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L I V R E X ,C.

Illes Ascelin archevêque de Narbonne, !•
tint un concile à Beziers où assistèrent Piffcrcn?dc

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iept eveques: içavoir ceux de Beziers, que de NardeNismes,deMa£ueIone,d'Elne, de i>0"nc avec .

_ I»ai«i>'t J íc Vicomrc.

Pamiers, d Agde & de Lodeve , avec to.xi.ConeiU les abbez de la Grasse , de S. Pons, de S. Guillem, du P- H*0* Désert & d'autres. Ce concile fut tenu à la fin du mois d'Octobre 1199. & il nous en reste une lettre au roi Philippe le Bel, où les prélats disent : Les vicomtes <ie Narbonne ont tenu depuis tres-long-temps de j.'archevêque tout ce qu'ils avoient dans le bourg &; Tome XIX.' A

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An. 1300 ^ans ^a v*^e ' & k Pcre ^u vicomte d'aujourd' hui ea a prêté en fa présence la foi & hommage à l'archevêque. Toutesrois le vicomte au préjudice des ferments de fes prédécesseurs, que l'égliíe peut & doic le contraindre d'observer, a reconnu, selon que nous l'avons oiii dire, tenir ce fief de votre majesté , & par surprise s'est fait donner vos lettres pour autoriser .fa

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rautc,& annuler les conventions raitcs entre vos prédécesseurs & ceux de l'archevêque. C'est pourquoy nous vous envoyons en qualité de députez Berenger évêque de Bézicrs, l'abbé de S. Papoul & un cha

lue nous vous

íe Fredol évêque

c ,. Bezícrs depuis Tannée précédente , étoit un de ceux «s «p. hv. r , s r > j

«xxix.ff.ff. qui avoient travaille a la compilation du Sexte des décrétâtes, & fut depuis cardinal.

L'archevêque de Narbonne s'adressa aussi au pape Boniface VIII. & lui porta fes plaintes contre Amauri vicomte de Narbonne : fur quoy le pape écrivit au roi Philippe une lettre dattée du dix - huitième de Juillet l'an 1300. où il fe plaint que 1 église autrefois élevée & favorisée parles rois, est maintenant opprimée & réduite en servitude par leurs officiers. Il exhorte le roi à rendre justice à l'archevêque, í ans écouter les mauvais conseils, & il ajoûte : Nous ne laisserons pas de procéder contre Amauri, suivant notre devoir & la plénitude de notre puissance , ainsi que nous verrons être expédient nous le faiíons citer pour venir en notre présence.

Par la meme lettre le pape écrivoit au roi touchant • )Jf 47, le comté de Melgueùil prés de Montpellier , qu'il pré-* lendoit être un fief de ïéglise Romaine. C'est pour-».

Rain. 1300 n. 28.19.

n. 30.

quoi il prie îe roi de défendre à ses officiers d'inquiéter fur ce sujet l'évêque & le chapitre de Maguelone, qui étoient en poíseílioh de cette terre comme relevant du pape; & pour établir fa prétension il envoyé au roi une lettre du pape Clément IV. à saint Loiiis, dont voicy la substance. Onavoit représenté au saint roi que le comté de Melgueùil lui appartenoit ou à Pierre Pelet Seigneur d'Alais son vassal, & non pas à l'évêque de Maguelone qui en étoit en possession. Le saint roi voulant éclaircir son droit, consulta le pape Clément qui lui répondit : Ce comté est un fief «e réglifeRomaine,comme il paroît certainement par de tres-anciens titres du saint siège. Bertrand Pelet, Jbifaïeul de Pierre,i'a tenu quelque temps,& les comtes de Toulouse en ont été aussi en possession : mais le pape Innocent III. ayant privé Raimond le vieux de fes terres par sentence juridique, fit revenir ce comté à l'églife Romaine -, & ensuite le donna à Guillaume évêque de Maguelone & à fes successeurs, à la charge d'un cens annuel. Ils l'ont depuis possédé paisible- v Ganwcf}ri ment: toutefois depuis que nous sommes furie saint to. 3. />. 583. siège, nous avons permis à l'évêque de Maguelone Catel' Lanl' d'astìgner quelques revenus à Pierre Pelet, pour le ^' **7' démouvoir de la prétension de fes ancêtres, & faire Cesser les clameurs du peuple. Aprés cette répons, il ne paroît pas que saint Louis ait insisté fur son droit.

Le pape Boniface foutenoit en même - temps une I !• prétension fur une bien plus grande seigneurie , fa- duP pap"sisur Voir le royaume d'Ecosse. Alexandre III. roi d'Ecosse 1 Ecostc. etant mort fans enfans l'an n8<í. la succession fut disputée entre Jean de Bailleul & Robert de Brus. Jean iavoit épousé la plus proche héritière, Robert étoit

Matth. fils de la sœur de cette princesse. Le roi d'Angleterre

41 j> Edouard ayant été pris pour arbitre, prononça en î

faveur de Jean de Bailleul, qui le reconnut pour souverain , & lui fit foi & hommage: mais ensuite pre-' nant avantage de la guerre qu'Edouard avoit contre la France, il prétendit avoir été forcé à faire cet hom-mage , y renonça , & prit les armes contre Edouard s qui le défit, le prit prisonnier & conquit toute l'Ecosse. * i

to.xí.Concil. Alors le pape Boniface écrivit au roi Edouard uneî.

4^.12^.^x4! lettre °ù il dit : Nous ne doutons pas que vous ner fachiés que le royaume d'Ecosse a appartenu anciennement de plein droit à l'église Romaine &lui appartient encore ; & qu'il n'a jamais été soumis comme fief aux rois d'Angleterre vos prédécesseurs ni à vous. Il rapporte ensuite plusieurs faits pour montrer que l'Ecosse n'est point sujette à l'Angleterre : mais il ne donne aucune preuve du prétendu droit de l'église Romaine , il se contente de dire que personne n'en doute; & en conclud , qu'Edouard n'a pas dû se soumettre l'Ecosse par violence. Il lui reproche en particulier l'empriíonnement de l'évêque de Glascou, de celui de Sodore & de quelques autres ecclésiastiques. Il le prie de les mettre en liberté, & de retirer d'Ecosse ses 9Íficiers, puis il ajoute: Que si vous prétendez, avoir quelque droit fur le royaume d'Ecosse, nous voulons que vous envoyiez dans six mois pardevant nous vos procureurs, avec toutes les preuves de votre droit; & nous sommes prêts à vous rendre bonne justice. Car nous évoquons & reservons à la connoissance & au jugement du S. siège, toutes les contestations meue's & à mouvoir fur ce sujet. La lettre

cil du vingt - septième de Juin upj. An. 13oo.'

Le pape l'envoya à Robert de Vinchclfée arche- ^ IJ9S> vêque de Cantorberi, avec une lettre où il lui or-' .g*,»,». ï?,_ donne fous peine de íuspeníe du spirituel & du temporel , de rendre incessamment au roi la précédente, & l'exhôrter efficacement à y acquiescer. L'archevê- „ ,

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<^ue ayant reçu cet ordre du pape le mit auíii-tot en état de l'exécuter , & prépara son équipage pour aller trouver le roi Edouard qui étoit à vingt journées de distance ; & étant arrivé à Carlile en grande diligence , il trouva que le roi étoit déja entré en Ecosse avec son armée : mais il apprit qu'il n'y avoit pas de sûreté à l'y suivre. Enfin aprés avoir attendu longtemps & passé quelques bras de mer avec péril, il' se rendit auprés du roi le vendredi aorés la saint Barthelemi, c'est-à-dire le vingt-sixieme d'Août 1300. Le roi fit lire la lettre du pape en présence des seigneurs & des chevaliers de son armée, & la fit expliquer en françois, qui étoit la langue de la cour d'Angleterre; puis en ayant délibéré avec son conseil, il fit répondre al'archevêque: La coutume d'Angleterre est que dans les affaires qui regardent l'état du royaume, on demande l'avis de tous ceux^ui y ont intérêt , comme font plusieurs seigneurs oc prélats qui ne font pas en cette armée: le roi les consultera sur cette lettre du pape le plutôt qu'il pourra, & ensuite Jui rendra réponse par ses envoyés. L'archevêque de Cantorberi rendit compte au pape de la fidélité avec laquelle il avoit exécuté fa commistîon , par fa lettre du sixième d'Octobre de la même année.

Ensuite le roi Edoiiard envoya au pape Boniface^ sa réponse contenue dans une grande lettre , où il

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