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ñable, vendu on fallifié des Indulgences; le Pape Innocent XI les fit examiner; & en ayant trouvé une grande quantité de fausses ou insuffisantes, il les annulla toutes. En Mars 1768, le même Pape , & depuis, Benoît XIV , ont tous deux condainné un office en l'honneur de l'Immaculée Conception; dans le fonds, à quoi peuvent servir de pareilles dévotions, fi elles ne font que superficielles ou superflues ? Si au contraire elles sont opposées aux préceptes & a l’enseignement de l'Eglise , elles doivent s'attendre aux anathênres, dont plusieurs rits , quoique très anciens, ont été déjà frappés par les Souverains Pontifes.

. Enfin, S. Augustin conclut ainfi son raisonnement : » L’Eglise de Dieu, au » milieu de la paille & de l'ivraie, sup» porte beaucoup de choses. Quant à celles » qui fontopposées à la foi &à la morale,

l'homme de bien ne les approuve , ni » ne les tait ;ni ne les fait ». Nous som

mes encore aujourd'hui temoins de ce qui avoit lieu du temps du S. Docteur. On voit plusieurs abus , quelques opinions fausses & condamnables , & qui nie sublistent que par ce qu'elles n'ont pas encore été soumises au jugement de celui qui gouverne l'Eglise de Dieu; l'Eglise elle-même se tait fur de pa. reils défordres, parce qu'elle ne les connoît pas. Mais quand il s'agit de l'honneur de la Religion & du bien des fidèles, les particuliers instruits ont, selon Saint Augustin, le droit de les lui dénoncer. S'il n'est point d'institution si parfaite qui ne puisse se corrompre avec le temps, les enneinis de l'Eglise sont-ils fondés à lui reprocher dęs abus , dont les Catholiques instruits gémissent? Les Protestans, dans leur secte, en sont-ils exempts? Eux-inêmes n'ont pas craint de me l'avouer. Ainsi, quiconque voit avec peine qu'on veut effacer de pareilles taches, n'est à coup für ni bon Théologien , ni véritablement attaché à la religion; on seroic inême fondé à le croire partisan intéressé de pareilles opinions, puisqu'en ne permettant pas de les dénoncer , il est censé les approuver, & desirer qu'elles subsistent. Les Ministres de Dieu ne sont pas moins faits pour indiquer les erreurs & devoiler la superstition, que pour expliquer au peuple ce qui concerne le dogine & la morale. Avec toutes ces menues pratiques, on oublie les grands devoirs pour ne s'at. tacher qu'à l'écorce yaine. & frivole de la piété, L'Eglise de Dieu porte fur la base de la vérité, & n'a besoin pour supports ni de miracles douteux , ni de fausses légendes. Elle ne craint pas qu'on découvre les défordres qui existent dans son sein; ils ne sont pas les liens, mais le fruit de la fourberie, de l'intérêt, de l'ignorance ou de la simplicité. Cone

cluons de tout ce que nous avons dit, que nous somınes sûrs. de ne nous jamais tromper en pratiquant la piété que nous recommandent à la fois l’Eglise & l'Evangile. Les autres espèces de dévotion ont beau être légitimes, elles ne peuvent jamais être que superficielles , fi elles n'augmentent pas en nous l'ainour de Dieu & du prochain. S'il en existe après cela quelques-unes, que non-seulement l'Eglise n'ait pas approuvées, mais qu'elle ait ou tacitement ou nommément réprouvées, il faut les abhorrer & les dévoiler ouvertement pour l'intérêt des fidèles. & la gloire de la Religion. .

FIN.

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T A BL E
Des Chapitres contenus en ce ;

Livre.

CHAPITRE I. De la dévotion que
.. Dieu exige de nous, pour que nous

Soyons de vrais Chrétiens, pag. I
CHAPITRE II. De la dévotion en

vers Dieu,
CHAPITRE III. De la dévotion

enyers N. S. J.,C. . 32
CHAPITRE IV. De la dévotion

envers lEsprit-Saint, 46
CHAPITRE V. Première condition

de la dévotion: elle consiste dans
les bonnes auvres,

55
CHAPITRE VI. Que la pratique

des vertus theologales est la base

des bonnes auvres,
CHAPITRE VII. De la Foi, 75

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