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* lur l'alphabet de cette langue , qu'a publié le dofleur Ed. » Bernard , ProfefTeur de ï'Univerfiré d'Oxford, &c après » lui M. le Clerc ÔC M. Spanheim dans le premier volume de », fôrUivre de Vrxfiantik & ufu Numifmatum. «

Nous ne trouvons point dans Spanheim, de l'édition de Lortdre,d'alphabet Tyrienou Punique (3), diftinguédu Samaritain.. Si.quelqucs figures en petit nombre peuvent être revendiquées au premier } le droit du fécond fur les autres eft atefté par les médailles & les M(T. Samaritains. Peutctre même feroit-il plus aifé de prouver, que quelques lettres n'apartiennenc ni à l'un ni à l'autre alphabet, que de les faire palTcr pour Tyriennes ou Puniques..

Ce n'eft pas qu'il ne puiffe fe rencontrer dans l'alphabet Samaritain plufieurs lettres femblables aux Tyriennes. Ces dernières.doivent avoir retenu des marques de leur origine.. Mais le moyen de les difeerner ; tandis que les lettres? Puniques & Tyriennes feront pour nous une vraie énigme. Pour prononcer fur la reiTemblance des letrres de deux alphabets; il ne fufit pas de la montrer de part & d'antre entre certains caractères ; il faut encore que cette conformité tombe précifément fur ies mêmes^ lettres. On peut au refte fe ftater, qu'avec le tems on furmontera les dificultés , qui nous arêtent. Déjà M. l'Abbé Fourmont a fait une tentative } qui donneroit la clé des lettres Tyriennes j fi fon fyftème alphabétique fe foutenoit avec autant d'uniformité dans toutes fes parties , que fon hypothèfe hiftorique paroit ingénieufe. Malheureufement fon alphabet Tyrien & fon interprétation d'un célèbre monument de Malthe femblent fondes fur le traitd'hiftoire, qui en fait le dénoument: au lieu que la conjecturehiftorique auroit dû naitre de fon alphabet & de l'explication de l'infcription même.

Quoique ce foit fe mettre bien au large , que d'apellcr à fon fecours prefque tous les (4) alphabets d'Orient, pour lire trois petites lignes d'écriture Tyrienne > ou peut lui pafl'cr

SEC. PARTIE.
Sec T. II.

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SEC. PARTIE. Sect. II. Chap. XII.

cet article , ainll que fa verfion , qu'on ne prétend pas même examiner , pour éviter de trop grands écarts. Mais que ne pouroit-on pas expliquer ;quand on fe donne la liberté, de faire tout ce qu'il nous plait des lettres d'une infcription fort courte , qu'on fe propofe de rendre intelligible ? Leurs figures (y) font multipliées par la réunion fous une même

(yj i". M. Fourmont introduit dans cette infcription deux fortes de Daleth , l'un Hébreu & l'autre Samaritain. 1°. Son DaUth Hébreu a précifément la même forme, que.fon Refsb. }°. Il confond avec les Lamed une lettre, qui ne leur reffemblc point. 40. Il prend pour des Vau quelques figures, dont les unes pouroient conftituer des lettres à part, & les autres fe raporter à des caractères fort diférens. j°. Il fait ufage d'un Mem Eftrangel & d'un Mem final Hébreu. 6". Et ce Mem final, il ne le place point à la fin du mot, mais vers le milieu. ,7°. Il fuplée d'imagination un trait à certaines figures , pour en former des Mem Elrrangels. 8°. La même lettre lui fett â!lod Si de Thau: uneautte d'Aleph Se de He : 10°. une troifième de Daleth , de Refch Se de Lamed: 11°. une quatrième de P* & de Qttofh. 1 i°. Il ajoute au texte un Mem &un Re/H>,qui n'exiftent point dans l'original. 150. Nul acord entre M. Fourmont Se M. Guyot de Marne , Commandeur de l'Ordre de Malthe , auteur ( / ) fertazioni Acca- d'une diflertation , fur une médaille demichtin Roma. Punique , dont le revers eft double , Se dont l'une des légendes fe trouve en caractères Tyriens , & l'autre en lettres Latines ordinaires. La dernière eft COSSURA , & M. de Marne lit fur la première KOSRAR. Du Mem. de M. Fourmont , le Commandeur fait un Qjtofh, de fon Zain une S , & de fon Lamed, un R.

TM "' * part & d'autre. 14°. Nous pouvons donner une interprétation fuivie de l'infcripption, fort diférente de celle de M. Fourmont ; fans recourir, comme lui, tout à la fois à l'Arabe , au Syriaque & à l'Hébreu. Celui - ci ou le Caldaïque nous .fufifent. Commençons par l'interprétation de cet Abbé. Urinatore ( magno ) Urinatorum ma

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giflro ( Deo ) Duci cV ( t)eo ) abforbenii , m. die ( quo ) fMevaverunt {anchoram ) & natarunt , exierunt ( ad verbum , ) navigaverunt e Tyro , fortum reliquenat eum ! ctferunt invenir* Corrallium, txierunt ( iterum ) è Tyro ecce vafiare Lyd*m. Les mots entre deux parenthèfes ne font point dans le texte.

Cette infcription fixe , ielon M. Fourmont, l'époque de la découverte du corail, faite par les Phéniciens , celle de leur domination fur la mer,& de leur conquête de Malthe , qu'il fupofe avoir été pour lors apcllée Lyda : nom , qu'elle aurait tiré des Lydiens , fondateurs de diverfes colonies en Italie , fous la conduite de Thyrrenus, quatrième defeendant de Hercule en ligne directe. Ainfi , félon M. l'Abbé Fourmont , l'infcription ne doit pas avoir moins d'un millier d'années avant J. C. Cependant nous pouvons affurcr , qu'à peine pouroir-on faire remonter fanriquité de fes caractères Grecs deux cents ans avant la nailfance du Sauveur. On ne peut pas non plus la rabaiffer au-deflbus de Père chrétienne. Ainfi c'eft dans ces deux lîècles , qu'il faut la renfermer. Avant ce teins les lertres Gréques-ne relTemblent goères à celles de l'infcription. On en peut juger par nos planches j. (. Se 10.

Il aurait été à fouhaiter, que Lyda, ce prétendu ancien nom de Malthe , fi l'on en croit M. Fourmont, eut eu un peu plus de conformité avec celui, que portent plufieurs médailles Malthoifes en caractères Tyriens. M. l'Abbé Venuti (»j prouve , que ce nom eft Kerar. Du moins ne femble-t-il pas , qu'on puilTe contefter fut les trois confones , non plus que fur celles de Cofrar, nom de l'île Pantellaréc. Qu'il nous foit donc permis , de hafarder une nouvelle explication du même monument : plutôt poux achever

lettre

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lettre de caractères, qui n'ont entr'eux nuls raports de conformité ; par des traits arbitraires , qu'on fupofe oubliés , & qu'on fuplée ; par les divers ufages , qu'on fait des mêmes lettres , dans la vue de leur prêter des interprétations , a£ fbrties à un même objet déterminé. Des caractères totalement diflemblables font réduits à l'unité de fon. Deux lettres diftinctes font fondues en une feule. La même figure varie jufqua trois fois dans fa valeur &c. Tant d'inconftance & d'incertitude nous porteraient à fuprimer l'alphabet Terrien ; fi le livre , où il fe trouve (») étoit plus commun en („) Saggi di difFrance, & fi les découvertes les pluslieurcufes ne commen- Jeu. t. j. 1741. çoient pas ordinairement par des ébauches fort imparfaites. t*&-}9-&f*TM> Comme M. Fourmont n'a mis nul arangement dans fes lettres Tyriennes, & que chez lui leur forme fe montre foulent altérée; nous avons pris le parti, de tirer nous mêmes , d'après le monument original , un alphabet fuivant fon fyfteme : mais en rendant fenfibles la plupart de fes licences; •fur-tout par raport aux emplois multipliés des mêmes lettres.

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toirc , remportée pdr les Tyricns ou les
Carthaginois fur leurs ennemis , victoire
qui tournoit principalement à l'avanta-
ge des Cofuriens. Peutêtre étoit-ce un
monument, qu'on obligeoit les Malthois
à recevoir dans leur île , en réparation
dés torts , qu'ils auroient faits aux Co-
furiens leurs voifins. Ctafura eft, corn- („) \b\d. t. t;
me favent les antiquaires, l'île de Pan- p. fuhi.
tellarée, voifîne de l'île de Malthc. La
première eft ftérile , en comparaifon de la
féconde.

Pour faire valoir notre verfion , & mon-
trer précifément, à quelle ocafïon la dou-
ble inferiptibn fut dreiTée , il faudroitv
compofer une differtation entière.Mais ce
fetoit trop nous écarter de notre fujet.
Contentons-nous de dreffer un alphabet
conforme à notre interprétation , de fai-
re voir comment nous partageons les
mots écrits fur le double monument de

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*Hcbraïfmc pour remigem ejus, Deus fuuipitauit

Malthc, & d'en montrer la fource dans tutum
l'Hébreu , en marquant les mots Hé-
breux ou Caldaïqucs , qui répondent aux
Tyricns. On trouvera ceux-ci diftingués,
conformément à notre verfion , planche
XII.'n.XYI.

Oooo

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Malgré cela Ton alphabet n'en a que dix-fept ; pendant qui! aurait pu les faire monter à vingt tk. une : s'il eue admis autant de lertrcs, que le monument pré.fcnre de caractères diverfement figutés. Pour nous , entre les mains de qui les mêmes, lettres ne fe reptoduifent point plulieurs fois ; mais qui d'un autre côté ne confondons point des lettres diférentes :nous en comptons, dix-neuf dans une» infeription de trois lignes. Il ne nous manque, que trois (6) lettres , favoir le B \'Mk le T -, pour y, trouver un alphabet Tyricn complet> en le fupofànt égal, à celui des Hébreux & des Samaritains...

IV. Nous réfervons pour deux autres planches nos alphabets généraux des lettres Gréques. Celui qu'on fait paroitre ici, pour fervir de pièce de .corhparaifon j nous le amplifions le plus qu'il éft ppffible. Nous ne donnons guère plus d'étendue au Péla%ien ni à TArcadien. Ce dernier cil prefque entièrement tiré du V1ÏI. tome de la Bibliothèque (/) Italique, du Mf. de M. Bourguet, dont jl a été parlé &c des Diifertations de l'Académie Etrufque. Lé 'Grec eft de plus de mille ans avant J. C. On y reconoftles cara&éres de i'inferiprion d'Amycles, qu'on peut voir , planche V. Nous . ayons feulement ajouté le 0 & le 0 , d'après des iaferiptions de fept à huit cents ans. L'Arcadien ( q ) nq difere pas de l'ancien Latin, tiré des grandes Litanies, renfermées dans les tables d'JEugubio. La peuplade, qui nous le tranfmit étoit Pélafgiennc,félon M. Bourguet; mais fort diftinguée de celle, qui fe fi», «n Ombrie. Les autres tables Eugubjnes nous ont fourni (7]

(6) Nous avons compté féparément toutes les lettres de cinq pareilles étendues d'écriture Hébraïque. La première fois , que nous les avons fuputées ; trois lettres de l'alphabet nous ont manqué à ia i'. deux : à la 5 '. quatre : à la 4 . deux: à la f'. quatre. Somme totale 15. laquelle diviiee par cinq donne trois , qui doit être le nombre moyen , & qui fc trouve réellement conforme aux lettres Hébraïques , qui ne paroifTcnt-pas dans l'infcription. Cette obiervation-arithmé-1 tique eft "fondée , fur ce que dans toutes fortes de langues ., chaque lettre

ou "ifs * ~~7 rcv'cnt tanc ^e Par hgne & par

I *J page : enfone qu'on peut dire a peu près

combiîc de fois, la même lettre doit

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reparoitre dans une certaine étendue ûccriturc. Or ce qu'on dit d'une lettre,00 le peut dire de toutes. C'eft-là enc des principales règles , qui fervent à dc'chifcr les écritures , dont on connoit la. Jacgut.

{7} Les cinq premières tables dïngubio , G l'on en excepte quelques lignes de la troiiîème en caractères Latins, ne diférent en rien du côté de l'étrrart. Soit donc qu'elles aient été gravées pc des Pélafges ou des Etrufqucs ; on ne peut nier , que ces peuples n'eu/Tent les mêmes lettres. La plupart de celles , qu'on voit renfermées dans les tables Engubincs , ne fcmblcnt pas fofeeptibles deconteftation. Telles font les S- Le * raporté à l'F par M. Bourguet

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