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consacrée au bien public , mais encore parcequ'elle a le bonheur · de conter au nombre de ses enfans un Bienheureux Stanislas Kostka l'ornement de toute la Pologne, & en particulierde votre illustre Famille. fe n'ignorois pas la tendressè paternelle dont vous honorez ceux qui ont lagenerosite de quitter leur pais pour aller chercher dans les terres les plus elaignées des ames rachetées du Sang du Fils de TDieu. je savois tout celà, MoNsEIGNEuR , & qnelqu'indigne que je fusse de l'honneur de votreprotečtion , je ne doutois pas que vous ne me fissiez un merite d'etre sujet du plus grand Roy du monde , $ d'avoir des Lettres de recommandation de sa part , davoir eté appellé dans un Corps , l'on fait profèssion de s'employer entierement à repandre partout le zele du salut

* 6 des

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cellence. je vis un homme au milieu des grands emplois de la paix $ de la guerre , toujours present à luy-mème , toujours attaché à la Loi de son T)ieu, # prefère à toutes choses, un · bomme comblé des bonneurs & des louanges , que les ennemis meme de la Religion $ de son 2Pais me sauroient lui refuser, toujours bonnete, toujours affable, toujours modeste , un homme -ruche autant que son rang $ sa qualité le demandent, $ toujours parfaitement detaché des biens de la terre, qu'il ne regarde, que comme un engagement à faire plus de bien aux hommes, & à se rendre plus utile à la Religion ; , un bomme enfin qui sait allier la magnificence de la Cour, $ les droits de sa dignité avec la ferveur (5 la devotion d'un veritable Chretien, lapenetration d'un esprit solide avec la droiture d'un (s(24/7°

cœur bien persuadé des veritez {5 des maximes de l'Evangile, le service de sa patrie avec les devoirs que la Religion nous impose. j'avois bien oui dire , MoNsEIGNEuR, que vous etiez toujours le premier à attaquer J'ennemi , & que l'exemple de votre courage ne servoit pas moins au gain des batailles, que la sagessè de votre conduite, que vous aviez fait prendre Cochiu sur les Turcs, en montant vousmeme le premier à la breche, que vous aviez chassé ces Infídeles de devant Vienne, par la vigueur avec laquelle vous leur portates les premiers coups; mais je ne savois pas encore, & je n'ai pu le croire qu'en le voyant, · que vous fussiez toujours le premier à tous les exercices de pieté, $ que les personnes les plus regulieres, f5 qui faisoient profession de s'attacber à la pra

- tique

tique des Vertus Chretiennes que leur etat demandoit, trouvotent dans vos actions (5 dans vos sentimens de quoi confondre leur negligence $ leur lacheté. Monsieur le Grand Enseigne de Pologne $ M. le Comte oAlexandre vos enfans , sçavent bien profiter de ces beaux exemples de valeur $ de vertu qu'ils ont continuellement devant les yeux, & je ne doute pas , qu'animez de votre esprit fS instruits par vos conseils , ils ne repondent un jour aux grandes esperances que la Pologne a concues d eux. je ne saurois parler de ces deux jeunes Seigneurs , sans me souvenir de l'obligation que nous vous avons d'avoir bien voulu mous les confier en les envoyant à Paris au College de Louis LE GRAND, pour perfeétionmer dans l'etude des sciences & de la vertu, C'est la qu'ils

- sont

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