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sìerailles. 11°. L'archevêque de Cologne prétend —■

qu'on n'a pas raison de lui contester la part qu'il An. ÎS3(** prend dans les biens des ecclésiastiques qui font décédez , après en avoir déduit les dettes, lesquels ne font point des immeubles venans de la famille, d'autant que cette part lui est due par la coutume & le traité qu'il a fait avec le cierge , aïant même droit d'en prendre une plus grosse, suivant la disposition des canons , dont il a bien voulu faire une remise. 13°. Il est défendu d'exiger austi fréquemment que l'on fait le serment des parties, si l'aífaire n'est pas d'une aíTez grande conséquence ; parce qu'il ne se peut faire que dans des fermens íi frequens , il n'y ait beaucoup de parjures. Le 14e. dit qu'à cause de l'héresie qui inonde presque toute l'Allemagne , il seroit bon de prescrire une formule pour informer contre les hérétiques ; & l'archevêque se reserve par lc même article de dresser cette formule avec les jurisconsultes.

La quatorzième & derniere partie du concile de De ,^te dcj Cologne où l'on parle de la visite des évêques . des évêques, desar

. . . 1 . - . . 1 chidiacres & de

archidiacres & de leurs lynodes, contient vingt- leurs synodes, quatre articles. i°. Il est dit que ce seroit inutile- c»iua. t»ncii. ment qu on reroit des loix , 11 elles n etoient point ^Hexécutées, & que pour ne point rendre inutiles les réglemens faits dans ce concile, on enjoint à ceux qui font commis de la part des évêques à la visite des églises , de les faire exécuter, z°. Il est marqué qu'on commencera<:ette visite par les églises cathédrales & collegialas , & qu'on la continuera dans les paroisses, dans les monastères de religieux §c de religieuses, dans les écoles, dans les bibliothe*

ques, enfin dans les hôpitaux. Le 3e. article dit,

15 3 C qUe ce qUe \c concile a rapporté jufques-là, marque d'une manière alsez claire ce qu'il faut corriger, établir de régler. 40. Dans les cathédrales & collégiales a on commencera par la reforme des premières dignitez , & fur tout les doïens , parce que leur exemple peut beaucoup contribuer à la perte de ceux qu'ils conduisent. 50. Comme il y a dans plusieurs endroits un fi grand dérèglement, que l'autorité des prélats eít méprisée i les visiteurs auront foin de reprendre &c corriger les esprits inquiets, & de punir les rébelles. 6°. L'on reformera les abus qui font dans les monastères, en faisant observer la régie. 70. Dans les paroisses le curé avertira le peuple du temps auquel l'évêque doit faire fa visite , afin qu'il y alTìste & se prépare à recevoir les facremens que le seul évêque peut administrer. 8». Il est à propos que le grand vicaire ou quelqu'un des visiteurs prêche au peuple alors. 9°. L'on interrogera le recteur de la paroisse, s'il est curé en titre ou vicaire. io<\ On l'examinera fur ses mœurs, fur fa vie, fur fa doctrine, fur les fonctions de son ministère , s'il est bien instruit, s'il s'acquitte fidèlement de son devoir , s'il a un honnête revenu pour vivre,afin qu'on y supplée s'il n'a pas assez. 1 i°.On l'examinera fur fes études, fur les livres qu'il lit, s'ils ne font point suspects 3 s'il porte Thabit ecclésiastique & la tonsure. 11°. On s'informera s'il n'y a point d'hérétiques ou de fchifmatiques dans fa paroisse. 130. Si Ton n'y exerce point de superstitions ôc de sortilèges, des parjures a des blasphèmes , des adultères qui attirent la colère de Dieu x si l'on y observe les jeûnes & les fêtes , si l'on n'y "7 "— méprise point les censures .ecclésiastiques. 14°. Si N* l'on y instruit bien les enfans, &: si Ton y a foin des hôpitaux. 1 j°. Si les paroissiens font sujets à des vices , asin de les corriger. 16°. Si le curé fait bien loffìce divin , s'il garde sûrement & avec décence l'eucharistic & le saint chrême , s'il a foin des ornemens , si son église & sa maison sont bien entretenues , s'il ne s'est point fait d'aliénation des biens de ['église. 170. Et parte que ces visites générales dans chaque paroisse ne le peuvent faire tous les ans fans dépense , on tiendra deux fois l'an des synodes dans chaque province. 18°. On appellera dans ces synodes les archidiacres & les doïens ruraux dont on prendra lavis pour faire des reglemens. 190. Ces archidiacres & ces doïens ruraux dans leurs synodes particuliers , publieront les réglemens du concile provincial. zo°. Asin que cela se puisse exécuter comme il faut, les archidiacres auront foin d'avoir des doïens ruraux capables de s'acquitter de ce devoir. 2 i°. On renouvelle une formule d'inquisition par laquelle on oblige par ferment trois ou quatre personnes sages & ndeles de chaque village , de découvrir les désordres , les discours contre la foi, & les crimes énormes qu'ils sçauront. 110. Et pour empêcher qu'on n'abuse de ce règlement, comme il est arrivé , en donnant cette commission à des personnes qui s'en font servis pour calomnier d'honnêtes gens, ou pour en tirer de l'argent; on ordonne que l'on ne choisira que des gens de probité , dignes de foi, & qui ne soient point soupçonnez de mauvaise volonté v &

— que Ton imposera des peines canoniques , & nost

An. ij)6. pas des amendes pecunjaires aux pécheurs publics.

Le z 3e. article parle des abus qu'il faut éviter dans ces visites. Z40. Quant aux autres abus à corriger , qui ne font pas compris dans ces décrets, l'on se propose d'y apporter les remèdes convenables, ou dans les visites , ou dans les synodes qu'on assemblera dans la fuite. Lui. ^ Le cardinal Sadolet écrivit à Herman archevêsadoietiHe'rmàn que de Cologne fur ce concile , dont les actes fuser ce concile, rent rédigez par Jean Gropper Allemand, prévôt î?Á»í'«»»r».''í£ de l'églife de Bonn, archidiacre de Cologne &pro

.J»d,°ìet uh' H' fesseur en droit canon. Le cardinal loue dans fa lcttttjt, 14.

tre le zélé du prélat , & parle de la nécessité & des moïens nécessaires pour assembler un concile gênerai ; mais il le reprend de n'avoir rien dit du purgatoire dans le chapitre où l'on traite de la satisfaction: Cela étoit nécessaire, dit-il, de peur que les hérétiques qui le nient, ne se prévalent de ce silence,& nc s'obstinent plus fortement à le révoquer en doute. LIV. „ Pendant que l'Angleterre étoit agitée des plus Mort dc catheri- grands troubles, la reine Catherine s'efforçoit de

nc d Arrjgon rci- o' 1

ne d-Angleterre, faire dans son exil un saint usage des souffrances TlnfiM%k*' & ^CS humiliations auxquelles Henri VIII. l'avoit sundtrus. ú. i. réduite. La prière faisoit ses plus douces consola

~Burnet.hist.de U . o 1 1 1 r A 11

rtform. ih. j. tions, & pour la rendre plus rervente , tantot elle s^occupoit aux œuvres de pieté qu'on lui laissoit la liberté de faire , tantôt elle composoit pour sa propre édification , des méditations fur les pseaumes, fur-tout ceux qui convenoient le plus a fa situation. Elle fit aussi un traité contre les plaintes des pécheurs, où elle donne de grandes preuves de sa soumission & de sa résignation aux ordres de

la providence. Elle avoit besoin de foi pour se sou- 1Í3 <»• tenir dans cet état d affliction . oìì le Seigneur lavoit comme ensevelie. Anne de Boulcn ne manquoit presque aucuneoccalion de lui faire de la peine , & d augmenter ses douleurs : elle alla même jusqu'à faire mettre dans une dure prison le pere Forest Cordelier son confesseur , & presque la seule consolation qu'elle trouvoit dans les hommes. Cependant ce coup ne l'abbatitpas, elle écrivit à ce pere une lettre pleine de consolations pour le fortifier dans fa captivité , & elle en reçut une réponse qui lui fit beaucoup de plaisir. Cependant Catherine succombant ensin à tant d'afflictions, &: Dieu voulant la retirer du milieu des maux qui Tinondoient de toute part, elle tomba dans une langueur qui finit bientôt ses jours. Dès qu'elle se vit malade, elle fit son testament, & ordonna que son corps seroit enterré dans le couvent des Cordeliers, que l'on feroit dire cinq cens messes pour le repos de son ame > & qu'on envoïcroit en pèlerinage à Notre-Dame de "V^alsinghamjquelqu'un qui auroit soin de distribuer íur la route deux cens nobles aux pauvres. Elle fit aussi quel■ques legs aux personnes qui la servoient. Aussi-tôt que le roi Henri eut appris qu'elle étoit mal, il lui en fit témoigner son déplaisir , on ne dit pas comment elle reçut ce compliment : mais sentant que sa maladie étoit mortelle, elle dicta une lettre trèstendre pour être envoïée à ce prince, qu'elle appelloit son très-cher roi, seigneur & époux. Elle •lui mandoit que Famour qu'elle avoit toujours Lettre de cath©

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