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An. 1078. & quelques autres, l'exhortantà les reparer. ,

L'empereur ^e C. P qui fut excomunié en ce M eácip.rapu concile etoit Nicephore Botaniate , regarde en Italie pho;cCpBoCraniate comme usurpateur. Le jeune empereur Michel Paraempïreur. pinace régna íïx ans & demi :pendant lesquels les 4"h ,V-LLX"' Turcs Seljouquides profitant de ía foibleíse, rirent de curof4i.f.i4S, granjs progrés en Natolie. Car tandis que ce prince s'amufoit à des jeux d'enfant, ceux qui gouvernoient fous son nom rompirent le traite' fait par Romain Diogene avec les Turcs : qui en e'tant irritez & du traitement indigne que les Grecs avoient fait à cec empereur , entrèrent fur leurs terres, battirent plusieurs fois leurs armées & firent de grandes conquêtes. • Cependant l'empereur failoit des vers & composoit

des harangues , suivant les instructions de Psellus le plus grand philosophe du tems : car ce mot ne íìgnifioit alors qu'un homme de lettres. Ce mauvais gouvernement causa deux revoltes en même tems :celle de Nicephore Brienne en occident & celle de Nicephore Botaniate en Orient. Ils furent tous deux proclamez empereurs dans leur parti , mais Botaniate iemporta.

Il étoit Curopalate , & fut déclaré empereur le premier d'Octobre 1077. indiction première , & étant apt 857. puïe par les Turcs : il marcha vers C. P. où il fut proclamé le jour de l'Annonciation vingt-cinquiéme de ««r. Mars 1078. par Emilien patriarche d'Antioche & le métropolitain d'Icône, du consentement du clergé 8c du sénat. Ils déposèrent l'empereur Michel qui s'en h **' étoit fui au palais de Blanquernes avec Marie ion. épouse, & leur fils Constantin Porphyrogenete -, & ils lenvoïerent fur un méchant cheval au convent de Stude , pour y mener la vie monastique. Cétoit le A N. 1078. íamedi du Lazare , selon les Grecs, c'est-à-dire la veille du dimanche des Rameaux dernier jour de Mars. Enfin Nicephore Botaniate entra à C. P. le mardi de la semaine sainte, & fut couronné par le patriarche Cosme.

Jean Xiphilin étoit mort le second jour d'Août 1077. aprés avoir tenu le siège de C. P. onze ans & ZJv' LX1"'î4* íèpt mois. La conformité' du nom lui a fair attribuer f*m*c'm»-1**' l'abregé de l'histoire Romaine de Dion Caílìus : mais Ztw-liv1 auteur dit lui-même quil etoit neveu du patnaciie. Ce qui nous reste de plus considérable de ce prélat, font trois constitutions fur des matières ecclesiasti- f*7W. ques. La première du vingt-sixiéme d'Avril l'an du monde 6574. de Jefus-Christ 1066. qui étoit la première année du patriarcat de Xiphilin. II sit cette cons. *utGntt Rem titution dans un concile , où assistèrent vingt-huit , P-«*■ tant métropolitains qu'archevêques , & elle contient un règlement fur les fiançailles: lavoir qu'encore que le mariage ne s'en soit point ensuivi, les fiançailles légitimement contractées ont le même eíFet que le mariage , pour produire une affinité qui empêche de contracter mariage avec îes parens de l'autre partie: ou pour rendre un clerç bigame & par conséquent ir- f' régulier. Cette constitution synodale fut ensuite confirmée en 1080 par une bulle d'or de l'empereur Nicephore Botaniate. La seconde constitution de Xiphilin , qui n'est qu'une confirmation de la première , fut faite Tannée suivante 1076. dans un concile de qua- f corze,tant métropolitains qu'archevêques.

La troisième est une ordonnance du patriarche íèul en date du mardi seizième de Février indiction hui

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An. 1078. tiéme , qui est l'an 1078. Il y. parle ainsi : Voïant plusieurs d'entre les ecclésiastiques &: les moines soutenir . les causes d'autrui, & postuler , tant au tribunal séculier que dans lecclesiastique ; & jugeant que cette conduite est illégitime & éloignée de l'ufage de 1 église: J nous ordonnons qu'à l'avenir aucun moine ni ecclé

siastique ne plaide pour un autre dans aucun tribunal: car c'est manifestement une action mercenaire •> & nous ne la laisserons point impunie. Si ce n'est que dans une cause ecclésiastique on prenne par nôtre ordre la défense de l'une des parties. Et fera lue la présente ordonnance à tous les juges séculiers, afin qu'ils n'admettent point ces personnes à postuler devant eux. . A la place de Jean Xiphilin , l'empereur Michel Curopd p.uo Parapinace, mit fur le siège de C. P. Cofme venu de Jérusalem qu'il honoroit singulièrement pour sa vertu, quoiqu'il n'eût aucune teinture des lettres humaines • & il tint le siège de C. P. cinq ans & neuf mois. Emilien patriarche d'Antioche mourut aussi peu de tems aprés , & Nicephore surnommé le Maure lui succéda. Theophilacte archevêque d'Acride en Bulgarie vivoit du même tems * c'est-à-dire depuis le règne de Romain Diogene, jusqu'à celui de Nicepho

Jïït*?d B*"n re Botaniate. Il étoit de C. P. & regardoit comme un exil d'être obligé à passer sa vie chez des barbaAUm. to75. res. C'est ce qui paroît par ses lettres,, où l'on voit aussi combien l'église de Bulgarie eut à souffrir dans lirruption des Serviens-ou Croates -, & combien les évêques étoient maltraitez , tant par les magistrats & les receveurs des impositions, que par les autres mauvais chrétiens. Theophilacte est principalement célèbre par ses commentaires fur les saintes écritures , qui ne ^N g font gueres que des extraits de saint Jean Chriiosto- ^ me. 11 a commenté les évangiles , les actes des apôtres, les épitres de saint Paul, & quatres des petits prophètes. Nous avons aulíì de lui une instruction pour un prince, adressée au jeune Constantin , fils de l'empereur Michel Parapinace dont il étoit précepteur.

L'empereur Nicephore étant devenu veut, épousa c»nf4.A6n f impératrice Marie , femme de Michel ion predecef scur, quoiqu'il fut encpre vivant. Auíïi te prêtre qui leur avoit donné la bénédiction nuptiale fut déposé. Quant à l'empereur Michel,depuis qu'il eut embrassé la vie monastique , il fut ordonné métropolitain d'Ephese par un concile , mais il n'y alla qu'une feule fois & revint à C. P. dans le monastère de Manuel où il finit ses jours.

Vers la fin de la même année 1078. Hugues duc de L T x. Bourgogne se rendit m une à Clugni. Il étoit petit fils „ Hugoes doc «le

11 /-i i! -il Bourgogne moi.

de Robert , fils du roi Robert & premier duc de Bour- ne. gogne de la maison de France Hugues lui aïant succédé en 1075. gouverna le duché environ trois ans, puis touché du defir de son salut , il quitta le monde & fe rerira à Clugni fous la conduite de l'abbé Hugues *f**il1 fi*<-t*r. ion parent. II rut principalement excite a íe retirer par l'exemple de Simon comte de Crefpi en Valois un des plus puissans seigneurs de France -, qui deux ans auparavant , períuada à son épouse la nuit de ses noces de se consacrera Dieu , & aïant renoncé à tout, s'alla rendre moine à saint Claude en Bourgogne , & y mourut saintement le dernier jour de Septembre 1081. aprés avoir fondé dix ou douze monastères. Le pape aïant appris la retraite du duc de Bourgogne,

An. 1079* en e'cr*v*c en ces termes àl'abbé de Clugni: Pourquoi, mon cher frère, ne considercz-vous pas en quel perd v';'" est leghse ? où font ceux qui résistent aux impies & qui ne craignent point de mourir pour la vérité? Les hommes qui semblent aimer Dieu abandonnent la guerre de Jeíus-Christ , & fans fe mettre en peine du • íalut de leurs frères, ils cherchent le repos & n aiment queux-mêmes. Les pasteurs s'enfuient & même les chiens qui devroient défendre le troupeau : ainsi les loups & les voleurs ne trouvent plus de résistance. Vous avez enlevé , ou du moins reçu cè duc dans le repos de Clugni , & vous avez laiísé cent mille chrétiens íans protecteur. Que si vous avez été peu touché de nos exhortations , pourquoi ne l'avez-vous pas été des larmes des veuves & des orphelins , du murmure des moines & des prêtres , de la ruine des églises ? On trouve assez de moines & de particuliers craignans Dieu , mais à peine trouve-t-on un bon prince. Cette lettre est du second jour de Janvier 1079.

Elle montre en quelle estime étoit le duc de Bourgogne , tant auprès du pape que du public; & on voie par plusieurs chartes le íoin quil eut de restituer aux églises ce que son pere & íès ancêtres leur avoienc ôté. Pendant les trois ans qu'il gouverna fan état il fut par fa justice l'amour des gens de bien & la terreur des méchans : mais depuis qu'il eut embrassé la vie monastique , il fut par ion humilité l'admiration de tout le monde , s'abaissant au dessous des personnes les plus villes, & jusques à graisser les souliers des frères. H persévéra constamment pendant quinze ans, & mourut l'anio93. Vers ^e même tems & suivant le même exemple de Simon de Creípi, Gui comte de Maçon

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