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Et je pars d'un ait triomphant;
Ratapatapan, Sec.

Cette Parodie n'a peut-être pas toute îa gaité qui fait le prix de ces fortes d'ouvrages; on peut aufll lui reprocha; que les décorations, ainfi,qu'à l'Opéra, n'y font pas le moindre rôle; mais or» ne peut difeonvenir qu'elle n'ait laifï & critiqué fort adroitement tous les défauts que l'on peut découvrir dans l'Opéra ; on y trouve aufll beaucoup de Couplets très bienfaits & un choix d'airs fort agréables, elle mérita fon fuccès & eut quinze repréfentations. Elle de M» Guerin de Frémicourt, avantageufe>; ment connu par d'autres ouvrages.

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ZÉPHIRE 'ET FLEURETTE.

Parodie 'de Zélindor j en un acle à en Vaudevillesi 23 Mars i7SJ*

JU E théâtre repréfente un bocage agréable : Zéphir qui eft amoureux de Fleurette depuis peu de tems juftifie fon inconftance ordinaire devant Papillon fon confident, & lui apprend qu'il veut éprouver fa nouvelle Maîtrefle, ce que Papillon n'approuve pas trop.Zéphir le congédie & fe rendinvifible en voyant Tenir Fleurette. Cette jeune beauté fe croyant feule, fe rappelle un fonge flatteur qui lui a préfenté fon Amant , & comme l'heure à laquelle elle doit le voir eft encore éloignée . elle fe couche fax le ga2on dans l'efpérance d'un nouveau fonge $ Zéphir s'approche doucement & errante, à demi voix ces, couplets i , L~r? "-s

Zê>ïhr:

Air: Quand on fait aimer & ptaire*

Doux fcmmeil, quelle eft ta gloire l
Tu jouis de & beauté^

Dieu flatteur, que ta victoirc
Hâte ma felicité.

X

Sur les yeux de ma Maîtrefle,
Etends un voile enchanteur ,
Plonge-la dans ton ivreflè;
Mais laifle veiller fbn cœur j
Doux fommeil, &«.

X

Penchez-vous jeunes feuillages,
Pour la défendre du jour;
Oifeaux , cédez vos ramages ,
Pour laifTer parler l'Amour. Bit.
Doux fommeil, &c.

X

Zéphir ordonne aux plaifîrs de former des chiffres de Fleurs qui expriment Zéphir vous adore , Fleurette paraît s'éveiller , les fonges difparaiflènt. On .voit dans les airs ces mots tracés en lettres de Fleurs : Zéphir vous adore. Fleurette encore endormie croît parler auxAmants qu'elle vient de voir en Conge; Zéphir toujours invifibre fe jette à les genoux & Un donneun baifer; Fleurette fe réveille en furfsut, & croyant embrayer Zéphir, eUene le voit plusElle apperçoit les lettres de Fleurs fii£

pendues dans les airs par des Zéphirs.

Air; Je ne fais pas écrire.

Ciel! croirai-je ce que je voiî
Zéphire a-t-il tracé pour moi
Ce que je viens de lire î
S'il eft épris de mes appas,
Pourquoi ne me le dit-il pas,
Plutôt que de l'écrire;

Air: Sous un Ormeau,

En fommeillant,
L'amour m'offrait un fort brillant;
Aurai-je en veillant,
le bonheur dont j'ai joui ï, ]

ZÉPHIR.

Oui.

FLEURETTE

le «'entends qu'une voix ,

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Tarai ffez;
A tjnoi bon ce jeu-là î

ZÉPHIR.

Me voilà.

FLEURETTE

'Ah! finirions-, N'entendrai je rien que des fons ï

ZÉPHIL Mais. ...

FLEURETTE.

Que de. façons !.
Mon cher Amant, parais donc.

ZÉPHIR.

Non

F LEURETTE.

VA U IX E V lilE

de. Fanfah.

Air: Lorfque F on file-le plaijîr..

A ne. vouloir jamais- paraître ,
Quel motif peur vous engager.?"
Dites moi denc quel eft votre ctr&j,
N'stes.-vous qu'un foufflc Jigcr^

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