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VALERE,
Mais. . . .

OSMAN.

Point de fi, de mais;

( à Valcrcj à Emilie.)
Adieu, bonfoir ma Mie.
Comme un grand Héros je m'en vais;
Faites danfer vos gens, je vous prie ,
En mémoire de mes bienfaits.

Il paraît un Vaiueau orné de fleurs & de banderolles; on voit fur le tillac une table couverte de mets & de rafraîchhTemens ; des trompettes fe font entendre à la proue & jouent des fanfares , tandis que les Matelots defcendent deux à deux, & viennent dan'er fur le rivage.

VA UDEVILLE.

Iris avait parlé tout bas,

Au jeune Hiias,
Mon cœur en fut outré de rage,
Je la traitai d'ingratte & de volage,
Sans m'écoutcr , ma chere Iris,
Me regarda , fit un fouris,
Et ce fouris calma l'orage.

A nj

Damon fcrvait une Beauté,
Dont la fierté

Prenait toujours un ton fauvagej FinifTez-donc, Monfieur, foyez plus fage;

Elle fe fache d'un baifer;

II en prend deux pour l'appaiferj

le beau tems vient après l'orage.

X

SECOND VAUDEVILLE.

Pour voguer fûrcment,
L'amour eft ma bouilble,
L'efpérance en eft l'aimant,
Et ton cœur eft mon pôle.
Eh ! vogua, vogue donc,
Sous l'amoijreufe étoile,
Mettons à la voile j
Dans, la belle faifon,
Tout vent eft bon.

X

Souvent un bon Vogueur,
S'endort dans la bonafle j
Moi j'ai toujours même ardeur,
En quelque tems qu'il fafle;
EhJ vogue, &c

Sur nous lerfque la nuit
Etend fon voile fombre,
Le flambeau d'amour nous luit,
Et nous guide dans l'ombre;
Eh! vogue, &c.

Quand le tems eft trop fort,
Des écueils je m'écarte;
Mais pour m'éloigner du Port,
Je fais trep bien ma carte >
Eh! vogue, Sec.

On ne craint rien en Mer,
Au printems de notre âge;
Mais qui s'embarque en hyver,
Doit s'attendre au naufrage;
Eh! vogue , &c.

X

Les Incas Du Pérou.
Seconde Entrée.

Le Théâtre repréfente un defert dût Perou, terminé par une montagne aride , le Commet eft couronné par la bouche d'un Volcan, formée de rochers calcinés.

Carlos ouvre la fcène avec Phanî; à qui il reproche (es préjugés, & qui fe détermine enfin à fe lahTer enlever. Carlos part pour tout difpdfer & profiter de la fête du Soleil, que l'on doit célébrer le même jour. Phani, reftée feule, chante les couplets fuivans:

Air; Ah! Maman , que je l'ai échappé ielit

Viens Hymen, hâte-toi, je t'implore ,

Viens par ta douceur,

Combler l'ardeur

Qui me dévore.
Viens m'unir au Vainqueur que j'adore j

Fillette à quinze ans,
Commence à compter les inftans.

X

Si tu veux que mon cœur t'appartienne j

Hymen, dès ce jour ,

Crains que l'amour

Ne te prévienne ,
Il n'eft rien qu'à la fin il n'obtienne;

Ce petit Tournois,
Tait métier d'efcroquer tes droits.

X

Viens Hymen, hâte-toi, je t'implore,
Yiens par ta douceur,

Combler l'ardeur

Qui me dévore,
Tes attraits font des biens que j'ignore j

Mais fans les goûter,
Il eft permis de s'en douter.

Huafcar Inca vient apprendre à Phani, que le Soleil veut la marier, Phani répond qu'il prend bien de la peine & que fouvent au nom des Dieux, un fripon nous abufe. Huafcar entre en colere, & apprend à Phani qu'il l'obfervait de loin & qu'il eft inftruit de fon amour pour l'Efpagnol.

HUAS CAR.

Air : Dans le fond d'une Ecurie.

Non contens de l'avantage
D'avoir enlevé notre or ,
Nos Vainqueurs ont mis encor
Nos Princefles au pillage;
Si j'en croyais ma fureur....
Bientôt l'objet qui t'engage; . . .
Si j'en croyais ma fureur. . . .
Hélas! que n'ai-je du cœur î

Il parle bas à l'oreille d'un Péruvien , & dit qu'on va voir beau jeu.

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