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voir de les dispenser de leurs vœux & de les renvoïer
pour de justes causes, & par tout hors en France ,
ils conservent le domaine & la proprieté de leurs
biens, quoiqu'ils ne puissent en joüir ni en dispo-
ser indépendamment des superieurs.
On appelle encore parmi eux coadjuteurs spiri-
tuels, ceux qui font en public les vœux de chaste-
té, de pauvreté & d'obéissance, mais qui ne font
pas le quatriéme qui regarde les missions qu'il plai-
Ial all † de leur ordonner. Ceux-là peuvent être
non seulement regens dans les colleges, mais rec-
teurs de ces mêmes colleges, & on peut aussi les éli-
re pour assister à la congregation generale, mais ils

- - 3 : s n'ont point de voix dans l'élection du general , &

les profez des quatre vœux les précedent toujours. Les coadjuteurs temporels sont les simples freres, qu'on appelle ainsi, parce qu'ils aident la societé dans les choses serviles, & qui sont les moins im† Enfin les profez sont ceux qui font puliquement avec les trois vœux ordinaires , cclui d'obéissance au pape pour le regard des missions ; ils font l'essentiel de l'ordre, & ils sont obligez à une observation exacte de la pauvreté évangelique. C'est le general qui fait les provinciaux, les superieurs des maisons professes, & des maisons de probations, appellées noviciats, & les recteurs des colleges; & afin qu'il connoisse tous les sujets qui sont propres pour remplir les postes,les provinciaux de toute l'europe lui écrivent une fois tous les mois, les superieurs des maisons & les maîtres de novices . tous les trois mois, & ceux des Indes lorsque la Tome XXVIII. · L l l

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'commodité de la navigation sc présente. On lui

An. 1J41. envoie auííì detrois en trois ans les catalogues de chaque province 3 dans lesquels on marque l'âge de chaque religieux , ses forces, ses talens naturels y son avancement dans les lettres & dans la vertu, & toutes ses qualitez bonnes & mauvaises. La congrégation generale lui donne cinq aíTistans , d'Italie y de France , d'Espagne , d'Allemagne & de Portugal -y elle lui donne auííì un admoniteur qui est en droit de lui représenter ce que lui ou les aflìílans auroient remarqué d'irregulier dans son gouvernement ou dans fa personne. En cela saint Ignace fit reflexion que le gênerai pourrok peut-être mal user de son autorité, & qu'il falloit la tempérer par i, des contrepoids & des correctifs de plus d'une

forte.

Lxxii. François Xavier après avoir paíTé I'hyver à Mo

çoi7xavier a"" zambique, aborda heureusement au port de Goa portdeGoa. ville capitale des Indes fur la côte Occidentale de íxJZt"i?' ^a presqu'ifle en deça du Gange, une des plus belles ôc des plus considérables de tout l'Orient pour son commerce. L'évêque étoit alors Jean d'Albuquerque religieux de Tordre de saint François, célèbre par fa pieté & par fa doctrine. Xavier ne suc pas plûtôt débarqué , qu'il alla prendre son logement à l'hôpital, malgré le viceroi qui lui en préparoit un dans son hôtel. Il alla ensuite rendre ses devoirs à l'évêque, il lui montra les pouvoirs autentiques de fa légation , a laquelle il étoit nommé par le pape, & se proílerna aux pieds du prélat,protestant qu'il lui remettoit tout entre ses mains, ôc

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*t presquiíle de deça le Gange vis-à-vis de l'ifle de

ì543« Ceylan entre le capde Comorin &c le canal de la Croux , pour renouveller parmi ces peuples l'esprit & les exercices du christianisme qu'ils avoient déja reçus , mais que la négligence des pasteurs qui leur avoient été envoïez, & les révolutions dupais . - avoient presque effacées entièrement. Xavier en fit bien-tôt un nouveau peuple , & pour leur laisser une prédication toujours subsistante, il traduisit en leur langue le catéchisme & les prières des Chrétiens. Il fit détruire presque tous les temples & les pagodes ou idoles de la Côte , & fít bâtir des églises & des chapelles dans tous les bourgs & les villages avec l'autorité du viceroi & les secours des Portugais dont ces peuples étoient tributaires, ixxv Pendant que la religion s'étendoit ainsi dans les

Ferdinand se rend Indes, clic étoit toujours fort troublée dans l'eu

à Nuremberg 1 / 1 r i • r »

pour la diète. rope, maigre les fréquentes diètes qu on tenoit en sitid*n.Mts*prì Allemagne pour pacifier les dissentions. Le temps de celle qui devoit íe tenir a Nuremberg etant arrivé , le roi des Romains s'y rendit le dix-septiéme de Janvier 1543. accompagné de deux de ses fils. Granvelle étant parti de Trente s'y rendit austì avec son fils 1 evêque d'Arras , Frédéric Palatin , - l'évêque d'Ausbourg , &c Jean de Naves y étoient en qualité d'envoïez de l'empercur. La gouvernante des Pais-Bas y avoit aussi ses ambassadeurs. Les Protestans y présentèrent leur requête à Ferdinand & aux lieutenans de l'empereur, dans laquelle ils rappelloient comment la paix avoit été donnée à Nuremberg , & comment ceux de la chambre im~

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periale l'avoient violée, & ajoûtoient que l'empereur les avoit assuré à Ratisbonne que le tout seroit observé ; que cependant on n'en avoit rien fait, ce qui les obligeoit de déclarer que si on ne leur rendoit pas justice, ils n'accorderoient aucun secours contre le Turc. - Ferdinand ne manqua pas de leur repliquer qu'il y avoit un concile indiqué à Trente qui regleroit toutes choses , que cependant il auroit soin de reformer la chambre imperiale, mais qu'on ne pouvoit refuser la justice au duc de Brunswick à qui il falloit rendre ce qu'on lui avoit pris, à quoi les Protestans répondirent qu'ils ne reconnois

soient point ce concile, qu'ils nc s'y trouveroicnt

point, & que comme on nc les avoit satisfait en aucune chose, ils ne pouvoient déliberer entr'eux sur les autres affaires. Le roi des Romains néanmoins & les députez des états firent un décret par lequel il fut ordonné qu'on fortifieroit les places voisines des Turcs, & que chacun des princes contribueroit aux frais nécessaires pour ccs réparations & pour la guerre contre Soliman. Le troisiémc de Juillet on regla ce qui regardoit la reformation de la chambre,& l'on ordonna qu'elle seroit faite selon ce qu'on avoit arrêté à Ratisbonne : mais on ajoûta que ceux qui refuseroient le secours, seroient sujets à cette chambre. Les Protestans s'opposerent à ces conclusions, déclarant qu'elles avoient été prises sans leurs avis,qu'on n'avoit rien arrêté touchant la paix, & qu'il y avoit trop d'inégalité dans les contributions. Et parce qu'à l'arri

vée de l'empereur il y auroit guerre contre le duc
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