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An. 430^ dispense à íè^Hfs íìíjets du ferment de fidélité. Il rec. y * nouvelle auííì la peine contre les clercs concubinaU res, mais il la réduit à la perte du quart des fruits de leurs bénéfices : avec ordre aux évêques de la faire

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païcr exactement. Défense à tout catholique de marier fa fille ou fa parente à un hérétique , un fchifmatiíquè ou un infidèle,iprincipalemenc aux Russes, aux , Bulgares, aux Rafciens & aux Lituaniens: à cause du

péril de.féduction où les femm?s étoient exposées par çes mariages. Tous ces décrets furent publiés le dixième jdeiNoveiïïbrc T309. . •.. ■>. xxxvill. Robett de Vinchelfée archevêque de Cantorberi

rafseirTd ^to't revenu en Angleterre aprés deux ans d'exil, & Templiers, ijint ceçte année un concile! Londres dans l'églife de uingl.sac.to. s. Paul le lundi aprés la fête de S. Edmond martyr y GoSòkîJ. p: c'est*à-dire le visì^tf quatrième de Novembre. Ses fusil*, fragans y aílìsterent revêtus pontificalement & l'évêConc. To. xi. j jsjorvjc celebra I3 messe du S. Esprit, aprés la

quelle 1 archevêque ht un.iermon en latin , ou il répit.les évêques, états par sollicitations ou par brigues; & ceux qui ne foutenoient pas les droits de l'églife, Aprés le sermon il dona une indulgence de quarante

,::: . : A .-•.*. jours à tous, ceux qui y avoient assisté ; puisai piopofa •r- la cause de ce concile provincial,. qui écoit.laconvocation du coneilç universel; & comme il.étoit tard , on ne fit rien de plus ce jour là. Le lendemain tous les . ... évêques avec leurs chapfc closes, c'est-à-dire leurs-habits ordinaires, & tous les autres ecclésiastiques íe ren

P dirent au même lieu. On lut deux bulles du pape, la

première étoit celle de la convocation du concile à

p. 1508. Vienne: la seconde la comiíïìon donée aux évêques pour inf ormer des plaintes faites contre les Templiers. Ensuite on lut la lettre de l'archevcque deCantorberi ÂT. ~~

v i / A i T J i -i AN. 1309-.

à l'eveque de Londres pour la convocation du con-
cile provincial en exécution de la première bulle i & le *'
certificat de l'évêque d'y avoir satisfait en citant les
évêques ses comprovinciaux, les abbés ôc les autres
qui dévoient venir au concile. Ce certificat-est du
Vingt-troisième de Novembre. ■• * ■■

En même-temps les commissaires députés par le pape pour la province de Sens, comencerertt de procéder à Paris en l'affaire des Templiers. Le siège de Sens Bal.to.i.p. étoit vacant par ledecésde Tarchevedue Etiene Be- M

^ / i . ■/* • V /* • G ail. chr.to.

quart mort cette annee 1309; le iamedi iamt vingt- , í43 neuvième de Mars. Le roi Philipe le Bel voulut met- Bai. to. i.p. tre fur ce grand siège Philipe de Marigny alors évê- w-1*6-!?** que de Cambrai frère d'Enguerrand à& Marigny son favori. Il pria donc le pape de transférer l'évêque Phi- 0 îipe à l'archevêché de Sens ; & le pape lui répondit r Quoique ces sortes de reserves nous déplaisent, toutefois ne trouvant point d'autre moìenf>our vous satisfaire avec bienséance, nous avons réservé pour cette> fois l'église de Sens à notre disposition : vous priant de ne nous point obliger fans grande cause à en user de la forte. La lettre est datée d'Avignon le sixième de Mai. Remarqués que cétòit le roi-qui engageoit lé pape à faire ces reserves, dont on se plaignit tant dej-puis,parce quellesempêchoieht'les élections canoniques & que le pape les défaprouvoit lui-même ■■, Philipe de Marigny fut en effet transféré au siège de Sens, mais il n'en prit possession que le huitième d'Avril de l'année suivante ;& il eût pour succeíïêur à Cambrai, G. chr. p. non Guillaume de Trie, comme le roi desiroit, mais 24t* Pierre de Levis de Mircpoix auparavant évêque de

An. 1309. ^e Maguelone & depuis de Baïeux. Dupai. ^e ^Ut ^onc Pen^ant k vacance du siège de Sens • Ttmfl.f.^a. que les comissaires du pape vinrent à Paris pour i*afraire des Templiers. Ils étoient huit: l'archevêque de 7* Narbone, les évêques de Baïeux, de Mende & de Limoges , trois archidiacres de differens diocèses & le prévôt d'Aix. Ils arrivèrent à Paris au mois d'Août 130p. & le vendredi avant la S. Laurent huitième du même mois, ils citèrent tout I'Ordre à comparoître devant eux au premier jour aprés la S. Martin en la sale de l'évêche. Puis ils envoïerent faire la même citation aux huit autres provinces de Reims, Rouen, Tours, Lion, Bourges,Bordeaux, Narbone & Auch.

Dupais.m. Le samedi vingt-deuxiéme de Novembre 1309. les commissaires étant dans la chambre de l'évêque de Paris & tenant leur séance, un homme se présenta devant eux en habit séculier j& étant interrogé il dit qu'il se nomoit Jean de Molay , natif du diocèse de Besançon, qu'il avoit été de Tordre des Templiers & en avoit porté l'habit pendant dix ans, puis en étoit sorti & jura sur son ame & sur sa foi, que jamais il n'en avoit oui dire ni conu aucun mal. Interrogé s'il vouloit défendre I'Ordre: il dit qu'oui, & que les comissaires fissent de lui ce qu'ils voudroient, mais qu'ils lui fissent administrer les choses nécessaires parce qu'il étoit pauvre. II leur parut íìmple jusqu'à Tirnbecillité : c'est pourquoi ils lui conseillèrent de s'adresser à l'évêque de Paris, à qui il apartenoit de recevoir les frères fugitifs de I'Ordre dans son diocèse, & de leur fournir la subsistance. C'étoit quelque parent du grand maître.

f. iij. Le grand maître lui-même nomé Jaques de Molai

íùr fut présenté aux comiísaires le mercredi vingt-íìxié- ^N no me de Novembre. Aïant été cité par l'évêque de Paris, íl avoit répondu, qu'il vouloir venir devant les comissaires,qui lui demandèrent s'il vouloit défendre l'Ordre ; & il répondit l'Ordre est confirmé par le S. siège dont il a reçu des privilèges ; & nous sommes fort íur pris que l'églifeRomaine veuille procéder si promp. temept à fa supreíhon, vû que la sentence de déposition contre l'empereur Ffideric fut différée trentedeux ans. Pour moi je ne fuis pas aíTés habile pour défendre l'Ordre par moi-même: je fuis_routefois prêt à le faire selon mon pouvoir •> & je m'estimerois un misérable & un lâche, si je n'entreprenois fa défense, aprés en avoir reçu tant de biens & d'honeurs. Il est vrai que la chose est difficile : je fuis prisonier du pape & du roi, je n'ai pas quatre deniers à dépeiifer pour cette affaire, & je n'ai avec moi qu'un frère servant, c'est pourquoi je demande aide & conseil : car mon intention est que ía vérité de ce qu'on impose à l'Ordre soit conue, non-seulement par ceux de l'Ordre, mais dans toutes les parties du monde par les rois, les princes, les prélats & les seigneurs : quoique nos confrères aïent été trop roides à défendre nos droirs contre plusieurs prélars.

Les comiísaires lui dirent,qu'il pensât bien à la défense à laquelle il s'offroit; & qu'il fit attention à ce qu'il avoit déja confessé contre lui & contre l'Ordre. Toutefois ajoûterent-ils, nous voulons bien vous recevoir à certe défense & même vous accorder un délai pour délibérer. Mais vous devés savoir qu'en matière d'hérésie & de foi, on doit procéder simplement, sans *• ministère d'avocats & fans forme judiciaire. Ensuite ,n6 Tome XIX. Y

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1 afin qu'il pût délibérer avec conoissance, ils lui rirent

An. 1309. .. . 2 A i- 1 11

lire & meme expliquer en langue vulgaire leur coSup. n.it. .n. 1 1 ./ . 1

million & les autres pieces necellaires. Quand on en

vint à ce qu'il avoit confessé à Chinon devant les trois cardinaux , il fit deux.fois le signe de la croix & dona des marques d'un grand étonement,disant: Que si les commiílaires avoicnt été d'autres gens & qu'il eût eû la liberté,il eût parlé autrement.Les comissaires dirent: Nous ne sommes pas gens à recevoir un gage de bataille , & le grand maître repondit : Ce n'ell pas ce que je veux dire ; mais plut à Dieu 'que l'on traitât de tels médians comme font les Sarasins & les Tartares, qui leur coupent la tête & le corps par la moitié. Par ces méchans il entendoit ce semble les calomniateurs. Enfin il demanda terme pour délibérer jusqu'au vendredi suivant, ce que les comissaires lui accordèrent. Puis ils rirent crier par un appariteur, que si quelqu'un vouloir défendre Tordre des Templiers, il se présentât : mais perfone ne parut.

Le vendredi devant la S.André vingt-huitiéme de Novembre, les comissaires firent venir le grand maître des Templiers, qui leur fi.it amené comme la pre

f'1*1' miere fois par Philipe prévôt de l'église de Poitiers & Jean de Jainville huiflì-er du roi commis par le pape & par le roi à la garde des Templiers. Le grand maî

?-I27> . tre interrogé par les comissaires, s'il vouloit défendre POrdre, répondit: Je fuis un chevalier non lettré & pauvre ; & j'ai apris par une des bulles qui m'ont été lûës, que le pape m'a réservé à son jugemenr avec quelques'autres grands de Tordre. C'est pourquoi j'irai en fa présence quand il lui plaira, & commeje suis mortel aussi-bien que les autres, je vous prie de lui

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