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se servir pour les lampes, & on la dispose de façon que l'autre extrémité réponde dans un autre vase posé un peu plus bas que le premier: on expose le tout au Soleil, & il arrive l'effet du siphon courbé avec lequel on survuide l'eau : cet effet est que l'huile tombe goutte à goutte dans le vase inférieur, & devient trèsclaire, perdant même beaucoup de son odeur d'huile; on la prend ensuite, & on la fait bouillir avec l'eau, comme nous venons de le dire, y mettant un petit nouer de toile, qui contienne seulement de la litarge d'or, du cristal pulvérisé, & un peu de cérufe: de cette manière on aura une huile claire, & qui a une facilité merveilleuse à sécher; tout cela se doit faire à feu lent, & sur-tout il faut être averti qu'on doit ôter le nouer des poudres, avant que l'eau soit toutå-fait confumée. Lorsqu'elle est près de la fin, les bouillons sont moins véhémens; & lorsqu'elle eft tout-à-fait évaporée, l'huile bout avec plus de violence: čette huile ainsi clarifiée & disposée à fécher, doit être regardée comme très-bonne pour incorporer avec les couleurs; au reste , quand on veut que le Vernis soit noir, & qu'on y mêle le bitume de Judée, il n'est pas nécessaire qu'elle soit fi claire. Il y a encore d'autres façons de donner à l'huile la facilité de sécher, car quelqaesuns le font avec le verre ou le criftal pulvérisés subtilement, & d'autres avec (1) l'huile d'aspic. On le fait encore avec de l'huile de noix & de la litarge en poudre, battant bien le tout dans une bouteille. (2) L'huile d'aspic est desséchante, après celle-là est l'huile Pétrole, & plus que toutes les autres, celle qu'ils appellent de (3) Cupaiba, 1

* (1) Oglio di rafa. (2) Oglio di rafa. *

(3) Baume de Copaü.

qui distille d'un arbre du Brésil, & qui sert à guérir les blessures ; mais comme elle coute environ (1)un teston l'once, il n'y auroit point de profit à en user ; les

dans le Pérou.

CHAPITRE XII.

On rapporte d'autres fortes de Vernis huileux, outre les précédens.

O N compose d'autres Ver

nis, entre lesquels il y en a un bon pour mettre sur les corps déjà peints de la couleur que l'on veur, & qui se fait prenant une once d'huile de lin distillée par l'alambic, & trois onces de Vernis d'ambre, & incorporant bien le tout à feu lent;, on l'employe chaud. į (1) Environ deux livres quatorze sols de notre monnoie.

Il y en a un autre qui est mis en usage par beaucoup de gens; ils prennent du mastic & de l'huile de térébenthine, ils y font dissoudre le mastic à feu lent, ensuite ils y ajoutent de * l'huile d'aspic, jusqu'à ce qu'on puisse facilement employer le Vernis.

(1) Alexis Piémontois, liv. Ś de ses Secrets, paġ. 191, enseigne - les Vernis suivans: prenez résine

de Pin grasse & blanche une livre, gomme de Suzine deux onces, térébenthine une once, huile de lin deux onces; faites dissoudre - la résine & la filtrez, diffolvez la gomme en huile commune; & l'ayant filtrée, joignez-y la térébenchine, puis mêlez le tout à feu lent, afin de faire bien incorporer les matières; quand on 'veut s'en servir, il faut le faire chauffer.

* Aqua di rasa.

(1) Certe recerte ne se trouve point dans l’Edition d'Anvers in-4°.

Pour en composer un autre qui séche fi-tôt qu'il est employé, prenez encens mâle & Sandaracque, pulvérisez-les subcilement,

& les mettez peu-à-peu dans la -térébenthine fondue à feu lent,

filtrez la dissolution, & l'employez chaude.

Comme je faisois diverses expériences & compositions, dont le nombre augmentoit tous les jours, & de façon qu'il étoit impossible de les retenir , un curieux m'en communiqua une, qu'il dit être fort d'usage en Angleterre, & dont voici la recette: prenez seize onces d'huile de lin claire, bitume judaïque quatre onces, mastic une once; ayant pilé les gommes, faites-les bouillir avec l'huile à feu lent dans un vase de terre vernislé, jusques à ce que trois rêtes d'ail bien portes qu'on y aura miscs, soient disloutes; il faut alors filtrer la liqueur dans un autre vase, & y ajouter

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