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descendit sur les apôtres à la Pentecôte. p- 2*ï« Il ájoûte: C'est une propriété du sixième état de professer & garder la loiou la régie évangélique, nonseulement quant aux préceptes, mais quant aux conp. seils. Et ensuite: Quant au commencement de cc si

. xiéme état, les uns croient qu'il se doit prendre du

commencement de Tordre de S. François: d'autres dç la révélation du troisième état général faite à l'abbé Joachim : d'autres de la déstruction de Babilone & de l'église charnelle : d'autres depuis que quelques - uns font suscités pour soutenir l'esprit de J. C. & de S. François, lorsque sa régie doit être malicieusement combatue & condamnée par l'église charnelle, com2jtf me J. C. par la synagogue. Et ensuite : J'ai oui dire à un homme spirituel, tres-digne de foi, & qui avoit vécu tres-familierement avec frère L'eon confesseur & compagnon de S. François, que dans cette persécution de Babilone où sa régie sera comme crucifiée, il résuscitera glorieux pour être en tout semblable à J. C. & fortifier ses disciples.

Ceci suffit pour montrer quel étoit ce système chimérique des Fraticelles, commencé par l'abbé JoaSup. liv. chim, amplifié par Jean de Parme dans son évangile

IxllZ l'^u éternel & soutenu pendant plus d'un siécle. Il est cïaiE que ce n'étoit pas une hérésie imaginaire où il ne fût question que de la propriété du pain des frères Mi

„ ., neurs & de la figure de leur habit : comme prétendoit

leu u un auteur célèbre il y a cinquante ans :mais que c etoit une hérésie tres-réelle. Puisque ces fanatiques soutenoient que S. François avoit été envoie de Dieu pour relever l'église tombée en ruine, que la perfection évangélique ne se trouvoit que dans fa régie, que

rédisc Téglise Romaine écoit la Babilone Sc la grande pro- ^N stituée de l'Apocalypse, & le pape l'Ante-christ myf- ,4t.144! tique précurseur du grand & dernier Anté christ: 157.1i1.163. qu'il exciteroit une yiolente persécution contre k p. 14g. xji. pauvreté & la perfection évangélique, mais que son église charnelle devoit être bien-tôt détruite pour é- p. j j4. tablir Péglise spirituelle & le régne du S. Esprit. C'est p. u9. 2í4. ce qui résulte des extraits de ce livre de Jean- Pierre • d'Olive.

Le pape Jean eflvoïa ces mêmes extraits à François Raitlt Silvestri évêque de Florence, fameux jurisconsulte & ». *». théologien. Il fut premièrement évêque de Sinigaille, ^^ puis de Riminir & enfin le pape le transféra au fiége de Florence, dont il s'étoit réserve la disposition du vivant de l'évêque Antoine Urso. La bulle de translation est du quinzième de Mars 1313. L'évêque Sil- /"* vestri dona son avis.& condamna les erreurs de ces extraits comme avoient fait les huit docteurs.

Entre plusieurs "prédictions téméraires 3c insen- lg' fées, Pierre-Jean d'Olive dispit, que les Sarrasins & ^f'/' les autres infidèles dévoient être convertis à la foi par les frères Mineurs, dont plusieurs soufriroient le^ martyre pour cet effet ; & qu'ils travailler oient aussi à ramener les Grecs fchismatiques: voïant qu'ils avançoient peu dans l'église charnelle des Latins; & qu'enfin ils convertiroient les Juifs. Sur ce fondement plusieufs paíïòient la mer & entroient dans les païs des infidèles, où abusant de la simplicité du peu de Chrétiens qu'ils y trouvoient, ils femoient leurs erreurs & combatoient les décisions de l'église Romaine. Le pape en étant averti fit une constitution , par laquelle il défend à tous religieux , de quelque Tome XIX. Bbb

Àn. 131J. Ordre qu'ils soient de passer aux païs d'outremer fans

Ï>ermiílion du supérieur de leur Ordre, accordée pat ettres patentes ; & il défend aux supérieurs de doner cette permiíïìon qu'à des hommes lettrés, prudents ôc expérimentés: avec ordre de poursuivre comme apostats ceux qui fans permiíïìon célébreroient l'ofrice divin ou prêcheroient. La bulle est du dixième Mai 13*5.

Bal. vit. u. Enfin le pape conda-mna le commentaire de frère ** f'167' Pierre Jean d'Olive fur Y Apocalypfe, comme contenant une doctrine pernicieuse & hérétique contre l'unité de l'église catholique & la puissance du pape. La sentence fut prononcée en consistoire public , où étoient les cardinaux, les prélats & les docteurs en théologie & en droit civil & canonique , le premier samedi de carême neuvième jour de Février 131t. c'esta-dire 1316. avant Pâques. _ Entre les disciples de Pierre Jean d'Olive, le plus

n^'i'.^y0^'. distingué étoit Ubertin de Casai* cîont il a déjà été Baiv.^ f- parlé. Le pape avoit commencé à lui faire faire son 29j.K*' 1 P procès pour ce sujet, & Bortegrace de Bergame avoit Raìn. 1325. ^produit les preuves de plusieurs articles d'accusation *' 2°" contre lui : mais le procès étant encore pendant,Uber. tin se retira de la cour de Rome sans congé. Le ppe ordona qu'il fut pris & mis en prison, & il s'enfuie auprés de l'empereur Lòiiis de Bavière , où il se joignit à Marsile de Padoue pour écrire contre le pape. XIX^ Marsile de Mainardin Padoiian avoit étudié & enMaríîle de feigne long-temps à Paris, où il fut recteur de í'Unii)»hcuiai to vern^ en 1511- ^ étudia en toutes les facultés : aprés les ^-^.1^3.^74. artsJ il s'apliqua à la théologie-, il paroît jurisconsulte dans ses écrirs, il favoit de la médecine & la pratiquoit. Il écoit lié d'une étroite amitié avec un autre docteur nommé Jean de Jandun ou de Gand, qui eut grande part à la composition d'un ouvrage intitulé le Défenseur de lapaix,attribué toutefois àMarsile seul: il fut composé vers l'an 1314. &c adressé à Louis de Bavière. Son but principal est de relever la puissance temporelle, & de combatre les opinions reçues alors ^J'frcfc' dans les écoles touchant la puissance du pape. II est: ,,'4.,t0'1'^' divisé en trois parties : dans la première, l'auteur prétend démontrer ses propositions par les principes de la droite raison & de la lumière naturelle: dans la se-. conde,les apuïerpar l'Ecnture &les Pères & répondre aux objections : dans la troisiéme,il promet d'en tirer des conséquences, qui seront des maximes de politique. .' ✓ Le moine de S.Denis en France quicontinuoit alors la cronique de Guillaume deNangis,parle ainsi du passage de ces deux docteurs vcrsLoùis de Bavière.Quelques- cw. Nang. uns de la famille du duc les lui aïant fait conoître , il p. 70?. les reçut, non- seulement à sa cour, mais en ses bones grâces -, & l'on dit qu'il leur parla ainsi : Qui vous a excités à venir d'un pais de paix & de gloire, à ce pais de guerre, plein de toutes sortes de misères ? lis répondirent : C'est Terreur que nous voïons dans l'église ; & ne pouvant plus la soufrir en conscience, nous nous sommes réfugiés prés de vous, à qui l'empire apartiestt de droit, & qui par conséquent devés cori-. ger les désordres. Car l'empire n'est pas soumis à 1 e-i glife,il subsistoit avant qu'elle eût aucun domaine tem- •' porel i & l'empire ne doit pas être réglé par les loix de l'églife i puisqu'on trouve que plusieurs empereurs ont confirmé les élections des papes & assemblé des con

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^N g ciles, aufquels ils ont doné l'autorité de décider les points de foi. Que si pendant quelque temps l'égliíc a prescrit quelques droits contre les libertés de l'empire, c'est une usurpation frauduleuse & malicieuse. Nous voulons soutenir cette vérité contre qui que ce soit ; & soufrir pour sa défense, s'il étoit besoin', toute sorte de suplice, & la mort même.

Le duc de Bavière n'embrassa pas entièrement cette opinion , au contraire il assembla des savans, qui lui déclarèrent qu'elle, étoit impie & dangereuse ;& que s'il l'embrassoit, il doneroit ouverture au pape pour procéder contre lui comme hérétique, & le priver du droit qu'il avoit à l'empire. C'est pourquoi on lui conseilloit de punir ces docteurs, parce qu'il est du devoir d'un empereur, non- seulement de conserver ía foi ; mais d'exrerminer les hérétiques. Louis de Bavière.répondit: Il seroit inhumain de faire périr des gens qui se sont attachés à moi en quitant leur païs ÔC leur fortune. Ainsi il voulut qu'ils demeurassent auprès de lui : leur faisant des libéralités convenables à leur" état & à fa dignité. C'est ainsi que le continuateur de Nangis raportc la chose, xx. Le pape à la prière du roi Robert de Naples en

ívêqué^'A- vo^ un nouveau l%at en Italie savoir Jean Caï'etan rezzo con- des Ursins cardinal diacre du titre de S. Théodore. »3TMn,e; Le cardinal Bertrand étoit assés occupé de fa légation

J. rill. ix. 11. n 1 r 1 N& T

c. 34*. de Lombardie: c'elt pourquoi le pape dona acelui

<.i celle de Toíèane & des provinces voisines par bulle

s>tp. Uv. (ju dix septième d'Avril Uií. Dans le même consifXCil. ». 47. , * ,, J . ^

Vgheli to. 1. r°ire où ce légat reçut ses pouvoirs, le pape confirma la condamnation de Gui Tarlat de Pctramala évêque d'-Arezzo} prélat plus guerrier qu'ecclésiastique, qui

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