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Cet adoucissement déjà grand dans le code pénal, n'était cependant qu'un commencement imparfait de la réforme projettée. Quelques principes évidens de justice y étaient encor més connus. L'évasion de la prison était punie de coups, à la volonté du juge, même de mutilation d'oreilles. L'homme échappé de prison, devenant coupable de l'un des délits que la nouvelle jurisprudence punissait d'une peine legère, l'était de mort selon le code de la jurisprudence ancienne : comme si la loi qui doit toujours supposer à un détenu le désir de s'échapper, ne devait pas réunir toute sa surveillance et tous les soins pour rendre la prison sûre, rendre même, s'il le faut, les geoliers responsables des évasions, sans pouvoir jamais faire un nouveau crime à celui qui, en échappant à la captivité, ne fait qu'obéir à un désir paturel, dont personne ne peut méconnaître la violence, ne rompt réellement aucun engagement et ne trompe aucune confiance.

L'expérience de deux ou trois années découvrit promptement aussi les nombreux inconven niens des travaux publics. Ces criminels chargés de fers, répandus dans les rues, sur les chemins, présentaient plutôt au public, le spectacle du vice que celui de la honte et du malheur. L'impossibilité de les surveiller tous d'asa sez prés, leur laissait souvent les moyens de se livrer à des excès, de s'enivrer, d'entrer dans les maisons, quelquefois d'y voler , souvent de rompre leur chaînes. Tous les prisonniers étaient confondus, quels que fussent leurs crimes et leurs caractères. Le mauvais ne devenait pas meilleur par ce mêlange, et le moins mauvais, en devenait pire. L'effroi était dans les villes et dans les campagnes; et loin que les hommes, ainsi punis, en reçussent des moyens d'amendement, les crimes se multipliaient et les prisons devenaient trop petites pour le nombre des condamnés qu'elles devaient contenir. · Plusieurs citoyens respectables de Philadelphie se réunirent à cette époque, dans l'objet de porter quelque soulagement dans les prisons, d'en découvrir les besoins, d'en révéler les abus au gouvernement. Cette société provoqua un nouvel adoucissement dans le code pénal. En 1790, la législature, composée encore d'une seule chambre, abolit les travaux publics, la mutilation, le fouet, l'amende en réparation des crimes commis. Cette loi exige aussi un grand degré d'évidence pour la conviction de quelques crimes, particulièrement pour celui de la destruction d'un enfant , par sa inère, dans

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DÉS PRISONS DE PHÍL A D E L P HIE;

Avril 1795

Howard ; le bienfaisant philosophe Howard, qui constamment employa fa vie entiere en généreux efforts pour le soulagement de l'humanité souffrante, ne sera plus, desormais, graces à la sagesse de l'État de Pensylvanie, regardé que comme un sage, dont l'esprit s'est montré aussi éclairé dans ses observations, et dans ses conseils, que son ame était reconnue vertueuse et amie des hommes. Sa doctrine, son système, font soigneusement adoptés à Philadelphie : ils

le sont depuis plusieurs années et le succès , couronne l'entreprise, ainsi que l'avait annoncé ce bienfaiteur de l'humanité.

Mais comme la jurisprudence criminelle de

les premiers momens de sa naissance; et preserivant quelques articles essentiels pour l'administration générale des prisons, elle laisse à un comité d'inspecteurs, le soin de faire, avec l'approbation du Maire et de deux Aldermen de Phi ladelphie, de deux juges de la suprême cour, et de deux de celle des common-pleas de Pensylva-. nie, les règlemens nécessaires pour leur regime intérieur. La confiance dans les vues de cette bienfaisante société, dans le dévouement et la {agesse des inspecteurs qui se proposaient pour gouverner les prisons, arracha cette loi de, douceur de la législature, qui était loin alors d'espérer que l'absence de tous mauvais traite mens, que la douceur envers les prisonniers, assureroient, leur bonne conduite et leur amendement plus que n'avaient pu le faire la dureté !? et les chaines.

Les juges consultés étaient contraires à ce changement, non qu'ils fussent endurcis par les préjugés : ils sont éclairés et humains, mais la connaissance habituelle que leur état leur donnait des crimes et des criminels, ne leur laissait aycun espoir de succès dans le nouveau système que l'on proposait d'établir. Le changement de régime dans les prisons, était cependant la seule base de celui du code pénal. Ausli la loi ne

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