparaflent , des archives

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I I. M. de la Baftie dans Tes Notes fur un marbre écrit en? lignes, dont la direction eft alternativement contraire , en: prend ocafipn, de parler d'un autre, ^enre {m) d'écriture ,dont les lignes ; au lieu d'être droites , etoient orbiculaires. Pour prouver-, qu'elle eut cours che& les Grecs; il cite d'après Paufanias (») le difque d'Iphitus., dojit l'infcription étoit en rond.

Une pierre commune en lettres (o) Etrufques-,, tracées de la même façon , porte M. de la Baftie à croire , que cet u(àge fut aufli obfervé par les anciens. Tofcans. Enfin il ne

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a0ez considérables. Elles étoient formées & gardées par des hommes capables , qui avoient l'art de raconter tous les événemens, dignes d'être tranfmis à la postérité. Ils le faifoient au moyen de cordelettes , teintes de diverfes couleurs , difpofées, nouées & entrelaffées diféremment j fuivant que l'exigeaient les chofes, qu'ils étoient chargés de peindre. Voyez Collefla Archivi de Vencker.- pag. (. * M. Fréret dit, que ces cordelettes , par leurs diverfes combinaifons de- nœuds & de couleurs , confervoient le fouvenir des aâions des incas , de leurs conquêtes, de leurs règlemens. On en formoit des regiftres., qui contenoient un état des revenus publics du Pérou & les annales de la nation. Mém.del'Acad. des Infcript. 1cm. 6. p. £14.

M. de Pouilly forment (p) ,■ que « ces « peuples n avoient point d'hinoirc .... »> Quoiqu'ils eu/Tent, dit-il, une manière » d'écrire par des nœuds , ils ne s'en ferai voient -.poinr. pour affiner la mémoire M des événemens pafTés : nous l'aprenons » d'un Inca , qu'interrogea là-deflks (q) » GarcilalTo de la Vcga. « Notre favant Académicien ajoute en marge Acofla l. 6. dit le contraire ; mais fon autorité ne doit pas balancer celle de l'Inca, que-cité Garcilaffo. Cela, n'a point empêché, ,_comme on vient de le voir, M. fréret, de fe déclarer pour le feHtiment opofé', dé citer les mêmes commentaires fur les Incas de GarcilafTo de la Vega , & d'avancer même, que » tous les écrivains Efpagnols « parlent de ce fait.... & que leurs téw moignages font fi cpnftans , fi uniforM mes & fi • nombreux , qu'il n'eft pas » po/fible de le révoquer en doute. « Ibid.

1« JPcre- Alphoufe Coftada.u , après.

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