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An. 1311.

LIVRE X C11.
I. TT Enri de Luxembourg roi des Romains aïant

Henri de I g flv J.j^ > Qenes vmt pas mer a pise puis Luxembourg 1 Xr . .. » 1 »r

couronc cm- a Rome ou il arriva le dimanche avant 1 Alcenlion, percur. cestrà-dire le dernier jour d'Avril 1311. Il prétendoit £aiuz..vit.p. ç £a-re couroner empereur à S. Pierre par les cardi

jïven. to. i. rit 1 / • íf

f.tf./w.&c. naux ausquels le pape en avoir donne commiíhon& f.6n.to. x. qU'il amenoit avec lui : mais il trouva dans Rome Jdèm^Mis- Jean prince d'Achaïe frère de Robert Roi de Naples, eeli. to. t. qUj avec des troupes & soutenu parla faction des UrJ.'îr/ik»; sins, s'oposoità son couronement. Henri ne laissa ix. c. 3?. 42. pas d'entrer dans la ville aïant pour lui les Colones & se logea au palais de Latran : mais voulant s'ouvrir le chemin pour passer à S. Pierre il fut obligé de eombatre les troupes de Naples dans Rome même le vingt-sixième de Mai. Le combat fut sanglant, les ^ Allemans y furent batus, plusieurs seigneurs tués,

ocjen.c.^1. entre autres Tevêque de Liège Thibaud de Bar, qui étant percé de coups fut pris ; & mourut trois jours aprés de ses blessures.

Le roi Henri voïant donc qu'il ne pouvoit se faire couroner à S. Pierre résolut de le faire à S. Jean de laoo*iio* Latran : mais les cardinaux yrésistoient, s'attachant Suf.Uv.xci. a la coutume & aux termes de leur commission , qui »• 4*« portoit expressément que ce seroit à S.Pierre. Les opinions étoient partagées fur ce point, & le peuple voïant que la ville de Rome se détruisoit par la guerre, qui continuoit au dedans, prioit les cardinaux d'en avoir pitié. Ils en vinrent même à la sédition & attaqucrent le roi Henri dans son logis où les cardinaux Ân~7~ii étoient avec lui. Ils craignirent la fureur du peuple & '*J *" n'aïant point de réponse du pape auquel le légat avoit envoïé un courier, ils résolurent de contenter le roi & le couroner à S. Jean de Latran. Des cinq cardinaux nommés dans la commiíïìon du pape, il en étoit mort Rai deux, Léonard évêque d'Albane & François des Ur- »? 37!* íìns : les trois restans étoient Arnaud évêque de Sabine légat, Nicolas évêque d'Ostie & Luc de Fiefquc nonces. Les trois donc couronerent l'empereur Henri c-oidafl VII. le jour de S. Pierre jeudi vingt neuvième de Juin Conflit.f. ijii. &lui firent reriouvellcr & confirmer le serment 4°* qu'il avoit fait à Lausane le onzième d'Octobre i«o, Su?' ltv,XCm avant que d entrer en Italie.

Ensuite les cardinaux reçurent une lettre du pape

où il les chareeoit de procurer la paix entre l'empe

o1 r»L J ■ 1 j Clem. un. de

reur & le roi Robert, ou du moins leur ordoner une y„rfr%

trêve, & disoit entre autres choses que ces deux princes étant engagés à l'église par serment de fidélité, dévoient être les plus disposés à la défendre, & qu'il pcmvoit les obliger à faire la trêve. Sur quoi Tempereur consulta les plus habiles jurisconsultes de Rome, B*l. t. p. qui répondirent : Nous ne trouvons ni dans le droit I20í* canonique ni dans le droit civil, que le pape puisse ordoner une trêve entre l'empereur & son vassal: parce que si le pape avoit une fois ce pouvoir , il Tauroic toûjours-, même en cas que le vassal fût coupable de lèse majesté : ainsi l'empereur ne pouroit jamais en faire justice, ce qui est contre le droit naturel & le droit divin. De plus, l'empereur & le roi Robert ne font pas également soumis à Téglife quant au tempo- f' l2°7* rel : l'empereur n'est que son protecteur & ne tient

T^j ~ rien d'elle -, le roi est son sujet & son vassal & tient * 'd'elle son roïaume. Enfin si l'empereur se soumettoii au pape comme vassal de l'égliie, il violeroit le serment qu'il a fait de ne point diminuer les droits de l'empire. Suivant cet avis l:empereur refusa la trêve & fit une protestation publique pardevant plusieurs tabellions apellés exprés , qu'il n'étoit engagé à persone par serment de fidélité , & que ni lui ni les empereurs ses prédécesseurs n'en avoient jamais fait de semblable. Mais le pape trouva fort mauvais ce procédé.

11. Athanase patriarche de CP. quitta ce siège une se

Secondere- ^^jç f0js ]a huitième année aprés son rapel, c'est

traire et A- . % r r »

thanase. a-dire en 1310. ce qu il ht a cette occalion. Quelques

fí" u"/'* uns ^c ceux gar^°ient ^u ressentiment contre lui i*»///v.'»c. ennuies de le voir si long-temps en place, déroberenr **i<r~ 1e marchepied de son trône patriarcal & y peignirent l'image de N. S. & des deux côtés l'empereur Andronic avec un frein à la bouche & le patriarche Athanase le tirant comme un cheval : puis ils remirent le marchepied à fa place. Quelques uns l'aïantvû en furent surpris & en accusèrent le patriarche auprés de Fempereur comme d'une impiété. L'empereur en. voïa quérir les dénonciateurs, & ne doutant point qu'ils ne fussent eux-mêmes les auteurs de cette malice , les mit dans une prison tres-rude & perpétuelle: mais le patriarche indigné de ce qu'il ne les avoit pas punis plus rigoureusement, renonça auííì-tôt à son Boivìn. mt. n*ege. Ce ne fut pas toutefois la feule cause de cette m Greg. p. seconde cesiion d'Athanafe: on trouva que Theophane, un de ses plus fidèles ministres prenoit des presens pour la promotion aux ordres, & on prêtaidit, quoique faussement qu'Athanafe ne l'ignoroit AntÏ^Ït. pas \ on lui faisoit encore d'autres reproches.

Deux ans aprés fa retraite, c'est-à-dire en 1311. Ni- 11 !■ phon métropolitain de Cyzique, fut transféré au íìé- ^\^^' ge patriarcal de CP. par la volonté de l'cmpereur & la Greg.vu.c.}. complaisance des évêques. C'étoit un homme entièrement ignorant de la théologie & des lettres humaines , jusqu'à ne savoir pas écrire. A peine avoit - il goûté quelque commencement d'étude qu'il crut que l'efprit naturel, fuffifoit \ & s'apliqua entièrement à acquérir des richesses & des honeurs. Auííì étoit-il treshabilc pour la conduite de toutes les affaires temporelles, l'agriculture , les bâtimens^, l'amas des provisions , l'augmentation cles revenus. Il donoit auííì dans la magnificence des habits & des chevaux & la délicatesse de la table. Il gouvernoit les biens de deux monastères de filles, non par manière d'aquit, mais sérieusement & comme s'il n'eût pû s'en dispenser, afin de profiter fur leurs revenus & d'être souvent dans ces maisons & y vivre délicieusement.

• Il feignoit d'être ami de tous les hommes de mérite, qui par leurs talens naturels ou parce qu'ils excelloient en quelque art, étoient agréables au public ou aux empereurs en particulier \ mais il enétoit envieux, les haiíïòit tous & les déerioit secrètement auprés de l'cmpereur. Le seul bon conseil qu'il lui dona fut de ramener les Arfenites à la communion de l'églife . Gréque, ce que ['empereur lui-même fouhaitoit depuis long-temps. Les Arfenites étoient ceux qui avoient fait schisme quarante-huit ans auparavant à l'occasion du patriarche Arsène deposé en rzó^L'em- ^ ^ peieur Andronic les fit donc assembler, & fortans de

V í ii j,

u leurs cachetés ils parurent couverts de haillons, mais J dans le cœur ils étoient pfeins de vanité, & faisoient des demandes exorbitantes pour faire croire au peuple qu'ils ne s'étoient pas séparés fans sujet. Premièrement que le corps d'Arsène fut transféré honorablement de S. André à sainte Sophie : secondement, /iv.ixxxvm que le clergé expiât sa faute en s'abstenant pendant *'24" quarante jours du service divin: enfin que tout le peuple fìt auísi pénitence par les jeûnes & les génuflexions qui lui feroient prescrites. L'empereur leur accorda tout pour le bien de la paix; & le patriarche monté fur l'ambon & revêtu de ses ornemens dona une absolution générale , comme au nom d'Arsène: mais ceux du parti qui n'obtinrent pas des évêchés, des abaïes ou d'autres récompenses à leur gré, retournèrent bientôt à leur schisme. Niphon ne tint le siège de CP. que trois ans. i v. La même année 1311.1e vingt- troisième de Decem

Promcrion Dix , samedi des quatre temps de l'avent, le pape Clenaux"rd" mcnt fit à Avignon une troisième promorion de carBaiuz. vit. dinaux au nombre de neuf: savoir Guillaume de Maîi^•P-5°-5?- dagot archevêque d'Aix., qu'il fit évêque de Palestri■ 6 ne. Il étoit d'une anciene noblesse de Lodéve & fut premièrement archidiacre de Nimes & prévôt de l'ét" ^e Toulouse. Boniface VIII. le ht archevêque d'Embrun vers l'an 1x95. & l'emploïa a la composi. tion du Sexte des décretales. En 1311. il fut transféré au siège d'Aix , & eut pour successeur à Embrun Jean Dupui de Tordre des frères Prêcheurs. Le second cardinal fut Jaques d'Euse évêque d'Avignon, qui fut depuis le pape Jean XXII. Le troisième Berenger de B al. p. 66%. predol évêque de Beziers, qu'il ne faut pas confondre

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