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sic PÂRTÏË également des hébraïques ordinaires. Ceux-ci font plus Sict. il. carrés & ceux-là plus arondis. Les lettres Rabbiniques des Chap. xili. Juifs Italiens font nettes & déliées : celles des Allemans maffives & grofîiéres. Au fond à peu de chofe près elles font les mêmes; II l'on en excepte trois ou quatre , dont la diférence eft plus marquée. Les deux efpèces de leurs caractères carrés font encore plus femblables. Ecriture courante. I !• La troifième grande colone afeclèc à l'écriture courante eft fubdivifée en trois alphabets , toujours rangés par colones. La première préfente l'écriture liée des Juifs François, Italiens, Espagnols, Africains : la féconde celle des Juirs Levantins. La troifième eft encore propre à ces derniers, & fou Caractère diftinctif confifte à tirer beaucoup fur le Syriaque.

Il eft des auteurs, à qui il n'en faut pas davantage, pour Conclure à la defeendance du Syriaque de l'Hébreu moderne. Mais, fans rejeter abfolument cette prétention; ne pouroicon pas arfigner une caufe plus naturelle de la reffemblance d'une certaine écriture Judaïque avec la Syriaque courante? Les Juifs , à l'ufage de qui elle fert, habitent la Syrie : eft-il donc fort furprenant, que les caractères du païs de leur demeure , influent fur ceux de leur nation ? Nous ne faifons point de clafle particulière pour l'écriture courante des Juifs Allemans; parccqu'elle s'écarte fort peu de leur Rabbinique. (m) So. Buxtorf. C'eft prcfque l'unique, (a} dont ils fc fervent dans leurs afaiThef. Gramm. Ub. res & dans les lettres qu'ils s'entre - écrivent. Ceux des autrès Royaumes font le même ufage de l'écriture courante, de chaque Etat. Ce qu'il y a de plus fingulier , c'eft qu'ils (b) nu. p. 33). ufent {b) fouvent de ces caractères; quand même ils ne s'ex* H' priment,. qu'en la langue de leur pais. Ils y gliflcnt à la vérité

quelques termes Hébreux, & leurs mots font de tems en tems "altérés par quelques déguifemens légers. On peut voir ceux des Allemans expofes vers la fin cru Tréfor de Buxtorf.

Les dificultés qui réfultent de leurs abréviations font plus confidérables. Nous avons éprouvé ces dificultés, ayant été chargés autrefois de déchifrer des lettres & des mémoires, écrits en caractères Rabbiniques Allemans, qu'on avôit Trouvés fur Un Juif, dont la Juftice avoir faifi les papiers. Il s'en "faut bien qu'on puiffe expliquer toutes leurs abréviations, aa moyen: de celles, que Buxtorf le fils a publiées.

LU. . I I I. La quatrième grande colone eft partagée en quatre P A R T Ie utres, dont au moins les trois premières femblent toutafait S.ec T. Il étrangères aux Juifs d'apréfent. Les quatre alphabets, qu'elles GA" ^bc^ 'd'r* contiennent , nous font donnés néanmoins pour Hébreux nés pou/hébraïpar des MIL* dont le plus récent ne peut guère être poftérieur ques dans des Mff. au IX. fiècle. Nous tirons le premier alphabet des PrélimU trés anc,ei«naires (c) de D. Bernard de Montfaucon fur les Hexaples d'O- (e) Hexafl. t. r. rigène. Le fécond eft puifé dans un Mf. de la Bibliothèque tdu Roi d'environ 800. ans. Le troifième vient d'un MC de celle de S. Germain des Prés, dont l'antiquité ne fauroit être reculée au-delà de l'empire de Louis le Débbnaire. Le xpa* trième eft répété par trois fois dans un Mf. de l'Abbaie de S. Ouen de Rouen, Mf. Saxon, qui porte des caractères du VII. fiècle. .

Le premier pris fur un Mf. de la Bibliothèque des PP. Jéfuites ., eftimé du VIII. fiècle, tient beaucoup plus des lettres hébraïques des Juifs d'apréfent, que les trois autres. Mais il faut remarquer , qu'entre les divers caractères , que ce Mf. préfente, D. Bernard a choifi ceux, qui aprochoient davantage de l'Hébreu vulgaire. Les deux alphabets fuivans ont ensemble dcs raports plus fenfibles , que le quatrième. Ceux qui nous les ont tranfmis au IX. fiècle, attellent que ce font là les caractères , dont les Juifs faifoient actuellement ufage. Prelque aucun ne reflcmble à ceux, dont ils fe fervent aujourdui.

De favans hommes, après avoir manié beaucoup de MIT. hébreux en lettres carrées, déclarent qu'ils font tous affez récens. Du moins n'en produit-on aucun d'une antiquité certainement comparable, à celle de ces alphabets. D'autres , qui auront plus d'érudition Orientale & de loifir, nous apren- Reflcmblance Je dronc ce qu'on doit penfer, fur l'origine des alphabets antiques, ^ébraï^J «c'sa

que nOUS publions. maritai'nes, four

IV. On croiroit d'abord trouver un argument bien favû* ce de méprifes rable à l'antiquité de l'Hébrcu-Caldaïque, dans la reflemblan- SïSécrivSnt ce des lettres 3 & 3, 1 &: >, 1 & (1) & ^ : reflêmblance, fur raifons de douter

û les lettres des Juifs ne feraient

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SEC. PARTIE*

laquelle on a coutume, de rejeter diverfes méprifès des anSec T. Il cicns interprètes , même antérieures à J..C Mais cet arguChap. Xiil ment perd beaucoup de fa force; quand on fait attention, qu'il y a dans le Samaritain, qu'on apelle fouvent Hébreu, $ des daleth * & des refeh, § des beth Ç & des caph, ** des vau

^ [] & desiodt-, dont la conformité n'eft guère moins-marquée..

•» 3 • /> Aîwfî les fautes du texte, qui ont induit en errçur les premiers traduc~tewrsdes livres faints, auront pu précéder lés chanil ^ t gemens, aportés dans l'ufage des anciens caractères Hébraï

ques. •" • '•

(d) Hex*j>. 1.1, Dom Bernard de Montfaucon ( d ) dit', qu'on aperçoit l'X) ^ia.xj.,, " fur des pierres -, gravées par les Bafifidiens au II. ou III. fiècle.

Mais, après avoir parcouru tout le troifrènae livre de la féconde partie du fécond tome de fon Antiquité expliquée, où les gravures de ces hérétiques font repréfentées, & les inferiptions hébraïques annoncées 5 nous n'y avons pu découvrir une feule lettre hébraïque âprochant de celles, dont ufentaujourdui les Juifs., ''•' '■ '<"

En vain feroit>on valoir certaines médailles revêtues dlnferiptions hébraïques, pour réléver l'antiquité du caradére hébreu caré. La fâtifleté des uclcs ou monoies , qwi porteHt ces caractères, ne fauroit plus être révoquée en doute par aucun conoilTeur. Ces raifons ne nous paroifTent néanmoins pas fufifantes, pour faire déchois les lettres Judaïques de rantiquité, qu'on leur acorde ordinairement: & nous ne voudrions pas nier, que fes Juifs ne les eufTent en effet empruntées des AfTyriens, Caldéens ou Babyloniens , chez qui ils furent retenus captifs.. Mais on a fujet de croire, que les figures de ces caractères ne varièrent pas moins, que celles des Samaritains; ayant que les Juifs fuffenr auffi fcrupiileUx, qu'ils le font devenus dans la fuite , pour n'y . pas changer le moindre trait. ■ Il ne feroit donc pas abfolument incroyable, que nos alphabets , raportés d'après des MfT. fi anciens, ne fuflent pas toutafait chimériques , ni même inconnus aux Juifs des dix pre^ miers fiècles de- TEgl-ife. Voici encore unechofeà leur fujet, qu'il ne faut pas. omettre; c'eft qu'on trouve dans les alphabets Indien & de Salomon, publié par Hephurn, plufieurs des mêmes lettres , conformes à celles des deux derniers alphabets de nos MfT.. . . .1

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