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gésde lui céder Hamadan, Ardebil, Taurîs ; & il fit redemander aux Moscovites la Province de Ghilan, & tout ce qui étoit du domaine des Persans. La réputation de ses exploits avoit de jour en jour augmenté son armée; il la divisa. Schah Thamas à la tête de cent mille hommes marcha contre les Turcs; & Thamas Kouli-Kan alla avec soixante mille , forcee les Aghvans dans le Choraflan.

Schah Thamas perdit en 1731. contre les Turcs une bataille qui répandit la consternation darts la Perse. Òn ne parloit que de paix, & on n'oioit la conclure dans Tabsence ou sans í'avis de Thamas Kouli-Kan ; il y consentit, parce qu'il vouloit finit son expédition contre les Aghvans. II la poussa avec une vivacité qui avança le succès. Les Moscovites furent contraints de lui céder le Ghilan. A son retour, il trou va SchahThamas plongé dans les délices, & jouissant des douceurs d'une paix dont il auroit dû ne chercher qu'à réparer la honte : indigné de cette molesse, il chassa ce Prince efféminé du Trône où il l'avoit placé; il le relégua à Maschet, le fit garder à vue , & fit proclamer Roi un des ensans de ce Monarque, âgé de

3uatre à cinq mois, fous le nom e Schah Abas III. Alors dépositaire de toute l'autorité, Thamas Kouli-Kan marcha contre les Turcs , rien ne lui résista jusqu'à Déelbchir; le cours de ses conquêtes fut suspendu pendant quelque tems par la perte d'une grande bataille auprès de Bagdad. La Perse le crut accablé ; ses ennemis secrets. crets en triomphoient ; mais une nouvelle Armée de vingt mille hommes se rassembla sous ses ordres près de Hamadan. Avec cette poignée d'hommes , il se montra plus terrible que jamais à l'Empire Ottoman , & en intimida les Armées innombrables jusqu'à les réduire à lui demander la paix; ThamasKouli-Kan ne crut pas devoir perdre à la signature des articles un temps qu'il destinoit à de nouvelles victoires ; cet intervalle lui suffit pour soumettre les JLesghuis rebelles.

A son retour il trouva que Ces propositions de paix n'avoient été de la part des Turcs qu'un artifice pour l'éloigner, & qu'ils avoient profité de son absence pour augmenter leur Armée. Quelqu'inférieur qu'il fut en nombre, il alla les chec^ Tome IX. B

cher, il osa les attaquer, & leá défit près d'Erivan. Leur Général Abdoullah Bacha périt avec trente mille hommes qui resterent fur le champ de bataille. Cette victoire lui valut Ganja, Teflis, Erivan; tout l'ancien domaine des Perses éroit conquis: Thamas Kouli - Kan pensa bien - tôt à s'en rendre le maître ; mais il ne vouloir point passer pour Usurpateur. Les états du Royaume furent convoqués à Mougham-Tehoúls; les Grands au nombre de quinze mille, lui déférerent Fautorité souveraine, & le proclamerent Roi. Il en vouloit le pouvoir, il en refusale titre, & se fit nommer Velinhamet, c'est-à-dire, Distributeur des Grâces. C'est: pour se saire reconnoître ert cette qualité qu'il envoya deux Ambassades , l'une à Constant tinople , l'autre à Moscou.

Maître absolu de la Perse , fl alla droit à Ispaham; il ne s'y reposa que quarante jours. Vers la fin de Décembre 1736, il en partit pour aller faire lesiége de Candahar, la plus forte des places de l'Asie, & le dernier retranchement des Aghvans : ils y avoient renfermé toutes les richesses de la Perse, l'or , les pierreries & les joyaux de la Couronne. Apeine se fut il éloigné d'Ispaham de quatre journées , qu'il trouva les Aghvans en ordre de bataille fur le bord d'une très-large riviere. On regardoitce poste comme l'écueil de fa gloire & le terme de son bonheur. U passa cette riviere à la vûe des ennemis , les chassa devant lui, & au mois de Mars 1757 y aptes un siége de treize imois , il emporta Candahar, ofc.

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