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• ces exccz de l'autorité que Dieu lui avoit confiée

'* & étoit devenu plus endurci que Pharaon. Que ces crimes étant avérés, il se croioit obligé après, avoir long-temps usé de douceur, d'emploïcr enfin contre ce prince les censures de 1 église : Qu'ainb, de l'avis des cardinaux, il exhortoit de nouveau ce prince & cous ses fauteurs, à revenir de leurs égaremens, à annuller leurs loix injustes, & à en arrêter Texecution, que s'ils ne le faisoient, il les privoit, lui de son roïaume &c eux de leurs biens r. qu'il ordonnoit au roi de comparoîtrë à Romedans* trois mois au plûtard en personne ou par procureur ; & à ses complices & adherans de s'y rendre dans soixante jours,sous peine des plus grièves censures: Qu'il prononçait outre cela, que íï le roi> & ses complices ne comparoiísoient dans le temps marqué, ils étoient déchus lui de son roïaume, & eux de leurs biens; ( ce que le pape néanmoins B'âvoit aucun droit de faire: ) Que la sépulture chrétienne leur seroit absolument refusée quand ils viendroient à mourir ; que destors tout le roïaume seroit en interdit ; qu'il étendoit la même peine à.tous les enfans de Henri & d'Anne, & à tous lès enfarts de ses complices , quoique hors d'âge les déclarant incapables de poíïeder aucun emploi & aucune dignité. Par une fuite de cette puissance fans bornes que Paul III. s'attribuë ici fans aucun, fondement & contre tout droit, ce pape dispcn* soit de tous sermens & engagemens les vassaux de Henri & de ses adherans, défendant qu'on les réconnut lui pour souverain, & eux pour seigneurs; iilles déclaroitinfames, & les rendoit incapables. de tester ou de porter témoignage. Ensuite il dé- - ■ » fendoit à toutes outres personnes, fous peine d'ex- A N. Ijjs. communication d'avoir aucune correspondance avec lui, ni avec eux , soit pour affaire de commerce , ou pour quelque autre raison que ce put «tre i & dans cette vûë il annulloit tous leurs contrats , & abandonnoit au premier venu les choses dont on feroit commerce avec eux.

De plus il commandoit à tous les ecclésiastiques de se retirer d'Angleterre cinq jours après que lc terme donné à Henri feroit expiré ; & de ne íaiíïer dans le pais qu'autant de prêtres qu'il en faudroit pour baptiser les enfans, & pour administrer les íàcremens aux personnes qui mourroient penitentes ; tout cela fous peine d'excommunication & de privation de biens. Il chargeoit ensuite la noblesse 6c en genaral tous les sujets du prince J de prendre ies armes contre lui & de le chaíler de son roïaume ; leur défendant de se déclarer pour lui ou de lui donner quelque assistance. II absolvoit de même les autTes princes des alliances faites ou à faire avec lui. Il conjuroit très-instamment Tempercur Sc tous les princes Catholiques fous les mêmes peines , de ne plus entretenir aucun commerce avec lui ; & en cas qu'ils en usassent autrement, il mettoit aussi tous leurs états en interdit. Il ordonnoit même à tous les princes & à tous les gens de guerre , en vertu de la sainte obéissance qu'ils doivent au vicaire de Jefus-Christ, ( mais non pour de telles actions ) de faire la guerre à ce prince,pour l'obliger à rentrer dans son devoir, de confisquer tous ■Tes biens & ceux, de ses adherans, par tout où ils les trouveroient. Il donnoit outre cela un ordre

An. aux évêques, que trois jours après le tempsexpiré,

ils eufient à signifier cette sentence au peuple dans toutes les églises, & vouloit qu'on l'arrìchât dans ;les villes qu'on a nommées , afin que Henri & ses fauteurs en eussent connoiísance. Enfin il déclasoit qiae quiconque s'opposeroit à l'execution de cette sentence, ou tacheroit d'en diminuer la force, encourrait l'indignation de Dieu Sc celle des saints apôtres saint Pierre & saint Paul. . txxir. -A cette première bulle Paul III. en joignit une Nouvelle bulle autre dattée du dix-septième1 Décembre 1938 pour

« pape contre . . î \ t / L 1

Henn, poursoirc taire exécuter la première; & âpres le préambule

6>«oucer la pre- li j r J A N

Buere. ordinaire il dit dans cette leconde : Apres que nous

sandenu de eûmes résolu de faire exécuter nos bulles , nous 1.7j. ru-rnes pries par quelques princes & autres pcrlon

wL[TMîd!ìib!i nés considérables, d'en surseoir l'execution pour *«/f-7-«.». quelque temps, pendant lequel Henri pourroie prendre de meilleurs conseils &c se repentir. Ce que nous leur accordâmes par une facilité commune à tous les hommes, de se persuader aisément ce qu'ils souhaitent avec ardeur, & dans l'esperance que ce retardement opereroitr la conversion de Henri, loin d'augmenter son obstination & sa folie, ainsi que levenemcnt i'a fait connoître. Mais comme après trois ans de patience-, nous ne voïons aucune marque de repentir., &quenonfeuJement ce prince íe confirme tous les joursdjns ion endurcissement &. fa témérité, mais qu'il y ajoure de nouveaux crimes , après avoir recommandé cette affaire à Dieu , nous avons jugé à propos de. ne p Lus accorder d'autre délaii L'exsoi.rion de nos bulles, que celui qui y est porté , afin

que dans ce remps le nommé Henri , ses fauteurs, N* xi3^camplices, adherans & conseillers se repentent de leurs nouveaux excez,ou encourent les peines portées par nos bulles,qui seront affichées à Dieppe on à Boulogne en France,à saint André ou à Callstréam en EcoíT^

Mais les foudres du pape ne rirent pas grande Lxxrrr. impression en Angleterre, où l'on n'éroit gueres rerks'évëítícl* en état de se soulever contre Henri, & où d'ail- cont"iepapo. Jeurs on n'eue pas dû le faire, puisqu'il faut obéir à ses princes, même fâcheux, stk>n le précepte de 1*Apôtre, & qu'il n'y a aucune puissance humaine fur- la terre qui puisse les priver de leur autorité. La bulle de Paul III. ne fit même qu'aigrir d'avantage le roi d'Angleterre contre la cour de Rome y en forte qu'il porta presque tous les évêques de íbnroïaume à se déclarer contre le saint siège. Il en* assembla un certain nombre auxquels il joignis quelques abbés,& tous ensemble firent un nouveau ferment, par lequel ils reconnurent que les papes avoient usurpé l'autorité dont ils se servoient; qu'on devoir enseigner aux peuples que JefusChrist avQÌt expressément défendu à ses apôtres & à leurs successeurs, de s'attribuer la puissance de l'épéc, ou I'autorité des rois -, & que íi levêque de Rome, ou quelque autre évêque s'attnbuoie cettepuissance, c'étoicun tyran , un usurpateur qui ta;» choit de renverser le roïaume de Jésus- Christ. Dix* neuf évêques, & vingt cinq docteurs íìgnerent.cetv te déclaration.

Ddiis le même temps Cromwel prefença au roi Lxxtv.

C c nj,

"~ une traduction de la bible en Anglois, & lui dc

N* l!&m manda,que toutes sortes de personnes pussent la Sfofbu^n!Í°pcî lirc sans être inquiétées ni recherchées, assurant tle- ,aJ, qu'on n'y trouveroit rien qui pût favoriser le pou

Burntt hist.de la T. 1 n'r l • r -t' ■ r I

ref.uv.z.tem.i. yoir cxcclhr que le pape sattribuoit lur tout lc monde chrétien. La requête de Cromwel futreMb.fi>..p.ìii. Ac . j«aborcj on avoit envoïé cette version à Paris,

Jes ouvriers d'Angleterre ne se croïant pas assez haîbilcs pourl'imprimer. Le foin de l'impreííìon avoir été confié à Bonner, ambassadeur de Henri à la cour de France; l'ouvrage fut commencé in folio* jnais fur les plaintes du clergé de France, l'impresíìon fut arrêtée, la plupart des exemplaires saisis & brûlez publiquement. C'eû .ce qui fut cause cju'on l'imprima à Londres, & l'impresiìon étant achevée , Cromwel comme vicaire gênerai du roïaume pour Je spirituel, publia un mandement par ordre du roi, qui portoit que tous les ecclésiastiques eussent un exemplaire de cette bible dans leurs églises, qu'ils en permissent la lecture à tout lc monde, qu'ils y exhortassent leurs paroissiens, & qu'ils les conjurassent de ne point s'amuser à des disputes touchant le sens des passages difficiles ; mais qu'ils s'en remissent au jugement des .personnes éclairées & judicieuses, txxv. Par d'autres ordres qui suivirent celui là,Crom

iGrdonnances du .... |j 1 r 1 f ì t î* Z

vicaire génépi wel ordonna de raire apprendre aux hdeies l oralcromwei. fon dominicaie y la confession de foi, Le symbole fwTMtth,i'Ht des apôtres, & les dix commandemens en Anglois. De plus il enjoignit aux ecclésiastiques d'en* feigner au peuple qu'il ne falloit pas s'appuïer fur jies oeuvres d'aujtrui, mais fur les siennes propres »

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