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-sic PartÏt cara^res » renfermes dans notre alphabet général RuSe c r. r i. niqueont fi prodigieufement changé de figure dans un affez Ch Ap. XVIII. petit nombre de fiècles ; fupofé que ces lettres vinflent des Gréquesou des Romaines. Ne fe pouroit-il pas même faire, que comme les barbares devenus Chrétiens abandonèrent pendant long-tems aux Clercs l'étude des.lcttres.: lorfqu'ils étoient encore payens , quelques-uns de ces peuples s'en déchargeaffent également fur les miniftres de leur faulTe Religion? D'ailleurs il n'eft pas rare , que les Grecs & les Romains aient comté pour rien toute littérature , où ils ne pouvoient rien comprendre , & qu'ils trouvoient plus court de méprifer,que d'aprofondir. Remarques far III. Au milieu des alphabets Runiques on en remarque ,. les alphabets du dont lçs lettres peuvent paffer pour communes, ou pour être Nu'd' beaucoup plus fréquentes que les autres. Elles naiffent toutes

de l'I. ou de la ligne perpendiculaire. A ce trait fi quelqu'un croit faifir la marque de la fimplicité primitive des plus anciens caractères ; un autre s'imaginera peutêtre découvrir la preuve d'une écriture inventée après coup. Mais de part Si d'autre on fe tromperait également. M ?*g- 49- L'alphabet Norman , félon Béde, publié (e) par Wormius ne retlemble prefque point à celui, qu'on voit dans le beau Mf. 1340. de la Bibliothèque du Roi. L'un & l'autre contiennent peu de caractères, que notre .alphabet général n'eût déjà tiré d'ailleurs. Outre celui (4) des Normans,les Scythes, les Gétes & les Maffagétes avoient aulfi le leur. Chacun de ces alphabets ofre un nombre de lettres évidemment Runiques , & de l'efpèce la plus commune : mais ils ont auffi des caractères , qui les diftinguent les uns des autres. On n'en doit pas inférer , que les derniers ne font pas de véritables runes. Car combien d'alphabets intitulés Runiques dans les anciens MlT. où l'on ne laiffe pas d'obferver de femblablcs traits 8C de conformité Se de diffemblance? PnkisdeUXlV. IV. Les MfT. les inferiptions & les alphabets Runiquesi planche. -voilà les fources , où l'on a puifé l'alphabet général , quo

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Bibliothèque du Vatican (f) prend on alphabet Runique pour celui d'Ulphilas 5 quoique ces deux alphabets ne fe reffem

niques ou Septentrionaux. L'auteur de la J bknt en rien.

nous

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nous donnons dans notre XIV. planche. Hickes lions a fourni la plupart de ces caractères ; mais à cela près fon travail n'a Sect.rii. guère diminué le nôtre. Ce n'eft pas qu'il n'ait drefle lui- Cha*, xviil. même un alphabet général : mais nous n'avons pas cru devoir le copier, i°. Parcequ'il n'y a pas fait entrer tous les caractères de fes alphabets particuliers. 20. parceque nous en tirons d'ailleurs. 30. parceque cet auteur n'a mis aucun ordre entre les diférens caractères , rangés fous la même lettre : au lieu que nous les avons difpofés de façon, à faire apercevoir tout d'un coup leurs rajjorts & les changemens infenlibles, qu'ils •ont pu éprouver.

Ces raports n'ont pourtant pas cchapé à la fagacité de George Hickes. Il a même cherché le moyen de les rendre fenfibles aux autres, eu formant, pour chacune des lettres de l'alphabet Runique , une efpèce d'arbre généalogique , divifé en diférentes branches. Notre arangenient des runes nous a paru un moyen plus court ôc plus fimple , pour parvenir au même bue.

En ^réunifiant tous les alphabets des mêmes peuples , il en réfulte ordinairement pluficurs caractères, qui fe confondent avec d'autres lettres, dont la valeur eft réellement très-ditcrente. Cet inconvénient a lieu dans l'alphabet général des runes , plus que par-tout ailleurs. Les compilateurs des monumens, & plus encore des alphabets Runiques n'auront peutêtre pas peu contribué à cette confufion , en rendant quelques caractères par des lettres, qui ne leur convenoient pas. Mais quand ils n'auroient pas donné dans ce mécompte ; il refteroit aflez de lettres qui fe reflemblent, quoique de valeur diférente, pour caufer de l'embaras.

Une lifte de ces caractères peut en partie remédier au mal. On la trouvera dans la même planche n. IV. On fera fans doute éfrayé de leur multitude : mais on fera rafluré -, quand on faura, que nul monument, nul Mf. nul ouvrage ne les réunit tous , ni même un grand nombre d'entr'eux. L'alphabet fimple & commun fufit prefque pour la lecture des antiquités Runiques. Au furplus l'inconvénient réfultant de diverfes lettres, qui empruntent les mêmes figures, eft commun à prefque toutes les écritures , & notamment à la Latine.

Il en eft peu, où les conjonctions de caractères (oient plus
Tome h X x x x

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ordinaires, que dans la Ru nique. Nous donnons One lifté des" principales, fous le n°. III. Le II. renferme les notes Runiques, les caractères fervanc à rendre les diphtongues, ainfîquc certaines lettres doubles, les fyllabes entières & même quelques mots. L'alphabet des anciens Huns (g) eft placé fous le nombre V. Sa marche de droite a gauche dénote une écriture Orientale. Comme nous Tommes tombes fur deux * alphabets de ces peuples , èc que nous y avons obfervé des- diférenees efTentielles; nous avons-, fait graver féparément les caractères , dont la diffemblance eft plus confidérable. Les chifres, qui les fwivent , annoncent la lettre 3 à laquelle ils fe raportent. En font-ils dépourvus , dans le premier alphabet ? c'eft qu'ils fe trouvent conformes aux figures des mêmes élémens du fécond. Sont-ils acompagnés de ces chifres? ils montrent par-là une diiïemblance plus ou moins grande y mais qu'on peut aprceier par la cpmparaifon des lettres , marquées aux mêmes chifres de part & d'autre..

» M. Cellius , [h) dans une oraifonpttbiiée à Upjal en 1707.. »fur les Runes de Helfinghland, bien loin de douter , que les «■ Runes fufTent de véritables caractères d'écriture} comme a »» fait le P. Kirchcr, s'eft fortement perfuadé , qu'elles de» voient être des lettres d'un ufage vulgaire , &r non. pas des. » lettres myftérieufes ; puifqu elles fervoient le plus fouvent »à des inferiptions (epulcralcs, par lefquelles on prétendoie » conferver à la poftérité la mémoire des défunts^ Or e'efl: à. « quoi l'écriture en chifre n'étoit nullement favorable."

V. Outre le rocher gravé dans la planche VI. diftinée à repréfenter quelques ufages finguliers , dans la manière de commencer les lignes & de les difpofer -, il faut ici donner un modèle de l'écriture Runique , telle qu'elle fe voit dans les anciens MIT. LTuftoire cfHialmar Roi de Biarmlande & de Thulemarkie,rmprfmée à Stockholm en 16 99 .& publiée de nouveau dans laDifTertation épiftoIairede Hickes, va nous fournir un morceau curieux, & qui peut donner un grand avantage (f) à i

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