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avec son oncle de même nom cardinal évêque de 1311" Tusculum. Le neveu fut chanoine & chambrier de 1 église de Beziers, dont le pape Clément le fit évêque en 130p. puis en cette promotion prêtre, cardinal du titre de S. Nerée.

Le quatrième cardinal fut Arnaud d'Aux, qui aprés j>. 669. la mort de frère Gautier de Bruges, fut fait évêque de Poitiers en 1306. puis le pape Clément le fit son camerier, c'est-à-dire son trésorier & l'en déchargea en t0, 2. pt 2jji 1311. déclarant qu'il lui avoit rendu bon compte. L'année suivante il l'envoïa en Angleterre pour accorder les seigneurs avec le roi, & il y étoit encore quand il fut fait cardinal évêque d'Albane. Le cinquième fut p. 671. Guillaume - Pierre Godin de Baïonne de Tordre des frères Prêcheurs , docteur en théologie de la faculté de Paris & maître du sacré palais. Il fut cardinal prêtre du titre de sainte Cécile. Le sixième fut Vital du Four, p. g. natif de Basas de Tordre des frères Mineurs, docteur en théologie , prêtre cardinal du titre de S. Martin aux Monts. Le septième Michel du Bec rd'une anciene noblesse de Normandie, doïen de S. Quentin, cardinal prêtre du titre de S. Etiene au mont Celius. Le huitième, Guillaume Teste natif de Condom alors nonce en Angleterre: il fut cardinal prêtre du titre de S. Cyriaque. Le neuvième, Raimond abbé de S. Sevef en Gascogne au diocèse d'Aire, qui fut cardinal prêtre du titre de sainte Pudentiéne. Voilà les cardinaux de la derniere promotion de Clément V.

Les Vénitiens étoient excomuniés depuis trois ans Sup.liv,xct. pour Taffaire de Ferrare; & quoique dés Tan 1310. ils 34' eussent envoie des ambassadeurs au pape, on n'avoit Rflifl , pû conclure encore de traité , tant il s'y trouvoit de n. 31.

difficultés. Cependant le doge Pierre Gradenigo mourut & Marin Zorzi lui succéda en 1311. puis Tannée suivante Jean Superance, le même qui avoit pris Ferrare & fous lequel l'affaire fut accomodée ; comme le pape se rendoit difficile François Dandole envoie des •Vénitiens se présenta devant lui pendant qu'il étoit à table , avec une chaine au cou & pauvrement vêtu. Le pape se laissa fléchir à cette soumission, &le vingtsixiéme'de Janvier 1313.il adressa au doge une bulle par laquelle il levé toutes les censures portées contre les Vénitiens & les rétablit dans tous leurs droits & leurs privilèges. V. Dès le temps que le pape étoit à Lion pour son cou

Canonisc- ronement, le roi Philipe le Bel lui demanda instaPierre Ce- ment de canoniser Celcstin V. son prédécesseur. Le lestin. pape Clément de l'avis des cardinaux, commit l'arSuf.liv. xc. cnevêqUe Je Naples & Pévêquc de Valva pour inforBoii. to. 1 f. mer de fa vie & de'fes miracles: puis il fit examiner f. 441. 478. Jes informations par plusieurs cardinaux -, & étant de retour à Avignon aprés le concile de Viene, il termina Paffaire premièrement en consistoire secret, puis cn consistoire public en présence de plusieurs évêques &: de tous les officiers de la cour de Rome. Enfin le cinquième jour de Mai 1313. il fit folemnellement dans l'églife cathédrale d'Avignon la cérémonie de la canonisation de S. Pierre Celestin: marquant fa fçte vi. au jour de sa mort dix-neuviéme de Mai. Affaires de Le roi Philipe le Bel tintune grande cour à la Pen

tont^Nang. tec°te> Hul cetteannée 1313. futìe troisième de Juin; ta. xi.Spicii. & il y fit chevaliers ses trois fils, Louis roi de Navarre, p. ^49.478- Philipe comte de Poitiers & Charles comte de la Marp. zo. 7s. che : de plus Hugues duc de Bourgogne, Gui comte

de

de Blois & plusieurs autres seigneurs. Le mécredisuú Avi 777

i - r' -n ~~r° \ "r /\N. 1313*

vant le roi, les trois hls & les deux rreres, Charles comte., de Valois & Louis comte d'Evreux ,;;le roi d'Angleterre Edouard qui étoit présent à cette cérémonie &» pjusieurs grands de son roïaume, prirent la croix des mains du cardinal Nicolas de Freauville légat envoïé exprés en France pour ce sujet, comme I}IJi on voit par sa commission en datte du dixième de ». *• Février de la même année: où le pape dit que le roi Philipe lui avoit promis de se croiser avec ses fils & ses frères pour le recouvrement de la terre sainte. Ensuite la croisade fut prêchée publiquement en. France; & en conséquence les tournois & les jouîtes fuient défendus en Allemagne , en France §c Çst Angleterre , par bulle du quatorzième de Septervw *• kre. /; > .

La reine Jeanne de Navarre étant morte en 1304. **luz-.'t0i Guichard évêque de Troïes en Champagne fut accusé '?*I4'59 J' d'avoir procuré sa mort par poison & par sortilège. Il avoit été moine de la Celle prés de Troïes , puis ... abbé du même monastère de l'ordre de S. Benoît. Sur cette accusation le pape Clément dona commission à l'archevêque de Sens d'arrêter l'évêque fans w*» scandale: puis par une autre lettre du neuvième d'Août 1307. adreíîée au même archevêque & aux évêques d'Orléans: & d'Auxerre, il leur mande d'informer fur ce fait par son autorité sommairement & sans figure de procés,&]ui e»v,oïer les informations. Cette commiflion auroit paru, inutile quelques siécles auparavant , puisque l'archevêque de Sens avec ses suffra.gans étoient les juges competcns de l'évêque de Troïes.; U parut coupable fur les déportions de Tome XI X.' G g

^N quelques faux témoins ; & le dimanche avant la saint

Denis sixième d'Octobre 1308. il se tint pour ce sujet une assemblée du Clergé & du peuple à Paris dans lc jardin du roi, l'évêque étant déja pris & gardé au louvre dans une étroite prison : sans qu'on eût égard à son privilège clérical. Il demeura ainsi prisonier Nangis. p. plus de quatre ans jusqu'en 1313. que son innocence lu fut reconuë par la confession d'un Lombard nommé

Nofle , qui fut pendu à Paris pour un autre crime. VIIt ■ » L empereur Henri aprés son couronemcnt sortit Mort de de Rome & s'arrêta en Toscane pour s'opposer au Han"11* Par" ^es Guelfes lig11" contre lui & soutenus par le roi Robert de Naples. Il dona même le yingt-cinquiéme d'Avril 1313. une sentence contre ce prince par laquelle le traitant de vassal rebelle & traître, il le déton*'r* * clare criminel de lèse majesté, & comme tel il le prive f- 4*3. de tous ses états, honeurs , dignités & droits, le met au ban de Tcmpire , le défie , le condamne à perdre la tête; & défend à qui que ce soit de lui obéir & le Balitz..Mif- reconoître» Le quinzième d'Août suivant, fête de teil. to. 1. p. l'Assomption de la Vierge, l'empereur se trouvant à LLvit.to.j. Bonconvento, prés de Siene, fat ses dévotions & P- 2I-53-M* comunia de la main d'un frère Prêcheur nommé Ber*4' nard de Mohtpulcieh í áfrésquoi il tomba malade &

mourut au mêmé lieu le jour de S. Barthelemi vingteinquiéme d'Août. Quelques-uns prétendirent qu'il avoit été empoisonné par frère Bernard & que ce religieux avoit m» du poison ìddnsk vin de ['ablution-qu'il- lui avoit ilonée aprés; la comunion : mais les médecins dirent au pape qu'il h'étoit point mort de poison, & des perfones dignes de foi témoignèrent qu'il étoit mort d-un apoítume à la cuiíîè. Enfin Jean de Luxembourg roi de Bohême, fils de l'empe- AnttîÌ7 reur Henri, déclara trente-trois ans aprés par lettres Miscdi.p. patentes que ce qui avoit été dit ou écrit de cet em- l61' poisonement étoit faux :justifiant ainsi frère Bernard & tout Tordre de S. Dominque.

Apres la mort de Pempereur Henri le pape Cle- v i n. ment publia deux constitutions contre fa mémoire. Bullcsconrre La première au íujet de la protestation que 1 empe- de Henri, reur avoit faite de n'être engagé à perfone par íer- Clcm- de ment de fidélité. Le pape déclare au contraire que les J^e)HK fermens prêtés par Henri devant & aprés son cou- *" .

ronement, font des fermens de fidélité, & doivent être réputés tels. Par la seconde constitution le pape déclare nulle la sentence prononcée par l'empereur Pjf'" contre le roi Robert, attendu qu'il n'avoit pas été cité sent. légitimement & ne pouvoît fe présenter en sûreté au lieu où étoit l'empereur. De plus, ajoute le pape,ce roi est notre vassal & a son domicile continuel dans son roïaume & non dans l'empire : en forte qu'il n'est point sujet de l'empereur ni capable d'être accusé de léfe majesté envers lui. Nous donc, par la supériorité que nous avons fur l'empire , par la puissance en laquelle nous succédons à l'empereur pendant la vacance ; & par la plénitude de puissance que J,C. nous a donnée en la perfone de S. Pierre , déclarons nulle & de nul effet cette sentence & tout ce qui s'est ensuivi. En vertu de ce droit que le pape prétendoît avoir de i3l4« gouverner l'empire pendant qu'il étoit vacant, il en ** 4* fit le roi Robert vicaire cn Italie quant au temporel tant qu'il plairoit au S. siège. La bulle est du quatorzième de Mars 1314.

Des Catalans qui avoient été au service de Fride

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