페이지 이미지
PDF

E X P L I QJJ E E

PAR

LE RAISONNEMENT

E T

PAR L'EXPERIENCE,

Le tout enrichi de Figures en taille douce.

Par Mr Denïse, Profejfeur de Philofophit

au Collège de Aiontaigu, en ÇVniverfiti

de Paris.

[graphic][ocr errors]
[graphic][subsumed]
[graphic]
[graphic]

PREFACE.

Oici une féconde pièce détachée du cours de Philofophie, difpofépar ordre Géométrique , que j'ai promis dans la Préface du Traité de la vérité de la Religion Chrétienne. J'ai été obligé de raffembler dans ce fecond ouvrage ce qui fera un peu plus divifé dans ce cours, & de réunir enfemble des chofes, dont les unes appartiennent à la Phyfique , & d'autres à la Métaphyfique. Deux raifons m'ont engagé à faire paroître cette portion, féparée : la première pour l'expofec par avance au jugement du Public, voir s'il fera de Ion goût, & fi je pourrai avec quelque affiftance lui faire préfent de l'ouvrage entier: la feconde , pour fuivre les fentimens de quelques perfonnes qui furent préfens à l'explication des expériences de Phyfique , dédiées à Madame la Duchelle de Vantadoùr , qui fut faite par un de mes

«m. l'Abbé Auditeurs (<;?), le 16 de Juillet 1717.

Nelcl:' Il eft impofllble de bien enten

dre toutes les expériences de Phyfique, fi l'on n'a auparavant une idée du fyftême generai de l'univers. J'entens ici par ce fyftême non feulement l'arrangement des cieux , des aftres & de la terre, comme on a coutume de l'entendre , mais aufli les régies du mouvement des corps ; ce qui doit fuivre de leurs rencontres, les différentes fortes de corps qui doivent fe trouver dans ce monde vifible , l'action des uns fur les autres, & les différens effets qui doivent réfulter de cette action. Or pour établir ce fyftême général, il a fallu remonter à la fource, il a fallu reprendre les chofes de plus haut, faire voir ce que la Métaphyfique nous apprend du corps, montrer que ce n'eft point le connoître que de favoir que c'eft chofe qui a une étendue impénétrable & iolide, ou d'en avoir placeurs autres idées que plufieurs perfonnes nous en donnent. Je fais voir dans la Pièce latine ,

!'ointe à cette première partie, que es fubftances font de vrayes formes ou manières d'être , qu'elles doivent être exprimées par des noms abftraits , & que le nom dVtendite, qui eft abflrait, ne doit point nous épouventer. Je montre que toutes les manières ou façons qui fubfiftent dans un fujet diftingué d'elles, comme la rondeur, qui eft une façon d'une partie d'étendue, renferme dans fon idée celle du fujet où elle eft,c'eft-à-dire,de la chofe qui eft de cette manière- là, d'où il s'enfuit que quand on conçoit une manière , fans concevoir aucune chofe qui foit de cette maniére-là , cette manière ou façon ne fubfifte point en un fujet diftingué d'elle, ou qu'elle n'eft point façon d'une autre chofe qu'elle , mais qu'elle eft une vraye fubftance. Tout cela fert merveilleufement pour le premier Chapitre de cette première Partie où je montre que l'étendue eft une fubftance, qu'elle

a H)

« 이전계속 »