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heur de les perdre : nous les
loüons, parce que leurs bonnes
ceuvres qui les suivent, le me-
ritent. La mort qui nous les a
ravis , nous afflige, & nous jet-
te dans une douleur muette :
Le souvenir que nous en con-
servons, nous fait rompre le si-
lence , & nous engage de par-
ler. La nature & la religion ,
la tendresse & la justice exi-
gent de nous ces deux devoirs.
David qui pleura Jonathas ,
le loüa , & aprés avoir fait l'é-
loge du Pere, il finit par ce-
lui du fils. Filles de jerusalem ,
dit-il, pleurez.sur Saiil qui fai-.
soit tout vôtre ornement, & toutes
vos délices : Et vous, mon cher jo-
nathar , vous qui étiez le plus
charmant des Princes , le mal-
heur de vous avoir perdu me perce
l'ame de douleur.
Les playes que la mort de

MoNsEIGNEUR L E D A U

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perat.

sonne du Roy nous étoient les plus cheres, ont été rapidement , enlevées du monde : Nbtre couronne est tombée , nos chants de joye ont été changex en de tristes accens de deuil , malhear à nous parce que nous avons peché. | , Ce qui seul semble devoir · nous consoler du malheur d'a· voir perdu MoNsEIGNEUR LE DAUPHIN, est de nous representer, que selon toutes les apparences, Dieu ne l'a ôté du monde que pour lui assürer un bonheur § plus grand en l'autre, comme saint Ambroise l'a dit autrefois dans l'éloge funebre qu'il a fait d'un grand Prince. .

» O que la Republique eût été sbit : Valenr. Im

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flatter que le Seigneur ne le « lui a ôté, que pour le rendre * plus heureux lui-même ! Je la o plains de ce qu'il est mort à la * fieur de son âge ; elle en auroit o reçû de grands secours : mais « je me console de ce que ses * vertus étant arrivées à leur ma- « turité, le Ciel lui reservoit de * grandes recompenses. 4 &

Ne nous seroit-il pas permis d'en dire autant de MoNs E 1GNEUR LE DAUPHIN ? Nous le dirons avec des circonstances d'autant plus favorables , que nous pouvons le mettre au nombre de ces vrais Chrétiens dont saint Paul dit , que soit « m .. pendant leur vie , soit à leur mort ils étoient au Seigneur. En effet comment a-t-il vêcu ? comment est-il mort ? deux reflexions qu'il est important de faire.

Par la vie chrétienne quil a Divise».

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menée il est aisé de connoître
qu'il vouloit être tout à Dieu :
premiere reflexion. Par la bon-
ne mort qui a fini une si belle
vie on a tout sujet de croire que
Dieu a voulu qu'il fut pour
toujours à lui : seconde refle-
xion.Sive vivimus, sive morimur,
Dominisumus.

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