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SEC. PARTIE.

ne*, a CHAPITRE XVI.

Parallèle des plus anciens MJf.' Grecs de France,
d'Angleterre , d'Allemagne, de Hollande
& de Suijfe,

AVa Nt que de pafler aux alphabets étrangers , qui
tirent du Grec leur origine ; nous croyons devoir met-
tre en parallèle les plus anciens M (T. Grecs de France, d'An-
gleterre , d'Allemagne , de Hollande & de Suifle. Comme II
fupreflïon des accens pafle pour un des lignes d'antiquité le
moins équivoque ; nous n'admettons aucun modèle , dont l'é-
criture ne foit marquée à ce caractère : fi ce n'eft qu'elle en
porte d'autres, qui paroiflent également avantageux , & qu'il
n'y ait au moins quelque fujet de douter , fi les accens n'ont
pas été ajoutés après coup*

Le fécond figne d'une haute antiquité dans les MIT. Grecs & Latins , c'eft que les mots n'y foient point diftingués les uns des autres. Ce caractère eft prefque fans exception dans tous les modèles de cette planche. A peine y découvre-t-on dans les derniers quelques légers commencemens de l'ufage contraire.

Le troifième figne d'antiquité eft que l'écriture foit onciale & furtout carée ou ronde, & non panchée ou alongée. C'eft encore le caractère univerfel de tous nos modèles.

Nous aurions rendu notre parallèle plus complet; fi nous avions été à portée, d'y faire entrer les MAT. d'Italie. A leur défaut, nous nous bornons à ceux d'Angleterre, pris d'après le catalogue de la Bibliothèque du Roi par Cafley , à ceux 4'Allemagne, d'après le catalogue de la Bibliothèque de l'Empereur par Lambecius, à celui de Leydc en Hollande , figuré dans l'ancien Teftament Grec de M. Mill, à celui de Zuric en Suifle, d'après le modèle , publié tout récemment par M. Breitinger, dans fa lettre à fon Eminence M. le Cardinal Querini, enfin à ceux de la France, dont nous avons tiré tous nos modèles fur les originaux.

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Les diférentes longueurs des lignes n'ont pas permis , de

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placer toujours les divers modèles au rang de leur antiquité , Sect. II.

d'ailleurs allez dificile à déterminer dans la dernière préci- Chap. Xvî.

lion. Nous avons au relie fujet de croire} qu'il n'en eft point,

qui ne Toit au moins du VII. fiècle^

I. Mais aucun , ce femble , ne peut le difputer pour l'an- Mf. collationé tiquité avec le Mf. que nous plaçons au premier rang, & dont ^BMioSIque de nous donnons pour modèle une efpèce de titre ( i ) de l'Epitre céfarée en PaleC de S. Paul à Tite. Jjj£ £TM jj« «■

On peut en voir la notice (a) dans la Bibliothèque Goiiline,. pnvic martj.ram~ D. Bernard de Montfaucon , qui, pour ainfi dire, le reflufei- {») P«* iji.d* ta, en réunifiant enfemble fes teuilles éparfes fur divers MliV-^* auxquels elles fervoient de couverture, le compte parmi les plus anciens de l'Europe. Mais pour ne point paroitre vouloir trop le relever , il fe contente de le fixer au V. ou VL licclc.

Il fut collationé fur l'exemplaire de la Bibliothèque de Céfarée, écrit de la propre main de S. Pamphyle Martyr, comme il eft expreflement porté dans une (b) longue note , placée ^ nu.p. *<*;. à la fin de ce Mf. par celui, qui l'écrivit &: le collationa. La Bibliothèque de Céfarée périt avant le milieu du VIL fièclc. Mais notre Mf. pouroit être de beaucoup antérieur à cette époque. Rien n'empêche même , qu'on ne puilfe le faire remonter jufqu'au IV. fiècle. On ne rencontre guère de notes, qui énoncent ces fortes de collations depuis le commencement du VI. fiècle. Quoiqu'il en foit, on n'a point encore fait conoitre de Mf. Grec, dont les traits (z) hiftoriques & contemporains annoncent une antiquité plus reculée.

I L Si le Pfautier Grec & Latin de l'Abbaïe de S. Germain Psautier trè*

ancien de S Gerfîn , & non pas au commencement de nia'n des Pf&. l'Epitre.

(i) Le portrait de Julienne, dans le Diofcoridc de la Bibliothèque impériale , en a fixé l'âge au VI. fiècle. Mais fi l'on comptent pour rien la forme du carac»ére 5 à combien d'autres Juliennes , diférentes de la fille de l'Empereur Olybrius ne pouroit-il point être atribué? On ne craint pourtant pas , à la faveur de cet indice , de regarder le Mf. comme k buabkmcnt du VI. iicclc..

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des Prés, dont on voit des modèles (3) aux nombres II. & III. StVr?iL^ ne furpafle pas en antiquité les fragmens de S. Paul ; il ne •chap. xvi. femble pas, qu'il doive leur céder de beaucoup. On écrivit le premier en Paleftine & le fécond en Occident, avant que l'étude du Grec y fut tombée. Rien dans l'orthographe Latine, qui fente la barbarie. On en pouroitdire autant de l'écriturei fi l'on n'apréhendoit, de heurter de front certains préjugés , qu'on tachera de difllper dans la fuite. Dom de Montfaucon, qui mettoit quelquefois un peu au rabais l'âge des MIT. recole) ibld.p. 141. n°ic a la vérité celui-ci (c) pour très-ancien: mais quand il s'agit de prononcer quelque chofe de plus précis ; à peine le fait-il remonter plus haut , que le VII. fiècle.

Cependant on n'y remarque nulle trace d'efprits & d'accens. On n'a pas même tenté, de les y faire entrer après coup. Les lettres onciales s'y montrent conltamment, fans aucune diftinction de mots. Ces caractères de la plus haute antiquité font relèves par la circonftance de la verfian Latine du même tems. Des Latins auroient-ils négligé la commodité des accens; fi l'ufage en eût été établi ailleurs, que dans les Grammaires î Une langue étrangère eft toujours pénible, quand fes mots ne font point diftingués entr'eux. Or les efprits &c les accens opèrent cette diftinction , indépendamment de l'efpacc interpofé entre chaque mot. ,

Jamais de lettres alongées, panchées, ou qui anoncent par quelque trait échapé, qu'on pouroit rabatre un peu de l'antiquité , qu'on prête à ce Mf.

Deux écritures y régnent tour à tour. D'un côté les A. font ordinairement arondis & de l'autre terminés en pointes recourbées. Mais l'arondifTement & les pointes font toujours à la gauche du le&eur & vers le bas de la lettre.

Rien rfeft ici plus fingulier , que Fi grec abfolument femblable à l'e Latin. Nulle part nous ne l'avons rencontré figuré

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