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neuve eut toute la satissaction <ju'il demanda; & l'on expédia en saveur des Missionnaires, un Commandement qui assura leur repos , du moins je n'ai 14 dans aucun des Mémoires de nos Missions que celle de Damas ait été inquiétée jusqu'ea 1744.

La persécution qu elle essuya sur la fin de cette année , se trouve décrite dans une Lettre que M. de Lane, Consul de Seyde , écrivit le deux Janvier î74j, à M. le Comte de Castellane , Ambassadeur du Roi à la Porte

Monseigneur,

«TE dois rendrecompte à vo»d tre Excellence, d'une persé» cution que viennent d'essuyer •> les Missionnaires de laCompa* »gnie de Jesus à Damas, sans y » avoir donné occafion. Le » Meut-Sallem de Damas , qu »gouverne en l'abfence du Bai cha , étant chargé d'un bille» par lequel le sieur Caire négo» ciant à Seyde promettoit de » payerpoo. piastres pour le loyer »du Kan, ou bâtiment qu'il oo » cupe en cette ville , m'écrivit »>le terme échu , de porter ce »François à le satissaire.Celui-ci » me fit entendre qu'il alloit à »Damas , lever l'argent de ses » débiteurs, & satissaire le Meut» Sallem, à qui je mandai ceto> te réponse. Il partit en eífet; » mais au lieu d'aller à Damas, il » s'arrêta dans un village qui est à » moitié chemin. Le Meut-Sal» lem s'ennuya de ce délai, & il » voulut rendre les Jésuites refr »ponsables de la dette. Il en-* * voya chercher leur Supérieur,

*> lui présenta le billet, & lui de» manda la somme énoncée. Le » Missionnaire lui représenta » l'injustice du procedé;le Meut» Sallem l'éxigea,& ne lui accor» da que cinq jours de délai. II »se repentit ensuite de l'avoir ac» cordé, & il ordonna qu'on le »mîtauxfers.Onleconduisoiten » prison, lorsqu'un nommé Ron» zouma , Procureur des Grecs » Schismatiques de Damas , ôc »dont la haine contre les Catho» liques est connue , pria qu'on » le remît en liberté , & s'ofrric » pour être fa caution. On le re» lâcha. Mais le lendemain le » Meut-Sallem exigea des Jésui» tes cent vingt-six piastres. Ces »Peres me le mandérent : je » chargeai le Sieur Fornetti, se» condDrogman de cette Echel»le d'aller à Damas pour avoi& »satisfaction de cette affaire ; je

«lui commandai de passer par le "village où je sçavois que le *• Sieur Caire s'étoit arrêté, & de » lui ordonner de ma part d'ac» quitrer sa dette. J'écrivis en »» même temps au Meut-Saîlem> » une Lettre polie, mais ferme» m Il y eut égard, & pour me le » témoigner, il fit revêtir les Jé»fuites avaxeAfe en public: c'est •la réparation la plus grande » qu*un homme de ce rang puif» se saire. Le sieur Caire fut obli* »gé de lui payer ce qu'il avoit * demandé à ces Peres en pure » avanie.

» Cinq jours après que le » Drogman fut parti de Damas , w la persécution recommença. » Une troupe d'ensans se raffem»bla sur le soir devant la porte » des Jésuites, dirent contre-eux » toute efpece d'injures , & y •» jetterent une grêle de pierres» Le Supérieur qui revenoit des » fonctions de fa Mission , fut s'maltraité. Le lendemain dans » le temps que l'un des deux Perres qui font à Damas venoit de » finir fa Messe, ils furent saisis » rous les deux par les gens du » Meu t-Sallem,& conduits dans «la maison deRonzouma.On les »accabla d'injures , on inventa » les calomnies les plus atroces > » & les plus ridicules : de-là on » les conduisitau Palais du Meut» Sallem , où plusieurs fau* » moins déposèrent contre-eux, ~ tout ce qu'on leur avoit fug» géré.

» On rappella toutes les accusations intentéesjanciennement » & récemment contre tous les » Missionnaires, on en imagina »>de nouvelles. Ils furent renfer» més dans un cachot affreux, où » on les chargea de chaînes.L'as

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