페이지 이미지
PDF

fur l'air de YArriette Italienne, Spera Forfan j &c. & la finit par une ronde générale. Cet adte efl la Parodie de celui de Qléopâtre & de Marc-Antoine.

A C T E I 1.

Le tkéâtre repréfente un Jardin, audeflus de la porte duquel eft écrit en gros caractere: Jardin de l'Arquebufe.

Eglé feule, fur l'air des Sabotiers Italiens.

Loin d'écouter l'ardeur

De mon cœur ,
Que n'avais-je d'un Trompent j

Peur?
N'ai-je pu dans fes yeux

Lire mieux?
J'étais de fi bonne foi,

Moij -"

De fes ferrnens
Fréquens,
Je doute long-rems j ,

Je cede enfin
A mon malheureux dcftin.

Funefte jour!
Ah ! cruel amour,
Tu me réfervais ce trait,
Prêt."'

Lifette, amie d'Eglé, l'exhorte en vain à prendre un nouvel Amant, & à oublier l'infidélité de Vifembrette, Chevalier Gafcon; Eglé en demeuretoujours incohfbrable. Vifembrette arrive avec Pezenas; Eglé fort pour l'écouter, & elle entend avec peine l'éloge de l'inconftance que ne ceffe de' faire Vifembrette, en annonçant qu'il a aimé trois différentes femmes depuis Eglé, & qu'il vient de donner fon cœur à Nanette. Eglé revient faire les reproches les plus vifs à Vifembrette, qui la reçoit en Petit-Maître; elle le quitte eh voyant la porte du Jardin s'ouvrir, d'où l'on voit fortir les Chevaliers de I'Àrquebufe deux à deuxarmés de fufils, portant des drapeaux,. & un blanc couronné de lauriers. La marche commence au fon des trompettes, timbales, tambours, fifres, &c Les Chevaliers font ornés! de rubans, & fuivis de Coureurs &, de Sauteurs, qui viennent tous faire compliment à Vifembrette.* fur le prix de I'Arquebufe qu'il a remporté. Nanette qui vient enfuite à la tête de jeunes Paysannes ,. acheve: le triomphe de Vifembrette, en lui préfentanr une. couronne; 4,e, lauri^;

Natrerte vient lui dire que l'on va

célébrer fa gloire au fon des mufettes

& au bmrt des trompettes tout à la

fois.

TISEMBRETTE.

Ah ! point de Mufettes,
Je veux des trompettes,
Si j'ai le chois.

La marche recommence ; Viienrbrette fe place fous les drapeaux T Se s'en va au bruit des trompettes, tambours & timbales. Le Divertiflement finit l'acte qui eft celui de Tyrtée.

ACTE III,

Le théâtre repréfente un beau Jardin, où l'on a préparé une fête; le Jardin eft en avant dJune jolie Màifoni de Campagne qui donne fur le Petit Bezons, où il y a une foire.

Cenie oavre k fcène avec Martin „ à qui elle avoue fon penchant pour Damon, dont elle eft également aiméeCeDamon eft ua homme de condition» qui s'eft déguifé en Valet, & eft entré au fervice de Ceniev pour découvErir £ elle: a'a. point d'autre iaeîinatia». Cenie l'appercevant fous un habit de livrée, dit à Martin de feretirer, parce qu'elle veut éprouver Damon & le forcer à rompre le filence, en feignant de l'amour pour un autre; elle s'éloigne un peu & fait femblant de fe promener.

DAMON, dans téloignement.

Air: D'Isbe.

Ah, quelle cft belle l j

Puis-je approcher?
L'Amant fidele
Doit-il fe cachet r
Tendre & fincere ,
Pourrais je , hélas!
Encor me taire »
Non , non , volons fur fes pas.
Ab , quelle eft belle 1
Puis-je approcher, &c.

CENIE, indifferemment.

Air: Ne tri entendez-vous pas.
Vous venez à propos ,
J'ai juftement, la France,
D'un fecret d'importance,
A vous dire deux mots.
Yous venez à propos.

Air : De s'engager, iln'eft que trop facile. J'ai plufieurs fois remarqué votre zelc , Et je cherchais à vous entretenir.

DAMON.

Il n'en fera jamais de plus fidele;
DitM un mot, je fuis prêt d'obéir.

C E NIE.

Air: Aimons-nous belle Thimire,
Vous me ferez néceflairc.

DAMON.

Parlez , pour vous que puis-je faire?
Je n'afpire qu'à vous plaire.

C E N I E.

Je veux. . . . Hélas!

DAMON.

Pourquoi cet embarras?

C E N I E.

Air: Dt mon Berger volage, j'entens h chalumeau.

Jufqu'ici fans allarmes,
Dans le fein de la paix;
De l'amour , de fes charmes
J'ai bravé tous les traits i

« 이전계속 »