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J'ai porté dans fon ame une atteinte impré-'

vue; II avait fous fon bras un &c rempli d'argent,, Qu'il a ferré bien vite.

Elle ajoute qu'il faut le débarraffèr de cet argent, & ils fe retirent au fond da théâtre, où Brigani va fe déguifer en, Ours.

Calcante paraît, &«près avoir rervvoyé un valet muet qui le fuit, il fait entendre qu'il vient chercher la jeune perfonne.donr les yeux fripons l'ontfrappésj Nife qui l'entend, s'approche de fon frere travefti en Ours. Elle demande à Calcante s'il veut favoir fa bonne avanture, le vieillard lui répond galamment que c'en eft une déjà que de la -rencontrer; tandis qu'il préfente fes mains à Nife.* Brigani s'avance & tâche de lui voler fon argent, le bonhomme qui l'apperçoit & qui croit voir un Ours, veut fe. fauver; mais Nife le raflure en lui disant qu'il eft auflï privé que lui; il tend fes mains à Nife, qui lui promet d'abord longues.années; elle, continue. enfuite:

Certaine Fille,
Gentille,

Pour vous foupire.
De fon martyre
Qui la guérira?
Hem! hem! Monfieur la guérir»;

CALCANTE.

Oh! fans grimoire ,
On peut vous croire,
Cela fera.

N I S E.:

Ah! ... je vois une

Foimne. . . .

Que rien ne borne.

Au Capricorne

Eft écrit cela;

Oui, oui, Monfieur fe mariera.

CALCANTE,

Oh! vraiment voire ,
On ne peut croire
Ce conte- là.

Nife foutient que Calcante deviendra l'époux d'une jeune beauté; mais il élude cedifeours, & Nife alors fait fauter fon Ours, dont il paraît charmé; elle confent à lui céder pour trente ducats; mais comme elle voit qu'il a de la peine à fe déterminer , elle reconx^ mence à le faire danfer, en chantant l'Ariette fuivante:

ARIETTE.

Examinez fa grace ,,
C'eft un petit Amour ,
Auifi beau que le jour.

r Ours.)

Regardez-nous en face,.
Et faites, mon Mignon,
Un pas de rigodon.
Et fautez donc, fautez donc;.
Brunet, fautez pour Javotc»
Toui nez pour Charlotte ,
Et faites ferviteur,
Comme un jo!i Monfieur.
Donnez-moi la menote»

La menote,
Er faites ferviteur.

Calcante en offre vingt ducats; enfuite il en ajoûte quatre, & Nife le lui abandonne en lui proteftant que fans l'indigence où elle fe trouve, ejle ne s'en déferait point, tant elle a d'attachement pour lui; il l'aflure que de fon côté il l'aime à la folie, il l'invite à venir le voir quelquefois & promet de lai donner .*... des confeils,» Nife répond à cette galanterie par une Ariette fort tendre, pendant laquelle le faux Ours vole la bourfe de Calcante, défait fon collier, s'enfuit & laiïlè fa chaine dans la main du vieillard, qui, dès que Nife eft partie, veut le faire danfer, s'apperçoit trop tard de fa fuite , & court de tous côtés pour le chercher. Nife revient & lui demande ce qui l'oblige à crier; il répond que c'eft fon Ours qui s'eft échappé. Nife l'invite à ne fonger qu'à elle, Se lui demande fi elle ne vaut pas bien un Ours; elle ajoûte plufieurs agaceries, auxquelles Calcante répond par cette Ariette:

ARIETTE.

Oii! laiflez donc mon cœur par charité,
Oh! laiflez donc mon cœur en liberté.

( A part.}
Quelle eft pouponne!:

Mon cœur fe donne ,
Malgré ma volonté.

(Haut,)

Oh-! laifïcz donc, &c,

X

Peftedermnc',
Qui me lutine ,

Et

Peft'ede mine , '• <

Qui m'alfaflîne!
Put-on jamais plus tourmenté?"
Oh! laiflez donc; &c.

Quel martyre?
J'expire...
En vérité.
Oh morbleu, c'en eft trop; prends donc mai
liberté.

X
NI S E.

Vous avez là inienne en échange, E'àmour que j'ai pour vous, doit fembler plus

étrange 5 Mais chacun a fon goût, j'aime un- Vieillard fenfé.

Elle ajoute qu'elle eft bien revenue des jeunes gens qui l'ont tant de fois trompée, elle promet encore à Calcante de lui trouver fon Ours, & ils finiflent le premier acte par un Duo charmant, dont l'air eft on ne- peut pas mieux parodie.

Au fecond Adle le Théâtre- repréfenre. des ruiacs;,. & des. mazures abano daunéas..

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