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assez jeune dans Tordre des religieux Servitcs, il y

A N. i j4z. £t ^c çx grancjs progrez dans les sciences, qu'il fut

TtnsidoUt *'Stn ^ans ^ ^u^te Pr°fcfleur de philosophie, de mathe$pji.iib. 5. tftst. matique &: de théologie à Perouíe , à Boulogne, Atibery viësáes enfin à Rome , où il prêcha avec applaudissement c%ghdinit*iiÀ & mérita d'être élu gênerai de son ordre. Il n'ésatrà. tojc qLie procurcur gênerai lorsque Clément VIL

l'envoïa en, Angleterre auprès de Henri VIII. pour les affaires de la religion , & ce ne fut qu'à son retour qu'on l'élut gênerai. Paul III. l'envoïa en Ecosse en qualité de nonce , avec pouvoir de visiter les monastères, & d'y mettre la reforme qu'il jugeroit néceílaire. Revenu en Italie , le pape à qui Lorerio avoit prédit son élévation sur le saint siège, lorsqu'il n'étoit que cardinal Farnese, le mit dans le sacré collège au nombre des cardinaux en 153p. avec le titre de saint Marcel. On a dit que ce prélat corrompu par les promesses magnifiques de l'cmpcreur Charles V. osa proposer dans un consistoire, de priver le roi de France du titre de roi très-chrétien. Presque tous les cardinaux , même ceux qui étoient partisans de l'empercur , rejetterent une proposition si extravagante. Dominique de Cuppi doïen du sacre collège l'en reprit a\ec beaucoup de fermeté , & un autre cardinal regardant Lorerio avec mépris £>c avec indignation : Laissez, dit-il, aboïer ce chien, on voit bien qu'il cherche quelque morceau. l\ étoit alors évêque d'Urbin & légat de la Campagne de Rome. Il mourut à Rome le dix-septiéme de Septembre 1541. âgé de quarante-cincj ;uis A & fut enterré dans 1 église de saint Marcel ê où Ic perc Dominique de Vcronne religieux Servi-" te prononça son oraison funèbre. ^ N# I/41*

Jeanlc Fevre ou Faber mourut aussi cette année, Lvii.

ti / • 1 0 ff N r r r o Mo» de Jean le

11 etoit de Suiíie, &c âpres avoir ete lecretaire &c Fevrc. conseiller detat de l'archiduc Ferdinand , devenu T>upi»b,Uì0t.det dans la fuite roi des Romains Ôc empereur , il fut »« 4.J. rj."' '** chanoine de Constance , & évêque de Vienne en Autriche. Il est un de ceux qui se sont le plus distinguez , tant par leurs écrits que par leurs conférences avec les Protestans. Ses principaux ouvrages font le marteau contre les hérétiques, Ad aliéns hareticorum , divisé en six livres & dédié au pape Adrien VI. imprimé à Rome en 1J24. & un autre intitulé la défense orthodoxe de U foi catholique ,imprijnc a Leipsik en 1 ji8. écrit contre Baltazard Pacimontanus , un des chefs des Anabaptistes, qu'il avoit obligé de se retracter. Il a encore composé beaucoup d'autres ouvrages de controverse, entr'autres , un traité de la foi ôc des œuvres , un autre contre quelques dogmes de Luther, une réfutation des six articles d'Ulric Zuinglc, présentée à rassemblée des Suisses à Bade en \$%G.une lettre en Allemand adressée à Zuingíe , dans laquelle il lui fait des reproches de ce qu'il ne s'est pas trouvé à cette assemblée de Bade ; des traitez de la puissance du pape, du célibat des prêtres, du baptême des enfans ôc de la patience. On a encore de lui des homélies fur l'euctiaristic & fur d'autres maticreSjqui font imprimées à Cologne.

L'apostasie de Bernardin Ochin ou Okini arriva _ LVITr- ,.

rr 1 -i / v Bernardin Ocnm

auíli dans cette annee ; il etoit de Sienne, ôc âpres gênerai d«capuavoir pris l'habit de religieux parmi les Cordeliers, "f'/,tm,,»* *

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111 il embrassa la reforme des Capucins vers l'an i j 34Z ij4i. Ses foins ne contribuèrent pas peu à l'accroissement f 3' ^e crtte rermc naissante, dont il fut élu gênerai,

Btverius *nH«us mais dont il n'avoit point été l'instituteur comme plusieurs l'onr prétendu. Pendant qu'il fut chez les Capucins , même étant gênerai, fa vie parut régulière ôc fa conduite édifiante. Son âge, fa manière de vie austère, son habit rude , fa barbe qui descendoit jusqu'au-dessous de fa poitrine , fes cheveux gris, son visage pâle ôc décharné , une certaine apparence d'infirmité ôc de foiblesse affectée avec beaucoup d'art, & l'opinion qui s'étoit répandue par tout de fa sainteté, lc faifoient regarder comme un homme extraordinaire. Ce n'étoit pas feulement le peuple, les plus grands seigneurs ôc les princes souverains le reveroient comme un saint ; lorsqu'il venoit chez eux , ils alloient au devant de lui , ils le recevoient avec tout l'honneur &c toute l'affection imaginable, ôc le reconduisoient de même lorsqu'il partoit; pour lui,il se servoit de tous les artifices qui pouvoient confirmer les bons fentimens qu'on avoit de lui. U alloit toujours à pied dans ses voïages, ôc quoiqu'il fut d'un âge ôc d'une complexion fort foible, on ne le vit jamais monté à cheval. Lorsque les princes le forçoient de loger chez eux , la magnificence des palais , le luxe des habits ôc toute la pompe du siécle ne lui faifoient rien perdre de la pauvreté , ni de l'austerité de fa profession. Dans les festins il ne mangeoit jamais que d'une forte de viande la plus simple ôc la plus commune , 5c ne bûvoit presque point de vin. On le prioit deI

coucher dans de fort bons lits &c richement parez —

pour se délasser un peu plus commodément des fa- "N* l54z» tigues du voïage , mais il se contentoit d'étendre son manteau & de coucher sur la terre. On ne sçauroit croire la réputation qu'il se fit dans toute l'Italic.'

Il avoir outre cela quelque sçavoir, mais il s'étoit plus attaché à l'éloquencc & à la beauté des paroles , qu'à la doctrine & à la force du raisonnement. A peine avoit-il appris le latin , mais lorsqu'il parloit sa langue naturelle, il expliquoit ce qu'il içavoit avec tant de grâce, tant de politesse & tant d'abondance , que la douceur & la pureté de son discours ravissoient tous ses auditeurs. Lorsqu'il devoit prêcher quelque part ,1e peuple y accouroit^ Les villes entières venoient pour l'cntendre , il n'y avoit point d'église assez vaste pour contenir la multitude. Lorsqu'il devoit passer par quelque ville ,

une infinité de eens alloient au-devant de lui

pour

écouter ses instructions. Avec de fi grands talcns &c une vie qui paroissoit si austère , il ne laissa pas d'abandonner la profession, la vraie foi, & d'embrasser les nouvelles erreurs, peut-être ne songcoit-iL à rien moins qu'à vouloir apostasie r voici quelle en fut loccasion.

Il conversoit souvent avec un jurisconsulte Es- '^

1 'T 17 11 r • • A C,ccim engage*

pagnol nomme Jean Valdeiius qui avoit pris gout o china aposta

en Allemagne à la doctrine de Luther.* Ce fut ì religion.41" a

Naples où il eut ces conversations qui commen- Tom»ro.c»st<,sup

cerent a lui mettre" des doutes dans 1 eípnt. II w Uv. 4. apu<r

commença à prêcher des choses qui parurent nou- Z^TM"'

velles ;mais ce qui acheva de le perdre . ce fut fa Síúv'us ad *■ * , ?. ... 1541..».34»

111 11 y

- vanité & le dcpit de n'avoir pas été élevé au cardî• 1 Si1 • nalat. Ses discours aïant fait du bruit a il fiit cité à Rome pour se justifier. Il étoit en chemin pour s'y rendre, lorsqu'il rencontra à Florence Pierre Martyr son ami, auquel il communiqua sa situation & le hazard auquel il s'exposoit en se livrant ainsi à la discrétion du pape. Pierre Martyr entra dans ses sentimens, il lui dissuada le voïage, & l'affairc bien examinée entr'eux , ils résolurent de se retirer tous deux en pais de sûreté. Ochin partit le premier , passa par Ferrare, où il prit l'habit séculier, & vint tx. à Genève , où. il épousa une fille de Lucqucs qu'il

H prendfhabit ■ j r\ \ t 1 rr Ml /-«»/ •

séculier & se f «i- avoit débauchée en pallant par cette ville. C ctoit te a Genève. pQUr sonner unc prcuvc authentique de son renon

HlnMid.^àhunc cernent à la religion Romaine. Pour Pierre Martyr

*nn. n. 36. • J mjt CR ç{ìcmm ^çux jours après } §r aUa gagner

la Suisse.

L'TTv>, • Calvin étoit revenu à Genève dès le treizième

Retour de Calvin , 111,/ 1 1 r 1

àGcpeve. de Septembre de lannee preccdeiate, lorique la Theodtt. Bez* in faction contraire à ceux qui l'avoient chaste de

*tta Calvini htt ... r , ..11 • rr n

0*a> cette ville rut devenue la plus puiíiante. Son re

tour même fut honorable, les nouveaux smdics & le conseil l'en avoient prié, & le jour qu'il rentra , les magistrats comme lc peuple lui applaudirent } lui témoignèrent leur joie, & les premiers lui donnerenr un pouvoir absolu de régler leur église comme il lc jugeroit à propos. Calvin usant du pouvoir qu'on lui donnoit , régla la discipline à peu près de la manière qu'on la voit encore aujourd'hui dans les églises prétendues reformées -, il établit des consistoires, des colloques , des íìnodes, des anciens, des diacres & des fur

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