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fer ce que jamais personne n'avoit contesté aux "7

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papes, puilcjue ce droit leur appartenoit lelon les J?'

loix divines & humaines, & que les Luthériens mêmes ne leur disputoient pas le jugement suprême des ecclésiastiques. Que pour lui il trouvoit cc procédé d'autant plus surprenant, que le duc ne contestoit pas à l'évêque de Mantoue le jugement des causes de ses prêtres, &«quc non-feulement les ecclésiastiques étoient exempts de la jurifdiction séculière , mais encore leur famille , au sentiment de tous les docteurs ; mais le duc persista toujours dans son refus, ce qui sit prendre au pape d'autres mesures.

D'abord il publia une bulle le vingtième de Mai x vm« de cette année.par laquelle il prorogeoit l'ouvertu- Buile du PaPe

i -i • r » i • -i pour ProroSer 'c

re du concile julqu au commencement du mois de concile. Novembre . fans désiener toutafois en quel lieu il S!f',i">

r y - t -r »M 11 i Ant.M»JmM.im

lc ticndroit. La railon qu il alléguois de cette prorogation étoit que Frédéric duc de Mantoue, vouloit qu'il y eût une garnison dans la ville ; ce qui demandoit beaucoup de dépense , & que d'ailleurs il craígnoit que plusieurs ne fuísent déja venus à Mantoue" , pour exécuter la bulle de convocation, qui asiìgnoit le concile au vingt-feptieme de Mai.

Le huitième d'Octobre fuivanr,il publia une au- * T x. tre bulle par laquelle il désignoit la ville de V icenze B"!fc l|ui íleS"

li o _ gne Viccnzc pour

dépendante de la république de Venise pour le lieu lelieu du concile, de l'aísemblée du concile , qu'il proroeeoit iusqu'au premier de Mai 1138. & nomma pour ses »*• légats Laurent Campege auparavant légat en «»«■/. Tnd. 1.4. Angleterre & en Allemagne, Jacques Simonctte t *' ôc Jérôme Alcandre tous trois cardinaux. Lc pape

'crut que cette ville devoit être agréable aux Alle

. A N. 1537. mands , qui ne pouvoicnt se défier des Vénitiens,

qui avoient toujours paru íi zélcz pour la liberté

publique.

xx. Ces précautions étant prises Paul III. s'apLe pape ordon- pliqua à travailler sérieusement à la reforme de la

ne de travailler 1 1 1

h resormation. cour de Rome. Il nomma à cet effet quatre cardisiciàtn.ìncem- naux : sçavoir , Gasoard Contarini, Jean-Pierre

rr.ent.l.n p.171. 1 ' 1*^ 1

ctmon. utfuprà. CaraíFe, Jacques Sadolct & Renaud Polus , aux

FalU-jiciri. ht ft. 1 . • í i\ /.fy 11

tondu Trid.1.*. quels on joignit cinq prélats eveques ou aboez, Frédéric Fregose archevêque de Salerne , Jérôme Alcandre archevêque de Brindcs, Jean-Matthieu Gibert évêque de Vérone, Grégoire Cortez abbé de saint George de Venise , &c Thomas Badia maître du sacre palais, & il les chargea de dresser un mémoire des principaux abus qu'il falloit reformer, & de le lui communiquer. Pour obéir à cet ordre, ces députez après avoir eu ensemble pluíieurs conférences, dressèrent un écrit dans le« quel ils réduisoient tous les abus au nombre de vingt-huit.

xxi. Le premier étoit fur l'ordination Sc le choix des bn d^uizfcít prèles & des prêtres. Les députez se plaignent effet adrciicnc au fans cec écrit que çe choix ne se faisoit pas avec shid*n Mtsupri ^C ^om ^ ^e précaution : qu'on admettoit à t-ìi%-&stq- çCS emplois sacrez des hommes qui n avoient ni

Prfmfeí abu» mceurs ni capacité , & quelquefois étoient trop 4cs^?nìstresClloix Ìeunes5 d'où naissoient une infinité de scandales, le mépris de tout l'ordre ecclésiastique, le peu de respecì: qu'on avoit pour le culte de Dieu, qui nonseulement étoit diminué , mais presque éteint. Ils goûtent que pour reprimer cet abus, il seroic à propos que le pape nommât dans la ville de Rome

quelques prélats sçavans Sc très-reglez, qui exami- ^ N" lS57m

liassent soigneusement ceux qui sc présentent aux

saints ordres -, qu'il commandât aux évêques de

faire la même chose dans leurs diocèses, qu'aucun

ne fût ordonné que par son propre évêque ou avec

sa permiílion; & qu'il y eut dans chaque église >

un maître pour instruire les jeunes clercs dans les

lettres & dans les bonnes mœurs.

Le second abus regardoit la collation des bene- xxi 11. sices & dignitez ecclésiastiques, principalement de *•&- ab,01 f"

( P n_ l t \ C' 1 collations des Le

cclles ou l'on clt charge du loin des ames > coin- «cfices&d«peame eveenez ou cures. Les députez remontrent au pape qu'on n'y avoit égard qu'au solide établissement du beneficier,sans se mettre en peine du troupeau de Jesus-Christ & de son église. Quand on donne de tels bénéfices, ajoûtcnt-ils, on doit faire ensortc que ce soit à des gens de bien & sçavans, capables de remplir dignement leur devoir $ on ne doit pas pourvoir un Italien d'un bénéfice en Espagne ou en France, ni établir les Espagnols ou les François en Italie; Et dans les résignations, bn doit observer la même règle , pour éviter toutes les tromperies qui s'y glissent, en resignant son bénéfice à un autre avec pension , & se reservant quelquefois le revenu entier. Le troisième abus concernoit les pensions: on ne doit les accorder qu'aux pauvres , disent les députez, & seulement pout en faire un saint usage , parce que les fruits font annexez au bénéfice, & ne peuvent en être séparez non plus que le corps de lame, ensorte •que celui qui en jouit, doit en retirer son entretien

1 honnête, emploïant lc surplus en usages pieux &

An. I$37. ausoulagement des pauvres. . f.X& «" abus Le quatrième abus repris par les commissaires

d«permutationsj dénommez.étoit au sujet des permutations de be

dispense, neíace. Ils le plaignent avec railon y qu on n y regardoit que lc profit ôc le moïen de se procurer - plus de revenu. Cependant, continuent-ils, quoiqu'il ne soit jamais permis de donner un bénéfice par testament, les hommes ingénieux fur l'interêt, ont trouvé le moïçn de frauder la loi, en se démettant de leurs bénéfices, de telle forte qu'ils peuvent y rentrer en jouissant de l'ufufruit dans son entier , & de son administration > clélà vient que celui qui n'a ni droit, ni puissance sur un évêché porte le nom d'évêque , & celui-là au contraire qui réellement est eyêque, n'en porte pas le nom. Ainsi le cinquième abus concernoit les regrez &c les coadjutoreries, par Je moïen desquelles un homme donne son bénéfice à un autre íans en être dépouillé. Comment peut-on appclJer cette conduite, disent les députez , íì-non un artifice par lequel on se substitue un héritier illégitime , & qui ne sert que de couverture à la cupidité &: a l'injustiçe? Et le mal est, ajoûtent-ils, que les évêques demandent & prennent des coadjuteurs moins propres aux fonctions qu'ils nc font eux-mêmes. Le pape Clément, continuentils , avoir remis Qíì vigueur la loi qui défendoic aux enfans des prêtres de succéder aux bénéfices de leurs peres ; mais aujourd'hui on en dispense aisément au grand scandale des fidèles : ce qui faic que les biens ecclésiastiques font appliquez à des

usages usages particuliers ; & c'est le sixième abus que ces ~r

-députez reprennent, & qu'on avoit, discnt-ils, N' eíperé en vain de voir corrigé.

Lc septième consistoit dans les grâces expecta- xxv. tives & les reserves des bénéfices. Ces sortes de dJ*gfâ«s expe-* concessions , disent-ils , font cause qu'on souhai- jgJJ"S ^"p^I te la mort de ceux qui jouissent des bénéfices, &c scsempêchent qu'on ne les donne aux plus dignes dans le temps de la vacance;ce qui occasionne alors un grand nombre de procès. Pour y rémedicr , il faudroit entièrement abolir ces réserves. Mais que dirons-nous, ajoûtent-ils, de ces bénéfices, qu'on appelle communément incompatibles , c'est-àdire , dont la même personne ne peut jouir, &C qui par conséquent ne doivent jamais sc conférer ensemble à un seul : cette ancienne discipline n'est plus en vigueur, & l'on voit aujourd'hui à la honte de la religion & des anciens canons, un seul homme posséder plusieurs évêchez ; & c'est un huitième abus qu'il faudroit corriger , disent les députez, aussi bien qu'un neuvième lorsque les évêchez font conférez aux cardinaux, &c même plusieurs à un seul, quoique les fonctions de cardinal & d'évêque soient incompatibles : car les cardinaux , difent-ik, font établis pour être avec vous , très-faint perc, & pour vous aííìster#dans le gouvernement de l'églifc; la charge des évêques est de paître lc troupeau qui est conné à leurs foins, les pasteurs doivent être toujours avec leurs brebis , ce devoir devient impossible si ces pasteurs ne résident point. Il faudroit donc , continuentils, qu'on ne donnât point le cardinalat à des Tome XXV 111. X

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