페이지 이미지
PDF
ePub
[ocr errors]
[graphic]

PROCLAMATION of the Provisional Government of Greece,

DE 1

8950sty squaccepting the Armistice with the Ottoman Porte, proposed

by the Mediating Powers, Great Britain, France, and est Russia.--21st August, 1827. Indud uldonuvaus aula at anul

12 Une circonstance essentielle et critique se presente aujourd'hui deyant tous les Grecs, et le Gouvernement de la Grèce croit son devoir sacré et indispensable de la communiquer au public.. :45 Le Traité du unter signé à Londres par les Plénipotentiaires des trois grandes Puissances, l'Angleterre, la Fránce, et la Russie, et publié déjà de tout côté, ne nous permet plus de douter que ces grandes Puissances ont pris la décision de mettre un terme à notre guerre par leur intervention forte et efficace. La Nation Grecque a déjà demandé la médiation par ses Députés réunis en Assemblée Nationale, d'abord ia Epidaure, et dernièrement à Trazène, et la décision des grandes Puissances de la Chrétienneté preuve que les Grecs n'ont pas vainement espéré à leur compassion. Mais quelle que soit la compassion des Puissances Médiatrices, et quels que soient Jeurs efforts pour terminer la guerre, les Grecs ne doivent jamais oublier que leur sort futur dépend en grande partie d'enx-mêmes, c'est à dire, de leurs propres actions, que dans ces circonstances critiques surtout ne doivent être dictées que par la prudence, et constammeut accompagnées d'une activité zélée; c'est dans cette circonstance surtout que les Grecs ont plus que jamais besoin d'une union sincère pour montrer devant tout le monde qu'ils sont injustement accusés d'être portés aux troubles et à l'anarchie en se montrant constamment soumis mux lois établiés, unis pour un, et seul but, celui du bonheur, de la *Patrie, et par cette union même forte devant leurs ennemis, les Grecs so montreront dignes de la bienveillance et de la compassion de toutes les Puissances Chrétiennes, et contribueront efficacement au succès de leur médiation formidable. Pe letne uue'b 10.7r'a 19 13.8. Par le prémier Article du Traité de 6 Juillet les Puissances s'en. *gagent d'insister sur la conclusion préalable d'une armisticers Les

Grécs, sans doute, ne peuvent gnères s'opposer à une chose qu'ils ont ? eux mêmes demandé pendant l'Assemblée d'Epidaure, mais qu'ils cobsidèrent en même tems que ce n'est que, d'euxmêmes qu'il dépend d'obtenir un armistice honorable et avantageux. Qu'ilsusedonblert done leur activité, qu'ils se montrent plus que jamais sincères et prompts à exécuter les ordres, afin que l'ennemie ne profite de cet intervalle à leur détriment. C'est par cette même consideration que le Gouverne.

ment de son côté ne negligera rien pour soutenir et appuyer l'activité, et la promptitude qu'il espère de trouver dans les Grecs. . . .

Grecs ! la lecture du Traité vous persuadera qu'il s'agit aujourd'hui des plus grands intérêts de la Nation, et qu'il devient, par-là même, absolument nécessaire que le Gouvernement se trouve en état de consacrer tranquillement la plus grande partie de son attention au réglement de ces mêmes intérêts.

La Ville de Nauplie malgré la tranquillisation des troubles qui y ont malheureusement regnés pendant les dernières semaines, n'est pas la place la plus convenable à ce but. Un reste d'inquiétude d'après des troubles si grands, et la possibilité de nouveaux heurtemens attireraient toute l'attention du Gouvernement dans l'enceinte de la Ville. C'est pourquoi que, du consentement du Corps Législatif, il a décidé de se transférer à Egine, où tous les précédens et l'état actuel des choses lui garantissent de pouvoir s'occuper en tranquillité des grands intérêts de da Nation, pendant qu'il se trouvera en même temps dans une situation très convenable pour regarder de près et soutenir efficacement toutes les opérations militaires aussi longtemps qu'elles dureront. '

En se transférant à Egine le Gouvernement n'oubliera point la nécessité de la conservation de l'ordre et de la tranquillité dans Nauplie, et il ne negligera d'aucune manière les droits et les intérêts des habitans de cette Capitale, en donnant, avant son départ, les ordres nécessaires pour tout ce qui regarde cette affaire.

Grecs ! Plus votre Gouvernement comprend la crise qui se presente, le plus il rédouble de zèle, de vigilance, et d'attention pour se montrer digne de votre confiance, mais aussi plus il connait le besoin de vous trouver prompts à le soutenir: il vous invite à une union vraie et sincère, à une obéissance parfaite, à des actions dignes d'hommes qui sentent les biens de la liberté et qui doivent l'avoir. Que tous les Représentans qui ne se trouvent pas près du Corps Législatif se rappellent que c'est dans cette circonstance que le Sénat a besoin de leur presence et du concours de leurs taleuts, et qu'ils s'empressent à l'accomplissement des devoirs sacrés que le Peuple Grec leur a imposés, que tout Grec qui peut, ou par parole, ou par des faits, contribuer au soutien des Loix et à la conservation de l'ordre, co-opère avec le Gouvernement de sa Patrie à cette grande cuvre; mais si des personnes turbulentes par systeme, et n'ayant d'autre satisfaction que le renversement de l'ordre public, persistent à tromper et égarer des Citoyens, et à préparer la destruction certaine de la Patrie, que ces Individus sachent qu'ils ne pourront pas échapper à la peine convenable à leur malice impardonable, et qu'ils connaissent que le Gouvernement prendra contre eux des mesures efficaces, analogues aux circonstances et dictées par les. Loix. Le Gouvernement, en attendant, non seulement espère mais il est plutôt persuadé que les Puissances contribueront à renforcer les mesures qu'il

1050 GREAT BRITAIN, FRANCE, AND RUSSIA, AND TURKEY,

prendra en faveur de l'ordre intérieur, contre ces Ennemis de la tran quillité de leur Patrie, et ne doute pas dès à present qu'il pourra conduire à une fin certaine, l'ægyre salutaire qu'il a résolu d'entreprendre irrévocablementa

, Nauplie, dans la Forteresse Maritime, le 9 (21) Août, 1827. ... .. La Commission du Gouvernement,

teise !: GEORGES MAYROMICHAIJ. Ine 33. "Zái si moare JEAN M. MILAITI. ., quam, in po

r cedNAKO. Le Secrétaire d'Etat pour l'Intérieur et le Police, ANASTASIO LONDO.

Le Secrétaire d'Etat pour les Affaires Etrangères, G. GLARAK).

[ocr errors]

PROTOCOL of the Admirals commanding the British,

Russian, and French Squadrons, off Navarin, the 18th of October, 1827.

(Translation.) a B yd vigmia tod 2911iliteod on Deo 000 brak 9 03 moitonit 95 s souhonderbeun : Me The Admirals commanding the Squadrons of the three Powers which signed the Treaty of London, having met before Navarin for the purpose of concerting the means of effecting the object specified in the said Treaty, viz. an Armistice, de facto, between the Turks and the Greeks, have set forth in the present Protocol the result of their Conference. .. .is, 1. Considering that, after the provisional suspension of hostilities, to which Ibrahim Pacha consented in his Conference of the 25th of Sep tember last, with the English and French Admirals, acting likewise in the name of the Russian Admiral, the said Pacha did the yery next day violate his engagement by causing his Fleet to come out, with a view to its proceeding to another point in the Morea; ti Considering that since the return of that Fleet to Navarin, in congequence of a second requisition addressed to Ibrahim by Admiral Codrington, who had met him near Patras, the Troops of this Pacha had not ceased carrying on a species of warfare more destructive and exterminating than before, putting Women and Children to the sword, I burning the habitations, and tearing up trees by the roots, in prder to

complete the devastation of the Country T .17.50 Coc Considering that, with a view of putting a stop to atrocities, which exceed all that has hitherto taken place, the means of persuasion and conciliation, the representations made to the Turkish Chiefs, and the advice given to Mebemet-Ali and his Son, I have been treated as bmockeries, whilst they might;with one'word, have suspended the coure "Of so many barbarities;! • "'.to 10 J90 21 !1,11-18.-ari terurgia aed 930654197 s Louga or, 36 vos DEN91 194 780 ve demais

SVE

[graphic]

GREAT BRITAIN, FRANCE, AND RUSSIA AND TURKËY. 1061 » Considering, that there only remains to the Commanders of the Allied Squadrons the choice between three modes of fulfilling the in. tentions of their respective Courts, namely: . .' ."

Ist. The continuing, throughout the whole of the Winter, 'a blockade, difficult, expensive,' and perhaps, useless, since a storm may disperse the Squadrons, and afford to Ibrahim the facility of conveying his destroying Army to different points of the Morea and the Islands.

2dly. The uniting the Allied Squadrons in Navarin itself, and securing, by this permanent presence, the inaction of the Ottoman Fleets; but which mode alone leads to no termination, since tlie Porte persists in not changing its system. ..obi.

3dly. The proceeding to take a position with the Squadrons in Navarin, in order to renew to Ibrahim propositions which, entering into the spirit of the Treaty, were evidently to the advantage of the Porte itself.. ..ex.Items

B

O T After having taken these three modes into consideration, We have unanimously agreed, that this third mode may, without effusion of blood and without hostilities, but simply by the imposing presence of the Squadrons, produce a determination leading to the desired object. * We have in consequence adopted it, and set it forth in the present Protocol.--October 18, 1827.

.: EDWARD CODRINGTON, Vice-Admiral and Commander-in-Chief of His Britannick Majesty's Ships and Vessels in the Mediterranean. . .. n

LOUIS COUNT DE HEIDEN, Rear-Admiral of His Imperial Majesty the Emperor of all the Russias.

H. DE RIGNY, Rear-Admiral, Commanding the Squadron of His Most Christian

Majesty.

Memorandum.-The Action between the combined Squadrons and the Turkish Fleet, in the Port of Navarin, took place on the 20th of October : (See the London Gazette Extraorçlinary, of 10th Novem. ber, 1827.)

i. iné : ille

a biei, 20 'n bor i ri ''

T '91; is DECLARATION of the Admirats commanding the combined

Squadrons, to the Turkish Chiefs, after the Action in the IS Port of Nardrin i ?).: Shimano y Translation) tab 99:120 TILA: Gut ilari to'r33

. As the Squadrons of the Allied Powers did not enter Navarin with man hostile intention, but only to renew to the Commanders of the

Turkish Fleet propositions, which were to the advantage of the Grand Signior himself, it is not our intention to destroy what Ships of the Ottoman Navy may yet remain, now that so signal a vengeance has

been taken, for the first cannon-shot which has been ventured to be fired on the Allied Flags... . vyr. We send therefore one of the Turkish Captains, fallen into our hands, as a prisoner, to make known to Ibrahim Pacha, Mouharem Bey, Tahir Pacha, and Capitana Bey, as well as to all the other Turkish Chiefs, that if one single musket or cannon shot be again fired on a Ship or Boat of the Allied Powers, we shall immediately destroy all the remaining Vessels, as well as the Forts of Navarin, and that we shall consider such new act of hostility as a formal declaration of the Porte against the three Allied Powers, and of which the Grand Signior and his Pachas must suffer the terrible consequences. • But if the Turkish Chiefs, acknowledging the aggression they have committed by commencing the firing, abstain from any act of hostility, we shall resume those terms of good understanding which they have themselves interrupted. In this case they will have the „White Flag hoisted on all the Forts before the end of this day, We demand a categorical answer, without evasions, before sun-set.. :

EDWARD CODRINGTON. . • LOUIS COUNT DE HEIDEX.

H. DE RIGNY..

PROCLAMATION of the Ottoman Porte, declining the

Mediation of the Allied Powers, and the Proposed Armistice with the Greeks. 20th December, 1827. (Traduction.)

PROCLAMATION émanée par Hatti-Chérif, le ler de Djemaziulakhir, 1243, (20 Décembre, 1827,, expédiée à tous les Pachas et Gourer. neurs des Provinces de l'Empire, et remise à lous les Aians (Primats) convoqués dans la Capitale. * Il est notoire à toutes les Personnes judicieuses, que tout comme chaque Musulman est naturellement l'Ennemi capital des Infidèles, les Infidèles le sont également des Musulmans, et que principalement la Cour de Russie est l'Ennemi juré du Peuple Musulman et de l'Em. pire Ottoman. Cette Puissance, dans l'idée absurde de mettre i exécution les mauvaises intentions et les projets méprisables qu'elle nourrit de longue main contre le Peuple Musulman et l'Empire Mahometan, saisissant depuis 50 à 60 Ans chaque occasion, et dernièrement se faisant forte de l'indiscipline des maudits Brigands de Janissaires, déclaroit la guerre sous le moindre prétexte. Le malheur a fait, que plusieurs fois elle s'est emparée de Provinces Musulmanes. D'un autre côté, son orgueil et sa présomption s'accroissant de jour en jour, et étant dans l'intention perfide de réussir avec facilité dans le projet absurde tramé contre la Sublime Porte, elle surcita les Grecs depuis longtemps ses Corréligionaires ; ceux-ci se réunissant en Nation et se

« 이전계속 »