페이지 이미지
PDF
ePub

I

prétexte que cc soit, d'augmentation, correction, changement de titre, mime de traduction étrangère ou autrement, que nous entendons être saisis en quelque lieu qu'ils soient trouvez, sans le consentement exprès & par écrit dudit exposant ou de ceux qui auront droit de lui, à peine de confiscation des exemplaires contrefaits, de dix mille livres d'amende contre chacun des contrevenans, dont un tiers à nous, un tiers à l'Hôtel-Dieu de Paris , l'autre tiers audit exposant, & de tous dépens, dommages, & intérêts ; à la charge que ces Présentes feront enregistrées tout au long fur lé Registre de la Communauté des Libraires & Imprimeurs de Paris, & ce dans trois mois de la datte d'icellcs ; que Timpreísion desdits Livres cy-deflus spécifiez, sera faite dans nôtre Royaume & non ailleurs, en bon papier, & en beaux caractères, conformément aux Reglemcns de la Librairie, & qu'avant que de les exposer en vente, les manuscrits ou imprimez, qui auront servi de copie à l'imprcssion dcsdtis Livres, seront remis dans le même état où les aprobations y> auront été données, ès mains de nôtre tres-cher & féal Chevalier Garde des Sceaux de France, le sieur de Voyer de Paulmy, Marquis d'Argenfon ; & qu'il en sera ensuite remis deux exemplaires de chacun dans nôtre Bibliothèque publique, un dans celle de nôtre Château du Louvre, & un dans celle de nôtredit très-cher & féal Chevalier Garde des Sceaux de France, le sieur de Voyer de Paulmy, Marquis d'Argenfon, le tout à peine de nullité des Présentes. Du contenu desquelles, vous mandons & enjoignons de faire jouir ledit exposant ou ses ayans cause, pleinement & paisiblement, fans souffrir

2u*il leur soit fait aucun trouble ou empêchement. Voulons que la copie efdites Présentes, qui sera imprimée tout au long, au commencement ou à la fin defdits Livres soit tenue pour duëment signifiée, & qu'aux copies collationnées par l'un de nosamez & seaux Conseillers & Secrétaires, foi soit ajoutée comme à l'Original. Commandons au premier nôtre Huissier ou Sergent de faire pour l'execution d'icellcs tous actes requis & nécessaires fans demander autre permission, non-obstant Clameur de Haro, Charte Normande , & Lettres à cc contraires : C A R tel est nôtre plaisir. D o N N E* à Paris le dix-huitiéme jour du mois de May, l'an de grâce mil sept cens dix-neuf, & de nôtre Règne le quatrième. Signé, Par le Roy en son Conseil , DE SAINT HILAIRE.

J'ay fait part à Monsieur Mariette de la moitié da présent Privilège , pour ce qai regarde les Ouvrages de Moníicur l'Abbé Freury feulement. Ec de l'autre moitié desdits Ouvrages comme aussi de la totalité du présent Privilège, pour çe qui regarde les Ouvrages du R.P.D.Calmct, à Emery mon fils, Sauçrain Martin, mes gendres, pour en jouir en mon lieu & place , suivant l'accord fait entre nous. A Paris lc io. May i719. Signé,, P. EMERY.

"Registre le prtsoit Privilège, ensemble lis cession! cy-dessin fur le Registre IV. deCommunauté des Libraires Cr Imprimeurs de Parit, page 4.89. No. fij. conformément aux Keglemens ,& notamment à l'Arrêt du Conseil 13 Août 170$. A Paris le 16. Juin 17,9. Signé, DEL AULNE. Syndic.

HISTOIRE HISTOIRE

ECCLESIASTIQUE

LITRE SOIXANTIEME.

ENDANT que le pape Léon IX. étoit
prisonnier des Normans, il reçut une tettredupape
lettre de Pierre nouveau patriarche d'An-
tioche, qui lui donnoit part de fa pro-

1 _ , . .. .l r c rr Pttri ep. ad

motion, & lui cnvoioit la prorellion Demi».

[graphic]
[ocr errors]

de foi, demandant fa communion. Le patriarche CtttL avoit envoie cette lettre par un pèlerin de Jérusalem à 1 t Argyre duc d'Italie, pour la faire tenir au pape. Le pa- lu.ifist. s pe fit réponse, loiiant le patriarche de reconnoître la primauté de l'église Romaine, & l'exhortant à soûteíiir la dignité du siège d'Antioche, qui est le troisième Tome Xlll. 4 A

s

^N j du monde : ce qu'il dit à cause du patriarche de C. P. 'qui s'étant attribué le second rang, rejettoit le patriarche d'Antioche au quatrième. Le pape approuve la promotion de Pierre, pourvu qu'elle soit canonique: & déclare catholique sa profession $e soi: puis il met la sienne selon l'ancienne coutume : mais il n'y compte que sept conciles généraux, apparemment parce que le huitième n'avoit décidé aucun point de doctrine.

LettreâMichci ^ers ^e m^mQ tems Humbert cardinal évêque de cemiatius. sainte Rufine étant à Trani dans la Poiiille vit une lettre écrite par Michel Cerularius patriarche de C. P. & par Léon évêque d'Acride métropolitain de Bulgarie adressée à Jean évêque de Trani. Cette lettre «/fo/t"""' commençoit ainsi : La charité nous a engagez à vous écrire, & par vous à tous les évêques & les prêtres des Francs , aux moines, aux peuples & au pape même j & à vous parler des azymes & du sabat, que vous observez communiquant avec les Juifs. Ensuite Michel & Léon prétendent montrer, que J. C. aprés avoir célébré l'ancienne pâque avec les azymes, institua la nouvelle avec du pain levé, qu'ils soutiennent être Ier seul vrai pain. En second lieu ils reprochent aux Latins d'observer le sabat en carême, parce qu'ils jeûnoient le samedi .* au lieu que les Grecs ne jeûnoient ni le samedi ni le dimanche. Le troisième reproche est de manger des animaux suffoquez & par conséquent dut sang. Le quatrième de ne point chanter Jìleluìa en carême. Michel & Léon finissent cette lettre en exhortant l'évêque de Trani à desabuser les autres fur ces points, comme il l'étoit déja luimême j & promettant, s'il le fait de lui envoïer

un écrit contenant des veritez plus importantes. ^ I0 ,

Le cardinal Humbert aïant lû cette lettre écrite en grec, la traduisit en latin & la porta au pape , qui y "répondit par une lettre trés longue. Elle commence par un grand lieu commun fur la paix, & une véhémente lM,f*-* déclamation contre ceux qui l'ont violée : puis le pape s'adressant au patriarche de C. P.& à l'évêque d'Acride, leur parle ainsi : On dit que par une entreprise f ii nouvelle & une audace incroïable vous avez condamné ouvertement l'éghse Latine, sans l'avoir entendue: principalement parce qu'elle célèbre l'eucharistie avec des azymes. L'église Romaine commencera donc aprés environ mille vingt ans depuis la paílion de nôtre Seigneur à apprendre comment elle doit en faire la mémoire : comme s'il ne luifervoit de rien d'avoir été instruite par saint Pierre même. On comptoit que J. C. étoit mort à trente trois ans, ainsi les ìozo. ans marquent l'an 1053. de Tincarnation.

La lettre continue en relevant les hérésies & les er- *•*« reurs des Grecs , & particulièrement des évêques de C. P. & soutenant que personne n'a droit de juger le lié- c'1W' ge de Rome. L'autcur de la lettre ajoûte, que l'empe- ffilí reur Constantin ne trouvant pas raisonnable que celui à qui Dieu a donné l'empire du ciel fût sujet à l'empire de la terre : accorda à saint Sylvestre & à ses successeurs non seulement la puissance & la dignité impériale : mais lés ornemens & les officiers convenables, Et ensuite : Mais de peur que tfous ne soupçonniez en*core la domination terrestre du saint siège de s'ap- c. Ij, puïer fur des fables : nous rapporterons quelque chose du privilège de Constantin , pour établir la vérité . confondre le mensonge. Il met ensuite la meilleure

■ Aij

Àn. 1053* partie de cette fameuse donation, qui est aujourd'huy reconnue pour fausse par tous les favans, mais qui To. i. une. f. n'étoit pas alors révoquée en doute,

,},°' II reproche aux Grecs l'usage d'ordonner des eunu

ques même poor l'épiscopat, ce qui a donné occasion , ajoute-t-il, à ce que l'on dit publiquement qu'une femme a été placée sur le siège de C. P. mais ce crime seroit si abominable que nousnelepouvons croire. Ce re

Íiroche montre bien que l'on n'avoit pas encore inventer a fable de la papesse Jeanne : car on la place entre Léon gmtfm IV. & Benoist III. environ deux cens ans avant Léon IX. II reproche au patriarche Michel son ingratitude contre l'église Romaine sa mere, qui a ordonne en quelques concises que l'évêque de C. P. feroit honoré comme évêque de la ville impériale: fans préjudice toutefois des patriarches d'Alexandrie & d'Antioche. Cependant, continuë-t-ii, on dit que vous avez fermé chez vous toutes les églises des Latins : & que vous avez òté les monastères aux moines & aux abbez, jusques à ce qu'ils vivent selon vos maximes. Combien l'église Romaine est-elle plus modérée? puisqu'au dedans & au dehors de Rome il y a plusieurs monastères & plusieurs églises des Grecs, fans qu'on les empêche de suivre les traditions de leurs pères. Au contraire on les y exhorte : parce que nous savons que la différence des coutumes selon les lieux & les tems ne nuit point au salut , pourvu que l'on soit unis par la foi & la charité. II dit enfin, qu'aïant vft leur écrit contre les azymes adressé aux évêques de Pouille >. il envoie quelques passages des pères pour réfuter leurs calomnies : en attendant qu'il y réponde plus amplement.

L'empereur Constantin. Monomaquc voulant s'ac

« 이전계속 »