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* ce fut à cette occasion que ce prince chargea leî

An. 1544. docteurs de Louvain de dresser les articles de doctrine que nous avons rapporté ailleurs, & qui font au nombre de trente-deux. George pour éviter d'éprouver la sévérité des édits de l'empereur , se sauva à Bâle le premier d'Avril 1544. avec quelques-uns de ses compagnons, & y prit le nom de Jean Bruck. Là après s'erre instruit des dispositions des- habitans, & de leur caractère, il se plaignit de ses malheurs qu'il sourïroit, disoit-il , pour la cause de révangile , il présenta une requête au sénat pour le supplier d'accorder une retraite dans leur ville à un malheureux persécuté pour Jcsus-Christ , & chargé d'une famille assez nombreuse. Le sénat fit droit à sa requête, & lui permit de demeurer à Bile , où il vécut jusqu'à ía mort qui n'arriva qu'en

tvlIL Le Calvinisme perdit dans cette année un de se»

Mort de cie- appuis par la mort de Clément Marot qui arriva à

ment Maroc. L 1 _.. s I,a I, • •

« L F I Turin en Piémont a 1 açe d environ cinquante ans.

San-Msrtb. Ut. f . O i i I

10. eiog. doSor. \\ etoit hls de Jean Marot poète & valet de chamT>» vtriurVMM- bre de François I. & naquit à Cahors dans leQucrr'rsnl.í.%,h' cy. II fut donné environ l'an i ;io. à la princesse v„ de ciemtnt Marguerite sœur du roi François?. & femme du

Muret dans le re- & s

tueii des poète, duc d'Alençon, en qualité de valet de chambre, & 1 an née lui vante il accompagna le duc d Alençon, & fut blessé & fait prisonnier à la journée de Pavie. Pendant que François I .étoit prisonnier en Espagne, le docteur Bouchard t aïant accusé d'être protestant , il fut mis en prison sans que les historiens nous apprennent comment il recouvra fa liberté

pseaumes en vers François. Comme il ne sçavoit N' I^44- pas i'hebreu, & qu'il entendoit assez médiocrement le latin, on a dit, qu'il ne travailloit que fur la traduction Françoise des pseaumes que ses amis luifaisoient , selon quelques-uns Melin de saint Gelais, selon d'autres François de Vatahle ; &c ce dernier est plus vrai-semblable, parce qu'on sçait qu'il exhorta iw: Maroc à mettte les píeaumes de David en vers Fran

Traduction en . ... r 'r f M LV

vers de quelques çois ; & que ce poète aiant luivi ion conieil publia

pseaumes par cet ^ vcrsion dc tscnte pfaumcs qu'iJ dédia à

François I. Ce prince en fut charmé & parut en deZíWh/ts.fst. fiser ta faite , mais la faculté de théologie censura *#4'- ce qui venoit de paroître, & se plaignit au roi dc la

liberté du poète & des défauts de son ouvrage. Marot étant allé peu dc temps après à Genève & s'y trouvant en plus grande liberté continua fa version jusqu'à cinquante pseaumes. Théodore de Beze fit la traduction des cent autres ; & l'ouvrage fut reçu également des catholiques &c des Luthériens qui prenoient tous plaisir à les chanter , chacun leur donnant tel air qu'il vouloit, & fur-tout ceux des vaudevilles qui couroient alors.

Marot étoit un homme agréable , plaisant, d'une conversation fort enjouée, & qui avoit reçu dc la nature une si grande facilité à faire des vers, qu'il en compofoit fur toutes forces de sujets \ mais íes poésies ne font pas chastes ; pour la plupart elles.renfcrment plusieurs obfcenitcz; ce qu'on rie doit pas moins attribuer à la licence de son fieicle, qu'à la corruption de ses mœurs. Son caractère est aisp & d'une naïveté presque inimitable.

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53 6 H I s T o I R E E c C L E s 1 A s T I Q U E. lesquelles leurs ancêtres étoient nez, & cultivant les montagnes de Provence par un travail prodigieux , ils avoient rendu ce païs asscz fertil & propre à nourrir du betail. Quand la reformation parut , & qu'ils eurent appris ce qui sc passoit en Allemagne, ils reprirent courage , ils se reconnurent freres de ceux qu'on appelloit Protestans, & firent venir de leurs docteurs pour les instruire. Ce qui fit qu'ils se multiplierent beaucoup , & qu'ils firent une profession ouverte de l'héresie qu'ils tenoient de leurs peres, entretenant une rande correspondance avec les Lutheriens d'Al§ , qui leur envoïoient de temps en temps de leurs ministres pour les animer davantage, & pour y prêcher publiquement la nouvelle doctrine. Le parlement de Provence voulant arrêter les desordres , & craignant quelque prochain soulevement de la part de ccs héretiques, lcur fit donner un ajournement † , à la rcquête du procureur general. Barthelemi Chassanée grand jurisconsulte étoit alors premier president ; & les accusez aïant refuse de comparoître après trois citations, parce que leurs amis lcur avoient conseillé de ne le pas faire, s'ils ne vouloient être brûlez vifs, ils § condamnez par contumace le dix-huitiéme de Novembre 154o, & l'on prononça contre eux ce terrible & sanglant arrêt, par lequel tous les habitans de Merindol étoient condamnez au feu, leurs maisons, leurs bois, leurs retraites à être rasées & brûlées , leurs biens & leurs personnes confisquez au roi , les arbres de leurs jardins, de leurs vergers & des forêts voisines délâC1I1CZ,

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