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libération décida la question par la décretale Cum inter TZ 77T-, «o» ««//oí . ou il déclare erronée & hérétique la propo- „ , iition loutenuë opiniâtrement, que J.C.&les apôtres to. i.p. 135». n'ont rien eû en particulier ni en commun : attendu 166 - .

A . 1. crt .,/ . Extra.J oíin.

que cette propolition contredit expreílement 1 ecri- deVerb.fign. ture sainte, qui assure en plusieurs endroits qu'ils ont cu certaines choses. Ce qui tend à ruiner l'autorité de l'écriture ; par laquelle néanmoins on prouve les articles de foi. Nous déclarons encore, ajoûte le pape, erronée & hérétique cette autre proposition : J. C. & ses apôtres n'avoient aucun droit d'user des choses que l'écriture témoigne qu'ils avoient : ni de les vendre ou donner, ou d'en acquérir d'autres choses. Quoique l'écriture témoigne qu'ils l'ont fait,ou supose expressément qu'ils l'ont pû faire.Car il s'ensuivroit,selon cette proposition, que J.C. & ses apôtresauroient agi contre la justice :ce qu'il n'est pas permis de penser. Cette J> Vading. constitution est du douzième de Novembre 1315. 1313" "'l4'

A la décision du pape sc soumirent les trois cardi- Rain. eod. ». naux, qui avoient soutenu l'opinion contraire, lavoir 6u 6lVital du Four distingué par sa doctrine , qui avoit écrit trois volumes fur ce sujet, Bertrand de la Tour & Berenger évêque de Tusculum : d'ailleurs deux archevêques , Arnaud Boiard de Saleme &:Monalde de Benevent : quatre évêques, de Cassa, de Riga, de Lisi>one & de Patti en Sicile: tous ces prélats se soumirent. Mais Michel de Ceíene général des frères Mineurs voulut toujours soutenir son décret du chapitre de Perousc: se fondant principalement sur la bulle du pape Nicolas III. Guillaume Ocam Anglois docteur fameux du même ordre se déclara austi pour l'opinion condamnée par le pape Jean, jusqu'à prêcher publi

^N qucment que c'étoit une hérésie de dire, que J. C. &C

ses apôtres eussent eû quelque chose en particulier ou cn commun. Il est vrai que le papen'avoit pas encore décidé, mais Ocam savoit bien qu'il le devoit faire. C'est pourquoi le pape commit les deux évêques de Ferrare & de Boulogne pour procéder contre lui, & le citer à comparoître dans le mois devant le S. siège. La lettre est du premier de Décembre 1313. vil. Le septième de Janvier suivant lcsenvoïés de l'cm

pélaiaccor- pereur Louis de Bavière présentèrent au pape en con

dc a Louis. t_ . . \ 1 j r • j i 1

Raìn. 1314. h"oirc une requête, ou ils diloient de la part de ce ». 1. prince : On lui avok raporté depuis peu de temps fans

preuve certaine , que votre sainteté avoir fait contre lui quelques procédures où ses droits & son état se trouvoient notablement intéressés: ce qu'U he pouvoit croire, & le regardoit comme une invention de ses ennemis, n'aïant été ni admonété ni cité auparavant par l'églife Romaine. Il nous a toutefois envoies pour le plus fur , savoir ce qui en est, & vous prier de lui accorder un délai convenable pour prendre, conseil des princes de l'empire, & informer votre sainteté de son innocence & de la justice de sa cause. U vous demande pour cet effet un terme de plus de six mois.

Uìd. ». 2- Le pape répondit par écrit : Nous nous souvenons du dévouement pour nous & pour l'églife Romaine que le duc de Bavière nous a témoigné par d'autres envoïés chargés de ses lettres de créance: disant, qu'il étoit prêt à venir en Lombardie pour notre service contre les rebelles à i'égli se. C'est pourquoi nous sommes fort êtonés d'un si prompt changement, dont nous ne lui avons donne aucun sujet. Le pape réitère

ensuite

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ensuite les reproches portés par fa monition : d'avoir ^ pris le titre de roi des Romains & l'administration de 1 empire avant fa confirmation: & d'avoir doné protection aux Visconti& aux autres rebelles, puis il continue : Si nous avions égard à ces faits plutôt qu'aux paroles de votre fuplique,nous devrions ne vous donner# aucune réponse : toutefois nous voulons bien surseoir pour deux mois à la publication des peines encourues par votre maître. La réponse est du même jour septième de Janvier; & ces écrits furent envoies fx\ à l'évêquedc Fníìngue, pour être publiés en Aile- Cv/o./m<ío. magne.

Lc dernier jour de Février Raimond de Cardone B„|fCcontre chef des troupes de l'églifc, livra bataille aux Milanois ics viíconti. conduits par Galeas & Marc Visconti.Le combat fut 7,u** sanglant, l'armée de l'église défaite & Raimond luimême pris &c mené à Milan. Cette diígrace chagrina tellement le pape qu'il publia une bulle contre les Visconti où il dit :Nous avons apris depuis long temps par la commune renommée que Mathieu Visconti d'odieuse mémoire, prcnoitquelques-uns de ceux qui venoient au S. íiége de diftérens pais, les retenoit & les dépoiiilloit de tous leurs biens :' qu'il interceptoit par ses officiers les lettres qui nous étoient envolées,. les ouvroit, les déchiroit, ou les faifoit voir à diverses perfones. On nous a auííì exposé en consistoire public qu'il imposoit une taille tres onéreuse aux églises, aux monastères, & aux autres lieux de pieté de la ville & du territoire de Milan; & qu'il l'éxigeoit avec violence, jusqu'à dépouiller des ecclésiastiques de leurs biens, emprisoner les uns & faire soufrir à d'autres divers tourmens. On fc plaignoit auílì que lui & ses. Tome XIX. Y y

An. 1314. ^s Galeas, Marc & les autres s'emparoient des biens des églises même cathédrales dans les diocèses où ils exerçoient leur tyranie; & réduisoient les prélats à vivre en exil.

Matthieu leur défendoit expressément de tenir leurs synodes & aux religieux Mandians leurs chapitres , empêchoit leurs visites & même la prédication. II soutenoit les mauvais religieux & les faisoit établir par force supérieurs de leurs convents. Il mettoit de même par intrusion des persones indignes dans les églises séculières & régulières , jusqu'à faire recevoir dans un monastère de Milan des filles dont il avoit abusé. Il avoit afliégé l'évêque de Verceil dans fa ville & l'avoit mis en prison: mais ce prélat se sauva par la suite.

v. s. Apres avoir raporté quelques autres crimes de Matthieu Vifconti, le pape vient à son fils Galeas & dit: Il a dépouillé le défunt évêque de Plaisance de tous ses biens: détruisant les maisons, les vignes & le reste, & apliquant à son profit ce que l'on a pû tirer des revenus. Il a auííì dépouillé quelques clercs de cette églife aprés les avoir grièvement blessés; & quelquesuns aïant été tués, il a doné leurs bénéfices à ses complices*. L'évêque cependant réduit à un pitoïable exil, est venu prés de nous où il est mort. Galeas poussant plus loin ses violences a chargé le clergé de Plaisance de tailles & d'autresimposirions: il a rompu la clôture dès religieuses & en a tiré quelques- unes dont il a abusé: il a enlevé des dépôts mis pour plus grande sûreté chés les frères Prêcheurs, les Mineurs, les Augustins & en d'autres églises : il a brûlé des églises, des hôpitaux & d'autres lieux de pieté, & fait prêcher qu'il

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ne faloit point craindre les censures portées contre lui. . . / J:

Le pape accuse ensuite Matthieu Visconti & ses í enfans d'avoir empêché le cardinal Bertrand d'exercer les fonctions de fa légation en Lombardie: d'ayoir fomenté la division & la guerre dans le païs > fait alliance avec les fchifmatiques & favorisé les hérétiques: puis il ajoûte : Par ces raisons nous avons doné commiflion à l'archevêquc de Milan & aux inquisiteurs de-la haute Lombardie de procéder contre le pere & les enfans fur le soupçon d'hérésie : ce qu'aïant exécuté , ils les ont déclaré hérétiques maniféstes, par plusieurs sentences donées succéílivement, les ont condamnés comme tels, & confisqué tous leurs biens, y ajoûtant quelques autres peines. On trouve une sentence d'Aicard archevêque de Milan, donée 2 le quatorzième de Mars 1311. contre Matthieu Visconti ; où ses crimes font raportés fort au long. Le pape c*ontinuë : Or aprés la malheureuse mort de Mat- r' thieu ses enfans Galeas, Marc, Luquin, Jean & Etienne font demeures obstinés & endurcis dans leurs crimes & leur rébellion contre Dieu & 1 église Romaine. C'est pourquoi de l'avis de nos frères les cardinaux, nous avons résolu de publier la croisade contre eux^ leurs fauteurs & adhérens*, & par ces présentés nous accordons l'ìndulgence accoutumée du secours de la terre sainte à tous ceux qui marcheront contre ces excomuniés. Doné à Avignon le dixième des calendes d'Avril l'on huitième de notre pontificat, c'est* à-dire le vingt-troisième de Mars 1314.

Le même jour le pape publia une*feconde moni- ». tion contre Louis de Bavière, où il se plaint que ce

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