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Réponfe de RATON.

Les rockers de ce rivage
Non* jamais changé d'endroits,
Et les clochers du village '•".'-"
Reftenic roujouts fur leùmoirs.

Ces Montagnes,
'.. -'-.: Ces Campagnes,
Sont-là depuis fort long-tems;
Cette fource toujours la rpçme,
Va remplir les étangs. ,

Sites. Roche**,;

Les-Clçchc»,; .'; Les RuifTeaux, les Etangs, <r , ~> . Sont coniraos, :-

Je fuis confiant de même. ( bis. )

P.ewette craignant que fes Gens nemji^nt à/on deflein,,& efpérant que letste-à-tête, plaiw davantage à Raton, le§..rsn;voye tous., Elle minaude inutilement, & finit par offrir tout fon bien à Raton qui le refufe , en difant qu'il n'oubliera jamais Rofette.

PERRET TE.

Que cette confiance eft parfaite!

,-' part. ) Quoi, j'en aurai le démenti î

Raton. ) Sois donc le mari de Rofette , J'y confens; je prends mon parti. Va la chercher, & lui prodigue Les foins, les tranfports les plus doux; Mais comme.le chagrin fatigue , ( Au Herger Robin , perfonnage muet. ) Robin, qu'il boive un coup chez vous.

Gringole revient trouver Perrette , pour favoir des nouvelles de fon entreprife. Perrette lui apprend qu'elle n'a pu faire changer Raton 5 mais qu'elle s'en eft vangée.

On apporte Raton endormi. Gringole croit qu'il eft mort, mais Perrette lui apprend que ce n'eft qu'un breuvage de pavots qu'elle lui a fait donner ; ils abandonnent Raton qui fe réveille tout , engourdi, en difant qu'il n'ofera s'offrir en cet état aux yeux de fa chere Rofette.

( Elle arrivé )

ROSETTE.

O doux efpoir!

Je vais donc le revoir , .,;

Ce cher Amant qui caufait mes allarmcs,

O doux efpoir!

Je vais donc le revoir

OC

Ce cher Amant,
Qui m'aim* conftamment.

Ah ! le voici,

Mais quel fouci
Lui fait encore vetferdes larmes.

Ohi qu'as-tu donc,"

Pauvre Raton ,

Mon bel ami \
Il efl: endormi;
Afc! Raton , réveille , réveille ,
Ah! Ratoo , réveille toi.
En ce jour tu vas être à moi;

Réveille-toi, reçois ma foi.
I Ah! Raton , Raton ,

Ah! Raton, réveille, téveille,
Ah! Raton, réveille toi.
Il dort encore plus fort, je crois;
Hélas! nentends-tu pas ma voix?

RATON.

Je fommeille.

ROSETTE.

Tu prends bien ton tems pour dormir;
Viens livrer ton âme au plaifa;'
Qu'il te réveille,
Qu'il te réveille. ,[ .. \.
Tome VL j?

RATON.

Ah , quel chagrin!
Robin, ce Berger malm,
En me verfant du vin,
A fait un fortilege.

ROSETT E.

Que dis-tu donc?

RATON.

J'aurai pris quelque poifou;

Vous le dirai je?
Mon cœur eft comme un glaçon,
Charmé de nos nœuds,

Mes feux
Faifaient mon bien fuprème ï -
Mais à tant d'ardeur,
Succede la froideur.

ROSETTE.

Reprcns tes efprits ,

Mon fils,
Tu fais combien je t'aime.

R A T O N.

C'eft quelque Jaloux

Qui jette un fort-Gênons.' I.'i.

Je m affaiblis,
Malgré moi je m'afioupis,
De mes fens dépéris
A peine ai-je l'ufage.

ROSETTE.

Je vous plains fort;
En me parlant il s'endort
Ah '. quel dommage!
C'eft un feve,
Il n'a pas tort.
Cette indolence-eft unique,
Quel rôle pour un Amant!
Un fommeil fi léthargique ,
•Refroidit le dénouement.
Allons, allons, gai, gai
Allons, allons, gaiement;
Au mal qui te poffede ,
N'cft-il point de remede?
Qu amour vienne à notre aide ,
Ainfi qu'à l'Opéra.

Rofette lui dit de la regarder. Raton attache fes yeux fur ceux de fa Maîtrefle, & l'amour qu'il y trouve, fuffic Pour lui rendre la vie. Ils chantent ensemble ce duo.

E ii

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