페이지 이미지
PDF

SEC. PARTIE.

*n antiquité, s'il ne le furpafle pas. Cet auteur ne feroit pas même difîculté ., de le mettre au deHiis; s'il en faloit ju- Tsci/n/ ger par les changemens de l'H en I, fans exemple dans lèpre- Chap. XYL] mier, &: qui ne font pas rares dans le fécond. Mais pour que l'argument fut toutafait concluant; il faudroit, qu'on ne remarquât point de changemens femblables dans des monumens intérieurs aux plus anciens MrT.

Au refte nous nous en raportons fur fon âge au jugement des antiquaires, jugement qu'il leur fera plus aifé de porter, à la faveur des pièces de comparaifon, que nous leur métrons fous ks yeux. On voit les caractères ( 19) de celui-ci au nombre XIV. de notre planche, d'après le modèle, que M. Breiunger en a fait graver. Nous ne devons pas omettre ici un trait, qui relève beaucoup le mérite du Mf. de Zuric. Le même favanc homme nous aprend, que le Mf. Aléxandrin , ainfi que celui <lu Vatican , laiffent des lacunes confidérables dans le livre des Pfaumes, auxquelles on peut rémédier, au moyen du Pfautier de Zuric. Ce dernier eft d'ailleurs écrit en caractères d'or & d'argent fur du vélin peint en couleur de pourpre. Comme il n'a ni efprits ni accens ; il auroit été placé plus haut •dans notre planche : fi elle n'avoit pas été déjà commencée j lorfque M. l'Abbé Oliva Bibliothécaire de M. le Cardinal de Rohan a eu la bonté , de nous communiquer le livre , d'où, nous empruntons ce modèle.

IX. Amgncr dans notre planche la dernière place à un Mf. Autre Mf. AleduV. fiècle ; cela paroitroit extraordinaire: lïnous n'avions pas «ndrinde s.Geraverti, qu'on feroit contraint, d'avoir plus d'égard à la forme amenant prcfquè des MIT. qu'à leur antiquité. D'ailleurs on s'eftrait une loi, de tous les livreshifmettre à la tête ceux, qui n'ont ni efprits ni accens : à moins to"<£cs de lan

. „ . '^ r r \ , , . , cien Tcftamcnt.

•que les uns & les autres n aient 11 évidemment ete ajoutes » que perfone ne puifTe révoquer le fait en doute. C'eft furquoi nous ne nous flatons pas de réunir tous les fufrages, en faveur 4u Mf. de l'Abbaïe de S. Germain des Prés, dont on donne un extrait (10) au n. XV.quoique D. de Montfaucon'^) fe foit ^ BMi«h c«#

f. 1. & 1.

» tous les llcdes , pour acomplir mes
» vœur chaque jour. « «.«pnm.
(ioy) TiV H iytçù avril ; ctx cKA.fi'4-«i

«■ÎXa1 "il iyÛfli'°S CH. T fllçàr

«t/TV. iaf at ï\$1f <r ÀTCtlttittoct ç-'

[ocr errors]

sic Partie déclaré Pour cet avis. Quant aux points; ils font de la même Sec T. il. main, qui a trace l'écriture du texte facré. A peine trouvées p. XVI«. f-on quelques accens & quelques efprits dans bien des pages..

Beaucoup d'autres en font allez fournies, mais toujours fans une fcrupuleufe exactitude. L'interprétacion des noms Hébreux, placée à- la-tête-de la Génèfe, eft totalement dépourvue d efprits &; d'accens. Il en eft de même des titres éc des divifîons des chapitres. Très-rarement en trouve-t-on quelqu'un dans les variantes, fcholies, notes & commentaires en lettres-onciales. Les paroles de ces divers morceaux , & fouVent même celles du texte facré ne font diftinguées les unes des autres, que par les points , qui tiennent la place des nôtres & de nos virgules. Les apoftrophes ont le même ufage qu'à préfent. Mais de plus elles fervent, ainfi que dans le Mf. de SuiiTe, à diftinguer les noms propres , ceux des lieux ou des perfones, & furtout les noms Hébreux d'origine. Tout ce qu'on adit des Bibles d'Origène convient à celle-ci. Partout on. voit paroitre les variantes des LXX. de Symmaque, d'Aquila, deThéodotion. &c. Les aftérifques & les obèles ne font pas oubliéesrles divifionsdeschapitresparoiiTentau hauravec les fommaires des matières, qui s'y trouvent renfermées : & le nombre de ces chapitres eft beaucoup plus grand, qu'il ne l'eft aujour(/>; Uid. f, 4. & dui dans nos Bibles. On peut les voir dans la Bibliothèque (b) -*r Coifline. Les marges font cliargées de fcholies de diverfes

mains 5t* dé diférens tems. Mais la plupart font très-anciennes. . Ges notes ne font prefque jamais tirées des Pères : du moins n'en montreroit-on pas une demi-douzaine, qui l'énoncent: & ces Pères ne font autres qu-'Eusèbe &: S. Bafile. A ce premietugne d'antiquité fe joint la forme du earaéT:ére,qui loin d'en céder à l'Alexandrin d'Angleterre , a un air encore plus antique. L'état monaftique conftamment déiîgné par le nom de

[ocr errors][merged small]

Philofophie, & en particulier fol. verfo 142. eft encore une ""^""^ marque aflez claire d'une belle antiquité pour les notes de la Sect. II.' première main. t. Chai; XVI.

Ces preuves conjecturales nous avoient déjà déterminés , à nous écarter de l'opinion de D. Bernard de Montfaucon, qui n'ofanrpas ranger ouvertement ce Mf. parmi ceux de VI. fié- ,( cle, fembloit l'avoir relégué pour toujours parmi ceux du VII. quoiqu'il parût le faire un peu à regret. Mais une note hiftorique nous oblige, aie placer (2,1) fans aucun doute au V. fiecle.

[ocr errors]

Mais l'un & l'autre conviennent avec le
Calendrier des Cophtes , que fa mort
ariva le 13. d'Amfchri ou Mechir ,
6e. mois des Egyptiens : c'eft-à-dire le
7. Février. Ainlî ni le jour ni le mois ne
s'acordent avec la date du Mf. Ajoutez ,
qu'on ne voit rien dans Timothée III.
hérétique, qui quadre avec le caractère
d'Aaron. Cependant , fi l'on raportoit à
ce Patriarche la note duMf.il s'enfuivroir,
qu'il feroit au moins du commencement
du VI ficelé.

Elle ne s'ajufte pas mieux' ni à la per-
fonc ni au jour de. la mort de Timo-
thée I. i°. les notes ou commentaires du
Mf. ne parlent guère de la fainte ViergCj
fans l'honorer du titre de ùitréxtç, mire
de Dieu. Ce langage devenu commun
anonce vifiblement un tems poftéricur au
Concile d'Ephèfe. Quand donc on feroit
remonter l'âge du Mf. au-dellus de cette
époque ; on ne fauroit niet , que les
notes , qui font d'une autre elicre & d'une
autre main , n'y aient été inférées depuis
cette date. 1°. le P. du Sollier f») & le
P. le Quien fixent la mort de Timothée I.
au îrf. d'Abib ou d'E^iphi , XIe. mois
des Egyptiens : c'eft - a-dire au 10. de
Juillet : ainfi le Timothée du Mf. eft di-
férent de Timothée I.

Ce ne peut pas être non plus Timothée Elurc , qui termina une vie fcélérate par le poifon. Les caractères d'une mort naturelle & d'une conduite douce & modérée ne fauroient lui convenir. Les auteurs ( f) ne font pas d'acord fur l'année de fa mort, que les uns mettent en 477. avec allez de vraifcmblancc , les autres en 478. ou479.Ferfonenela recule audelà de 481. Tous l'atachcnt à Mufré ou

[ocr errors][ocr errors]
[ocr errors]

-t-tt H cft furprenant, qu'elle ait échapé aux recherches de no

SLC . PARTIE. ^ 1 A . . | ■ . 1 — / xi «

s E c r. IL tre lavant Antiquaire, lui qui a conlacre près de trente-deux Cha p. XVI- pages in-folio à faire conoitre tout ce que ce beau Mf. a de plus remarquable. Si la note, qu'on va voir, lui allure une

[ocr errors]

•Mcfori, X I r mois des Egyptiens.Quelques-uns la fixent à fon 7*. jour , 3 1. de Juillet ; tandis que d'autres l'avancent au 5. du même mois Egyptien , 19. Juillet. Quoiqu'il en Toit; ces dates font trèséloignées de celles, qu'énonce le Mf.

Comme il ne nous refte que Timothée II. apellé Bafilique,* Albus, le Blanc, & plus ordinairement Salophaciolus; c'eft de lui, qu'on doit entendre la note du Mf. de S. Germain des Prés. Son caractère doux & pacifique , qui lui avoir gagné les cœurs de tout le monde, & des Hérétiques mêmes , quoiqu'ils ne voululfcnt pas communiquer avec lui , pouroit fcul fervir de fondement à la dénomination de fécond Aaron. Mais il lui rcflembla de plus par une infigne foiblciTe, fuivie d'un promt repentir, conftaté pat une lettre du Pape Simplice. Son crime étoit d'avoir rétabli le nom de Diofcorc dans les facrées diptyques. Libétat infinue , qu'il mourut d'une mort douce : Obiit autem fini moleftiâ. Cela paroit al loin au mot iriAtMtfa. Le Pape en écrivant à Acace , après la mort de Timothéc , qualifie ce dernier fon frère de fainte mémoire & fon coévêque. Ce trait revient encore au titre de bienheureux , que lui donne le Mf. titre qui n'étoit acordé par les Catholiques, qu'à des Orthodoxes. Une fi glorieufe qualité Fa fait exclure du Calendrier des Cophtes & des AbyfTins.

Les favans modernes ont ignoré jufqu'à préfent le jour & le mois de fon décès. Ils font même fort embara/Tés , à fixer au jufte Cannée de fa mon : parce que d'un côté Libérât dit, qu'il mourut la 13e. année de fon épifeopat au 6e. mois : ce qui, félon eux , en déligne la 14e. année courante : & que de l'autre le Pape Simplice parle de fa mort, comme toute récente , dans une lettre , datée du

(r) IW.fr. 58.* «5 Juillct 48*- ou 48). fuivant le (g) P. du Sollier. Au refte prefque tous les Cluonologiftcs mettent {à mort en 481.

ou 481. Toutefois comme fon ordination fut certainement célébrée en 4*0. ceux mêmes, qui prolongent le plus fa vie, ne favent que faire des fix mois , qui excédent l'épifcopat de Timothée. Mais probablement Libérât a voulu dire , que Timothée étoit mort dans la zje. année, commencée de fon Pontificat : & le 6e. mois doit s'entendre du mois des Egyptiens , auquel il mourut, & non pas da 6e. mois courant après 13. années révolues d*épifcopat. S'il a dit le 6. mois , an lieu du j. c'eft qu'il a pu fe tromper aifément d'un mois dans un fi grand cloignement des lieux. Peutêtre auffi les copiftes auront-ils par mégarde fubftinié VI. à V.

Loin que le mois & le jour du mois de la mort de Timothée Salophaciolus contredifent le Mf. c'eft là où les chronologiftes puiferont ces dates ignorées depuis fi long-tcms. Sa mort ariva donc le premier de Tuba, Ç. mois des Egyptiens , jour qui concourt avec le 17. Décembre. Ainfi le Mf. eft au moins de ce teins. Nous difons au moins : carpuifque ces notes font d'une encre & d'une main diférente du texte original ; on a tout lieu de le croire plus ancien. Non ne penfons pas néanmoins, à le faire remonter au-delfus du V. fiècle.

La feule objection , qu'on puiflê ici former; c'eft que la note faite pour un Mf. du V. fiècle aura été tranferite par les copiftes dans des MfT. plus récens, tel qu'eft celui-ci. Mais i°. nul conoifTenr n'ofera foutenir, que le Mf. & la note en queftion foient d'un tems poftérieur au commencement du VIIe. fiècle. r". Quiconque placera le Mf. Alexandrin au VI. fiècle , ne poura refufer à notre Mf. un âge égal : puifque de part & d'antre les caractères font les mêmes. Or on ne croit pas , qu'aucun antiquaire , tout bien confidéré,puifTe déformais rabailTer le Mf. Alexandrin au-deffous du VF. fiècle. Celui de S. Germain des Prés pouvant à jnfte titre prétendre à la même antiquité : il ne

[graphic]
« 이전계속 »