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à la joie ; mais la Terreur, Soldat d'Olibrius , vient leur apprendre que Grincé s'avance pour enlever Thérefe ; Jolicoeur & Olibrius courent aux armes. Les femmes de la Noce emmenent Thérefe. Grincé & fa fuite repouffent Jolicceur & les autres qu'il a raflemblés ; mais Olibrius r'allie fes Gens qui repouffent à leur tour , & le premier acte finit pat ce combat.

Au fecond acte le théâtre repréfente l'extérieur de la prifon éclairée par des lanternes. Thérefe feule & en habit de deuil s'avance à pas lents , & parodie ainfi le fameux Monologue Trijîes aprêts j pâles le flambeaux. ,

Air: Approchons, Vtfla repofe.

Feible éclat, lanternes,

Ternes ,
Aftres de ces noirs cachots,
Triftes fallots,

En rendant moins fombre,

L'ombre ,
Vous en redoublez l'horreur ,

Malgré ma peur,
Pleurons ici Jolicœur , &c.

Babet arrive & fe flatte de tirer Jolicœur de prifon , parceque le GeoTome VL G

lier eft amoureux d'elle , mais elle né' veut travailler à la liberté de Jolicoeur , qu'à condition que Thérefe lui cédera les prétentions qu'elle a fur lui ; Thérefe y confent & l'on entend une fanfare qui annonce l'arrivée d'Olibrius: il paraît, il apprend" aux deux fœurs la victoire qu'il vient de remporter fur Grincé , & fes amis qui le fuivent, chantent fa gloire à grand chœur.

THERESE.

Air: Je ne dois plus feindre.
S'annoncer par une fanfare!
Yous avez le cœur bien barbare j
Au lieu d'avoir la larme à l'œil,
Du malheur de votre cher frcre.

OLIBRIUS,

Et vous, pourquoi vous mettre en deuil?
Cet habit ne vous convient guere.

Air: Comme un Coucou.

Etait-il votre epoux î

THERESE.

O, Dame!
Il était mon Amant chéri.

OLIBRIUS,

Cela fufSt-ilî

THERESE.

Une femme
Porte bien le deuil d'an mari.

Olibrius ne demande pas mieux que .de remplacer fon frere, & fe propofe à Thérefe qui lui reproche d'oublier en ce moment l'amitié qu'il a jurée à fon malheureux frere. Olibrius s'en exeufe par force; maximes d'Opéra qui ne féduifent point Thérefe. Olibrius la voyant inébranlable , reprend fa générofité , projette d'aller trouver Bras-de-fer fon pere & d'employer fa protection pour tirer fon frere de prifon.

OLIBRIUS.

Air: Nous autres bons Villageois.

Comptez fur un prompt effet,
Il faut s'en réjouir d'avance;
Vous allez voir un Ballet.

THERESE.

Ah! grands Dieux! quelle extravagance,
Quand votre frere eft en prifonl

OLIBRIUS.

Je crois, parbleu, qu'elle a raifon j

Allons, Meffieurs, retirez-vous,
Elle a plus de bons fens que nous. Bis.

Il fort, & Thérefe le fuit après avoir chanté encore un Monologue en l'honneur de l'Amour.

Le théâtre repréfente un falon qui fert d'entrée à l'appartement de Brasde-fer. Olibrius s'y préfente, un Laquais lui en refufe la porte ., un autre Laquais annonce ainfi fon arrivée:

Air: Or ecoute^ , honorable ajfiflance.

Monfeigneur vient, que tout tremble & fré

mifle,

Il ne paraît que la canne à la main j

Et lorfqu'il fort, fon plus dou* exercice ,

Eft de roffer ceut qu'il trouve en chemin , Sec.

Olibrius eft avec raifon feandalifé de la maniere dont cet infolent Valet annonce fon pere. Les portes du falon s'ouvrent & l'on voit un riche appartement d'où fort Bras-de fer. Olibrius le prie de fauver fon frere auquel il apprend qu'il lui a cédé fa Maïtreiïè , qui lui répond par ce couplet critique;

Air: Dans le fond d'une écurie.

Sur ce grand trait de noblelTe,
Rifléchiûous ua moment j

L'un en cédant fa Maîtreile ,
Se montre un mauvais Amant,
Et l'autre mauvais ami,
S'il reçoit la politefle;
Faible Amant, mauvais ami,
A vous rien ne m'intéreffe j
Faible Amant, mauvais ami ,
Ne font Héros qu'à demi.

Cependant il confent à la demande que lui fait fon fils, mais à condition qu'il ira fe rendre en prifon à la place de fon frere. Olibrius y confent; cependant Bras-de-fer lui ordonne avant d'exécuter fa généreufe réfolution , d'être témoin des plaifirs qui font réfervés aux gens de qualité. Des Danfeufes & des Chanteufes de l'Opéra paraiflent, l'entourent & font briller à l'envi leurs talens divers ; mais envain elles eflayent de le tenter , il s'échappe, fort brufquement & le fecond acte finit de même.

Le théâtre repréfente l'extérieur de la prifon, & le guichet. Babet vient pour exécuter le projet qu'elle a formé au fecond acte. Olibrius arrive dans le même deflein. Il s'avance vers la porte de la prifon. Plufieurs Geôliers, danfant avec des troufleaux de clefs à la main, lui en ferment le paffage. Olibrius

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