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An. I307. tou* Par tcrre & otenturs capuces. Geoffroi de Goiz2. p. S7. neville fut reçu en Angleterre, & comme il refusoit de rehier, le supérieur lui dit : C'est la^coûtume de notre ordre, introduite par un grand maître, qui ctant en la prison du sultan , en sortit moïennant la promesse qu'il fit d'introduire cette coutume. Geoffroi ajoûta qu'il avoit été souvent prêt à sortir de Tordre , mais qu'il craignoit le grand pouvoir des Templiers j & qu'ayant un jour résolu d'avertir le roi, il en fut détourné par les grands biens qu'il avoit dans Tordre.

Il y eût ainsi jusques à cent quarante Templiers interrogés à Paris en différens jours pendant les mois d'Octobre & de Novembre 1307. La plûpart déposèrent des mêmes faits, contenant outre les impietés, que j'ai raportées, des impuretés abominables. On sic dans le même temps de pareils interrogatoires dans p s 1 s2 89 ^es Provmces î * Troïes, à Baïeux , à Caen, p. Cahots, p 90 »"z Carcassone, où frère Jean de Cassagnes comandeur, marque en détail les.cérémonies de leur réception, xxi. Le pape Clément aïant apris par bruit comun la Plaintes du capture fes Templiers, & ne sachant pas les raisons spfcil, y>. x. qui y avoient induit le roi, en fut affligé & indigne, f - ì$7- principalement contre Tinquisiteur Guillaume de Paris 3 qui fans l'en avertir avoit subitement procédé à leur interrogatoire. C'est pourquoi le pape suspendit les pouvoirs de Tinquisiteur & des évêques qui avoient fait de pareilles procédures, évoquant à foi toute Taffaire des Templiers. Il écrivit auíli au roi une bulle où il se plaignoit qu'il avoit entrepris fur la jurifdicDn!>tu. p. ri011 ecclésiastique , faisant emprisoner ces chevaliers 100.' soumis immédiatement au S. siège -, & marque qu'il lili cnvoïoit deux cardinaux Berengcr de Fredple •& ^ , Etiene de-Susi, afin qu'il traitât avec eux de ceçte af-, ',^0^" faire & remît entre leurs mains les persones & les: biens des Templiers. La bulle est du vingt-septiéme d'Octobre 1307. le roi, les évêques & l'inquisiteur ré-, présentèrent au pape qu'il avoit été nécessaire de prévenir les mauvais desseins des Templiers, qui tendpient à un notable préjudice de la foi, comme il paroissoit par les procédures que les prélats & l'inquisitçur avoient faites contr'eux.

Le roi répondit en particulier qu'il avoit fait pren-r s*ll(***« dre les Templiers fur les réquisitions des inquisiteurs, "4' députés par le pape même en son roïaume, &c que voulant conserver en toutes choses les droits de l'églife & les siens, il avoit rffmis les persones des Templiers entre les mains dçs deux cardinaux au nom du pape & de l'églife. Quant à leurs biens, ajoûte-t'il, nous les ferons garder Hdcllement pour les emploïer .entières ment au secours de la terre sainte , auquel ils'ont été destinés originairement par- la dévotion des fidèles. Et nous avons résolu de comettre à la recette & à la, conservation de fes biens des hommes de probité autres que ceux qui gouvernent nos propres affaires.-La lettre est du dimanche avant Noël vingt-quatriéme de Décembre 1307,

Ensuite le pape mieux informé leva la suspense prononcée contre les évêques & les inquisiteurs: mais P . .,

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a condition que chacun dans Ion diocele & ion terri- }60. toire n'exammeroit que les persones particulières des Templiers, qui ne feroient jugées que par les métropolitains dans letirs conciles provinciaux : fans qu'ils prissent aucune conoissance de l'état gênerai de tout Tome XIX. "s" *

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Àtf ijo8l l'®^re J ce que le pape reservoit aux comissairês qu'il avoit députez pour cet effet ,& il reservoit àrfa persone & au S. siège T examen & le jugement du grand maître & des principaux comandeurs. C'est ce que porte la bulle adressée à tous les évêques de France & aux inquisiteurs du même roïaume, datée de Poitiers le cinquième de* Juillet 1308. ■ - Cependant le pape còntinuoit de doner ses ordres pour faire arrêter les Templiers dans les autres pais; comme on voit par la lettre qu'il écrivit le vingt-deu

Dupki. f, x • / me je ]sjovembre \ Robert duc de Calabre fils aîné

du roi de Naples. Il lui mande comme le roi de France, par le conseil des prélats, des barons & d'autres . períones sages, a fait prendre en un jour le grand maître des Templiers & plusieírrs particuliers de Tordre. Ensuite, ajoûte-t'il, le grand maître a confessé # volontairement à Paris en présence de plusieurs ecclé

siastiques considérables, docteurs en théologie & autres, le renoncement à J. C. introduit dans la profesiion des chevaliers coritre la première institution de Tordre. Plusieurs chevaliers du même ordre & de diverses parties de France ont confessé les mêmes crirnes, s'en repentant sérieusement; & nous même en ávons interrogé un de grande noblesse & de grande autorité, qui nous a confessé qu'à son entrée dans Tordre, il avoit comis ce crime de renoncer à J.C. & Ta, ► • r voit vu edmettre à un autre en présence de plus de deux cens frères. C'est pourquoi nous vous prions que le plûtôtque vous pourés, aprés la réception des présentes , vous faflìés prendre les Templiers qui se trouveront sur vos terres avec telle précaution qu'ils soient tous arrêtés enun jour , & gardés seurement en notrç nom .Vous comettrez-aussi en notre nom des perfones TTJ ~? fidèles autres que vos officiers pour la garnie de leiîrs biens. ...

Le siège de Trêves étant vacant par le decés de Die- XXIT,„. ther de Nassau, le chapitre s'assembla le septième de de B£ulemDeccmbre 1307. pour élire un archevêque, & on con- bourg archevint de postuler Baudouin de Luxembourg que le pape Xe<*uc tle

r r/ 1 1 A 1 r 1 ri r 11 1 Trêves.

avoit rerule pour l'archeveche de Maïence. Ilrallut le Sup. n. n. postuler parce qu'il étoit trop jeune pour être élu. Il ^r«ver. W" «toit prévôt & chanoine de î'églife de Trêves & do- G esta Bail. noit de grandes espérances par son beau naturel & tt.uMifcd* {2 bonne éducation : austì ce choix fut reçu avec une Batu*~¥'9*> joie publique. Aussi-tôt on envoïa une députation au pape Clément à Poitiers, principalement pour demander la dispense d'âge : car Baudouin n'avoitque vinstdeux ans. Le pape puilìament lolhcite par Pierre ar- 'tìitr „„, chevêque de Maïence, aííembla le consistoire & de l'a- 1307. vis des cardinaux, accorda la dispense & confirma ■ l'élection. ,.: - Baudoiiin étoit à Paris où il étudioìt le droit canonique. Ai'ant apris la nouvelle de son élection , il nc tarda pas à s'acheminer 4 Poitiers avec ses deux frères Henri comte de Luxembourg & Valeran & une nom- * breuse suite. Le pape le fit ordoner prêtre par un cardinal le dixc. de Mars 1308. qui étoit le second dimanche de Carême ;& le lendemain il le sacra lui - même archevêque de Trêves & lui dona le pallium. Le nouveau prélat prit ensuite le chemin de son diocèse ; Sc il en étoit proche quand il reçût une lettre de l'archevêque de Maïence par laquelle il aprit la mort d'Albert d'Autriche roi des Romains, tué le premier jouï de Mai par son neveu Jean duc de Suaube, aprés avoir **•

2. rcgné neuf ans & neuf mois. L'archevêque Baudouin * fie son envée solemnellc à Trêves le jour de la Peritecôce second de Juin & tint ce grand siège quarantesix ans.

'XXUI. Depuis plus de deux ans certains hérétiques s'é"tetique, toient assemblés en Lombardie dans les montagnes . . voisines deNovare: c étoit un reste des faux apostoliques condamnés par le pape Nicolas IV. en 1290. leur ,. chef étoit un nomé Doucin fils d'un prêtre du

Sup.i Iív. 1 ... r 11 / • c t>f

•txxxix.».i2. me diocele •■, & voici quelles etoient les erreurs. L e.Ptoi.Lnc.ap. .glise Romaine a perdu depuis long-temps toute l'auvit "p. 'tonte qu elle avoit reçue de j.C & 1 eghle ou lont le Bem. Gûid. ipape , les cardinaux, le clergé & les religieux, est une í^'tf '/o6' "église reprouvée & fans fruit: c'est la grande prostrc.. Nang. j>. -tuée -de ì'apocartpse : la puiíïance que J. C. lui avoit *jwn i AC' donée- d'abord a passé! nôtre église, qui est la con^Emt 'rìc. Di- grcgatìon spirituelle & Tordre des apôtres. C'est ainsi rctt.f.xt}. .qu'ils se nomoient. Noussculs, ajoûtoient-ils, sommes dans la perfection oùétoient les apôtres &dans -la liberté qui vient immédiatement de j.C. c'est pourquoi nous ne sommes tenus d'obéir ni au pape ni à aucun autre homme j & il ne peut nous excomunier. * -Tous les hommes de quelque condition qu'ils soient peuvent librement passer à notre congrégation r religieux ou séculiers, même les persones mariées fans le consentement l'un de l'autre. Mais persone ne peut quiter notre congrégation , pour entrer dans un autre ordre , ou se soumettre à l'obéïssance d'aucun homme : ce feroit déchoir de la perfection ; & hors, de notre congrégation il n'y a point de salut: auííì tous ceux qui nous persécutent sont en état de damna».

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