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:pririces Géorgiens, Arméniens &c Tartares. Et com^ ^N me ils étoient tous ennemis des Musulman* , on croioit utile à la croisade d'entretenir commerce & amitié avec eux: ce que Sanut ne manquoit pas de recommander dans ses mémoires. Le pape Jean.écri- R*'?' vit donc a George roi des Géorgiens sujets des Tartaresc une grande lettre qui est la même qu'Innocent 4» r*iint. IV. avoit écrite aux Bulgares en 1145.. Le pape s'y é- U45-»Mtend fur les preuves de l'unitéde l'église & gje la primauté du S. siège , auquel il exhorte les Géorgiens à . se réstnjr, offrant s'il est besoin d'assembler un concile pour cet effet; &c il conclut en recommandant à leur roi les frères Mineurs qui doivent passer dans ses états pour aller prêcher la foi aux Tartares. La lettre est du quinzième d'Octobre 1311.

Le pape écrivit aussi à pluíìeurs évêques des Chré- »• tiens répandus fous la domination des Tartares, par- ^'»£ »-33ticuliérement aux Arméniens, leur donantune am* pie instruction fur la foi de l'église Romaine, entre autres fur les sacremens & les fêtes. La lettre est-la ^ même de 1145. & datée du vingt-deuxième de Novembre ; & deux autres du même jour font adressées à u x ,: des princes Tartares favorables aux Chrétiens. Deux sttp. ». j<r. frères Mineurs nommés Pierre & Jaques en furent ••■ les porteurs : mais le plus fameux de ces miffionaircs Sus. íìv. étoit levêque Jérôme. Désl'année 1307. le papeCle- xc1, n'' ment V. avoit envoïé en Tartarie.sept frères Mineurs pour être ordonés évêques & travailler à la propagation de la foi fous les ordres de frère Jean de Montcorvin. En 1311. il y en envoïa encore trois , savoir VMing. frère Pierre de Florence, frere Thomas, & frère Je- yu: *• rôme, que le pape fit ordoner évêque, mais fans titre 4io<s. 4** Tome XIX. S f

^N d'aucune église.Ensuite JeanXXII.érigeaen évêché la

ville (Jaffa dans la Cheríonese Taurique alors soumise Val 1320. aux Génois & à présent aux petitsTartares.il marqua les ». 7. Re^st: bornes de ce diocèse depuis Varca en Bulgarie jusqu'à f'lo*'' Sarai en longueur,& en largeur depuis le Pont-Euxin jusqu'à la Russie, & il en fit premier évêque frère Jérôme par bulle du vingt-septième Février 132.1. qui Hat». 1318. toutefois est: nommé évêque de Cassa dans une bulle 3 aux Arnj^niens du 18. Mais 1318. Theodosiopolis qui

Comanv.p. est la même que Cassa , avoit depuis plusieurs siécles tn.takfr.tf. un archevêque GreCj & elle a encore un évêque Armets! 1311 nien* Lorsque frère Jérôme vint à Avignon en 1311. * il étoit comme exilé de son évêché à cause des mauvais traitemens qu'il souffroit des Génois. LVIII L'éloignement du pape & son différend avec l'empeEvêché de reur Louis de Bavière caufoient un grand désordre Recarmi n Italie , où les villes étoient non-seulement oppoupr me. jsVçg jes unes aux autres ^ mais divisées en dedans: ce

n'étoit que petites guerres, pillages, massacres &tou9 tes sortes de crimes. Les Gibellins prenoient le dessus & l'autorité du pape étoit méprisée non - seulement pour le spirituel, mais pour le temporel dans les terres de son obéissance. A Recanati ville de la Marche Vghdi.to.i. d'Ancone Amelius prévôt de Beaumont & chapelain 8o8, du pape, gouverneur de la province, envoïa Ponce Arnaud son cousin & son maréchal pour exécuter quelques sentences contre le podestà, le capitaine, le conseil, la communauté de la ville & quelques particuliers. II fit publier qu'il ne prétendoit nuire à persone , mais seulement ramener la ville à un état paisible & tranquille , & à l'obéïssance du pape & de Téglise sous l'autorité du gouverneur \ & que tous les citoïens de Recanati bannis de la province eussent à sc ^N J présenter devant lui dans un certain terme. Mais le '* * podestà, les autres officiers & le peule de Recanati se jetterent à main armée sur le maréchal & ceux de sa suite, & le tuèrent avec trois cens autres. Ils emprisonérent ceux qui s'étoient sauvés du massacre , & quelques-uns de leurs concitoïens qui avoient pris le parti du maréchal. Ils en traînèrent quelques-uns par la ville Sc les enterrèrent dans les places publiques où ils avoient abatu leurs maisons: ils en pendirent d'autres &c coupèrent la tête à d'autres, aprés en avoir extorqué des ventes ou des donations de leurs biens. Ils massacrèrent jusqu'à de petits enfans : ils violèrent des femmes, des filles & même des religieuses.

Le pape informé de ces crimes emploïa premièrement les procédures judiciaires, les monitions & les citations pouf ramener les coupables à leur devoir; & comme ils les méprisèrent, il déclara qu'ils avoient encouru les peines dont il les avoìt menacés, entre autres la supreísion de révêché de Recanati, qu'il transfera à Macerata ville voisine &c fidèle à l'église Romaine : la déclarant exempte de la jurisdiction des évêques de Fermo & de Camerino dont elle dépendoit auparavant. La bulle estdu dix-huitième Novembre 1310. Recanati s'étoit souvent révoltée contre le vghdl. to. u pape & avoit déja été privée de la dignité épiscopale ?• par Urbain IV. . '•■ '>

L'anné suivante 13 zi; le pape Jean fut informé qu'à *ai"m îìlu Recanati quelques- uns des rebelles s'abandonoient à "'3 toutes sortes d'impuretés & d'infamies, à des superstitions qui alloient jusqu'à l'idolatrie & blasfémoient contre l'église & contre J. C. mêrrífc. L'inquisiteur les

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A-if 13ii Clta> ^s ne comParurent point: apiés avoir

leur procès par contumace il les déclara excommuniés, les abandona aux juges séculiers &• confisqua leurs biens au profit du pape. Mais ils se moquèrent de sa sentence; & ils furent soutenus & protégés par les habitans de Recanati, d'Oilîmo & de Spoíette & parles comtes de Montefelto. Enfin le pape les voïant incorrigibles fit prêcher la croisade contre eux. Lix. En Daufiné des hérétiques tuèrent deux inquisi

tIuésqUlsireUrS tcurs.de Tordre de S. François, savoir frère Catalan Fabri & frère Pierre Pascal. Quelques particuliers conVaìing. 321. vaincus d'hérésie aïant promis de se convertir avoient reçu des inquisiteurs des croix qu'ils dévoient porter fur leurs habits devant & derrière : c'estrà-dirc de ces ícapulaires qu'on nomme en Espagne Sanbemtos. D>autres se sentant coupables craignoient d'être punis comme hérétiques ou,comme fauteurs. Ils»aprirent que Jaques Bernard du même ordre des frères Mineurs , inquisiteur .député par le S. fiége dans les quatre provinces d'Arles , d'Aix, de Viene & d'Embrun avoit envoie les deux frères Fabri & Pascal pour faire la recherche des coupables au château de Cabioledu diocèse de Valence. Sur cet avis les hérétiques assemblèrent un grand nombre de leurs partisans & résolurent d'aller la nuit suivante au château dont,on dévoie leur ouvrir les portes, afin de tuer les frères ôc leurs domestiques. . ;/._!. 1: t.j

~* LÏ'Le freré Fabri ne pouvant' exercer commodément ses fonctions d'inquisiteur au château de Cabiole l paíía avec son compagnon à celui de Montfil, & ils y logèrent au prieure de S. Jaques, où ils se croioient en sûreté. Mais leurs ennemis y vinrent' airfortáe la

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nuit bien armés. Ils rompirent à coups de cognée la Aafr 132.L porte de la chambre où ils étoient couchés & endormis: ils y entrèrent en furie, frapérent les inquisiteurs de plusieurs coups mortels, tant à la tête qu'ailleurs & leur en donérent encore grand nombre d'inutiles. C'est ce que porte la lettre du pape datée du trentième de Novembre 1311. & adressée aux deux évêques de Valence & de Viviers & à l'inquisiteur «> Jaques Bernard : auquel il ordone d'informer de cc meurtre, & de procéder contre les coupables &'les complices suivant les formes Canoniques, implorant pour l'éxécution le secours des seigneurs & des magistrats des villes. Les deux inquisiteurs tués en cette occasion furent regardés comme martyrs & leurs corps portés a Valence où on les enterra au convens des frères Mineurs. On prétendit qu'il s'y étoit fait .. *. plusieurs miracles, dont on envoïa des mémoires au pape, & il dorîa comission àl'évêque de Valence d'en • .informer. Mais cette procédure n'eût point de *> *5* fuite. _ - 1" '.. - ' - -'

L'année suivante le pape Jean XXII. continua ses PrL*j procédures contre Matthieu Vifconti, chef des Gibel- con^rMa" lins en«Lorabardie. Il étoit neveu d'Otton archevê- thieu vifque de Milan, qui voulant rélever l'en' fit élire po- cont1' destà en 12^7. En ïipy l'eïtìpefetír Adblfè de Nassau Corio^ J4Z le déclara vicaire de Pcmpire en Lombardie : mais en p,i5í. j317. il.ne se contenta plus «die ce titre & se fit nommer p. 41D# prince &seigneur * de Mttati; Le papè íe trouva fo rt' Rai», an. mauvais &par une bulle adressée au cardinal Bertrand I*zo- *•lz> Poïetfon légat, il déclare que Matthieu par fa désobéi'ssancea encouru l'excomuniouion déja prononcée contre lui., ordone au légat deia faire publier de

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