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saine Paul, lorsqu'elle a défendu lissage de certai- nés viandes en certains jours; puisqu'elle ne les a ^xí. Ií36^ pas regardées comme immondes, mais qu'elle a feulement considéré que l'abstincnce de ces viandes pouvoit contribuer à mortifier la chair. C'est pourquoi dit le 4e. article, 1 eglisecn ordonnant de s'abstenir de ces viandes en certains jours , n'a pas pour cela tendu des pièges aux fidèles , puisqu'elle Jes cn dispense quand la nécessité ou la charité le . demandent. j°. Ce n'est point suivre l'esprit de l'église que de faire dans les jours de jeûne des répas cn poisson auíli somptueux , qu'on les feroit dans Jes jours gras, puisque l'intempcrance que l'église à dessein de reprimer , n'est pas moins excitée par l'abondance des mets de poiílon que par la viande. 6°. Il est défendu de manger de la viande dans le saint temps de carême pour cause d'infirmité, sans cn avoir obtenu la permission du curé. 70. On donne pour raison du jeûne , & des prières appellées rogations qu'on fait dans l'église avant l'asceníìon, que cette fête arrivant dans le printemps, qui est la íaison dans laquelle pour l'ordinaire on fait la guerre, & que les fruits de la terre étant encore en fleur courent beaucoup de dangers; on tache cTappaifer la colère de Dieu par cette pénitence 8c ces prières, & d'attirer fa bénédiction fur les biens de la terre. 8°. On a établi ces processions dans les campagnes pour cette raison : mais parce que ce cjui a été saintement institué , devient souvent une occasion de péché par la malice des hommes , on juge plus à propos d'ordonner ces processions feulement autour de 1 église, 3°. Oií ordonne 1% Tome XXVUL H

sanctification du dimanche , en s'assemblant dans

N* l'église pour assister à la messe & y communier ,

pour entendre le prône & la parole de Dieu, chanter des pseaumes & des hymnes. io°. C'est pourquoi on défend ces jours-là de tenir des foires , de fréquenter les cabarets , & de danser , de plaider , de s'entretenir d'une manière scandaleuse, & de chanter des airs prophanes, quoique ces deux dernieres choses íoìcnt défendues en tout temps. 11°. On ordonne de célébrer la fête de la dédicace des églises particulières du diocèse , le même jour qu'on en fait la solemnité dans l'église cathédrale. 1 zo. On expliquera au peuple les cérémonies de la consécration des églises Ôc des autels , & on lui fera connoitre qu'elles ne font point judaïques , comme quelques-uns le disent s mais saintes & instituées par le pape Sylvestre. 130. Que l'on fera entendre aux fidèles que lorsqu'ils offriront fur ces autels, qu'ils prieront Dieu dans ces temples, qu'ils recevront le sang de Jesus-Christ dans ces calices avec une conscience pure, ils recevront du ciel toutes fortes de consolations & l'onction de la grâce. 140.Qu'on bénit les cloches,parce qu'elles font consacrées à un saint usage, & qu'elles deviennent les trompettes deTéglise militante , pour animer les fidèles à s'unir ensemble par la prière , pour chasser le démon leur ennemi, qui le mêle dans Jcs tempêtes & les orages dans le dessein de nuire aux chrétiens. 150. Que íì l'on reconcilie les églises , lorsqu'elles ont été pollues , ce n'est pas qu'elles puissent être véritablement souillées , puisque c'est le lieu où tous les chrétiens font lavez de leurs

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souillures ; mais elles font réconciliées par des as- '—

perfions & des prières, pour donner de ì'horreur à An. 15 3 & ceux qui y ont commis des crimes, & leur faire entendre que íì un lieu inanimé qui ne peut par lui même être coupable d'aucun crime, est lavé &c purifié ; ils doivent à plus forte raison se laver & se pu-* rifier de leurs crimes, étant les temples du Dieu vivant, i C°. Il est dit qu'il faut éviter dans les cérémonies tout ce qui tend à la superstition , &: qui peuc dégénérer en abus. 170. Il faut instruire le peuple afin qu'il fasse plus d'attention aux choses signifiées qu'aux signes même. Le 18e. article parle des cas auxquels on doit réconcilier les églises. Le 19e. dit que cette reconciliation doit se faire gratuitement, en paiant seulement au grand vicaire les frais de son voyage. Le 10e. parle des exemptions ecclésiastiques par lesquelles les clercs ne païent aucun tribut aux princes , & fervent d'azile aux criminels. z ie. Le concile remet au foin des évêques, de corriger, les abus qui se sont introduits dans les confrairies, dont l'ufage étant saint dabord, est devenu dans la fuite une occasion de débauche & de cabale.

Da dixième partie concerne la discipline mona- Xlviit. stique, & est comprise en dix-neuf articles. i°. Il moïï?qdUes!iplin<! est dit que quoique la vie monastique , telle qu'el- c1iua.c0ne.umi le est aujourd'hui , soit différente de celle qui a I4',»,,o,/»H commencé peu de temps après les apôtres , néanmoins elle peut contribuer beaucoup à acquérir la perfection évangélique , si ceux qui Tembrassent suivent exactement ses règles. z°. Parce qu'il est difficile de pratiquer ces règles avec toute lexacti-»

tude que la sainteté de cette profeíïìon demande 9

'1Sl(}' on enjoint aux supérieurs de bien examiner les sujets qui veulent embrasser l'état monastique, & fur tous les filles. 3°. On doit soigneusement avertir les parens de ne point forcer les enfans à se faire religieux, de peur qu'ils ne tombent dans la peine des prosélytes faits par les foins des pharisiens, 4°. Celui qui entre dans un monastère doit le faire fans aucun intérêt, dans la feule vue' d'y servir Dieu, & d'y travailler à son salut. 5°. II doit y avoir ca chaque monastère un homme de bien & sçavant, qui instruise les autres à méditer jour ôc nuit la loi de Dieu. C°. Il est nécessaire qu'il y ait auísi un prédicateur. Le 7e. permet de faire choix de quelques religieux qu'on envoïera étudier en théologie dans quelque université; mais on aura foin, dit le concile , qu'ils demeurent dans des monastères, & non pas dans des maisons particulières. 8°. Les religieuses auront deux ou trois fois Tannée des confesseurs extraordinaires, auxquels elles pourront découvrir leur conscience , ne pouvant quelquefois le faire avec confiance au confesseur ordinaire; ôc on aura foin de faire choix pour cette fonction de gens réglez , sages & habiles, qui prendront garde de ne les pas interroger íiir des péchez dont elles ne s'accuíent point 3 de peur de leur apprendre ce qu'elles ne íçavent pas ; ils ne les entendront point en confession dans un lieu particulier , mais en

Ítrefence des autres religieuses , afin d evíter noneulement le mal, mais le soupçon qu'on en pourroit avoir. 90. L'entrée de toutes fortes de monastères est défendue aux personnes du monde, parce que par l'abus qui s'en fait les couvens des hom

mes, d écoles de vertu qu'ils étoient, & d'hospice ^N. l53 pour les pauvres, font devenus des cabarets ■> &c les couvens de filles font regardez comme des lieux de débauche. Le 10e. article établit la nécessité qu'ity a de faire la visite dans les monastères. Le i ic. dit qu'on établira des économes dans ceux où les abbeíîes aïant toute l'autorité & Padministration des revenus, les emploient en des dépenses qui ne conviennent nullement à leur érat, & refusent aux religieuses leur nécessaire. Ces économes auront Tadministration des biens temporels, & en rendront compte tous les ans. 11°. On ne recevra à la profession religieuse qu'autant de filles que le monastère peut en nourrir, & il faut que la nourriture &c la table soient communes. 130. On candamne la coutume de mettre des religieux seuls pour desservir des chapelles ,& on veut que Tévêque les oblige à retourner dans leur monastère, 140. On recommande de visiter, & de reformer les maisons des chevaliers hospitaliers de Tordre Teutonique 5 de saint Jean-Baptiste, & de saint Antoine , d'y rétablir le service divin & Thospitalité , d'empêcher que les biens des commandeurs décédez , ne soient enlevez par les grands maîtres de Tordre & transportez dans des pais étrangers , &c de veiller à ce que ces biens soient emploïez aux nécessitez de Téglise , ou des successeurs, ou aux pauvres des lieux de leurs commanderies. Le 15e. ordonne aux moines d'aimer la rétraite, de jeûner, de prier , de demeurer dans les lieux où îls ont fait leurs vceux, de ne point courir, & de ne se point

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