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libres en un acte, fuivie d'un Divertiflement.

Les Amours anonymes, Comédie en vers libres en trois actes, & trois Divertiflemens.

Le Comte de Neuilly , Comédie héroïque, en vers & en cinq actes.

La * * * *, Comédie en vers libres & en trois" actes, précédée d'un Prologue auflt en vers libres, & fuivie d'un Divertiflement.

Le Rival favoraWe , Comédie en vers & en trois actes.

Les Talens à la Mode, Comédie en vers libres & en trois actes , fuivie d'un Divertiflement, intitulé: les Mufes Rivales.

Le Mari Garçon, Comédie en vers libres & en trois actes.

Paméh en France ou la Vertu mieux éprouvée , Comédie en vers & en trois acies ^fuivie d'un Divertiflement.

Le Plagiaire, Cpmédie en vers en trois actes, & trois. Divertiflemens. .: Le Retour de la Paix, Comédie en vers libres & en un acte, fuivie d'un Diverriflement.

•.La Cametev Comédie en vers libres. & ejR'uuLaetei* fuivie d'un DLvertifleW&ito. l'A -."•j'il'-j'. ù _ili.- ' -'. '••. •.l . '»'

Le Prix du Silence, Gomédie en vers libres & en trois a&es.

Il a en outre fait plufieurs Opéra Comiques, dont on peut voir les titres dans l'Hiftoire de ce Théâtre.

On ne peut fans injuftice refufer à cet Auteur un efprit brillant, l'imagination vive, une verification légere, un coloris agréable, un talent rare pour le Dialogue , & fur-tout une connaiffance parfaite des ridicules du fiecle; une allégorie irtgénieufement imaginée

6 agréablement .foutenue par des détails brillans ; c'eft le genre de Comédie dont M. de Boifly a pu fe regarder comme l'inventeur, mais onne trouve pas toujours dans fes Comédies unplan bien imaginé ni une intrigue bien conduite. On ferait prefque tenté de croire qu'il ne fe fentait pas afTez de force pour traiter de grands fujets., prefqajè, toutes fes fcènes font ifolées, &,p©iïr en remplir le vuide, il avait retours à des Portraits qui plaifent à la vérité; pa* le ton & la vivacité des couleurs,ornais dont l'aflemblage ne peut jamais former un grand tableau; fes talens ïùi auraient fourni les moyens de remplir plus glorieufement fa carriere; s'il fe fut donné la peine d'étudier les nom»

mes, de connaître la nature & d'approfondir les principes de fon art.

M. de Boifly fut aufli chargé pendant quelques tems de la Gazette de France, §ç fit voir qu'avec beaucoup d'efprit on ne réuffit pas toujours dans les chofes qui femblent en exiger le moins. Les dernieres années de fa vie furent entierement confacrées à la compofition du Mercure de France, que lui avait obtenu Madame la Marquife de Pompadour , qui protégeait les lettres & à laquelle il avait dédié le Prix du Silence. Cet ouvrage périodique confacré à la louange , devait naturellement faire le fupplice d'un Ecrivain porté à la critique; il le fit cependant fructifier coniidérablement, & l'Académie Françaife ayant oublié les traits de fatyre qu'il avait lancé tant de fois eontre plufieurs de fes Membres, Je reçut d'une voix prefqu'unanime; il ne jouit pas iong- tems de cet honneur, car il mourut peu de tems après, le \<j Avril i758.

DEBUT DE J A RDI NI.

Jardini débuta ainfî que fa femme le 26 Janvier,; par le rôle de l'Amoureux & de rAmdureufe,&ne furent reçus ni l'un ni l'autre»

RATON ET ROSETTE.

Parodie de Thon & l'Aurore j 28 Mars 17SJ

JLV Aton, Garçon de Ferme, amoureux de Rofette, Jardiniere, l'attend avec impatience avant le lever du foleil; comme elle tarde à paraître, Ra« ton la foupçonne de coquetterie , & de pafler mieux fon tems avec un Rival. Une fymphonie annonce l'arrivée de l'aurore, on entend le chant du coq, le ramage des oifeaux, & les cris de différens animaux qui peuplenr une Baffe-cour. Rofette paraît fur la Montagne, defcend-dans fon Jardin, arrofe fes fleurs au jour naiflant , &c

chante:

•' .1 1

Brillantes fleuri,
Vos vives couleurs,
De nos plaifirs font l'image j

Leur tendre éclat,
-, Eft lî délicat ,
. ., .. Qu'un fouine, un rien l'endommage j
- '. Ji . Il faut cueillit

Les rofes fans les ternir ,

Er fans flétrir j
Sans affaiblir le defir ,
Faifons chaque jour

Renaître l'amour,
Etconfervons fes attraits
Frais.

Rofette appercevant Raton, lui témoigne fa joie par les plus vifs empreflemens.

Cette fcène eft fuivie d'un Divertiffement.

VAV DE TILLE.

des Bouquetieres,

Prenez de nos bouquets,
Ils foat tous frais,
Prenez ma double violette j
Gala us, voici pour vous,
Des œillets doux,
Venez-en faire emplette.

Raton»)
Approchez mon beau garçon ,
De nous achetez donc
Quelque fleurette,
La rofe & l'bouton,

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